Tony Visconti dévoile + sur le prochain Bowie

15 Jan 13 Tony Visconti dévoile + sur le prochain Bowie

Dans une assez passionnante interview donnée à Rolling Stone, le producteur Tony Visconti, fidèle parmi les fidèles de Bowie depuis des lustres, précise un certain nombre d’éléments de contexte autour de la fabrication du prochain album studio du Duke, The next Day, attendu pour mars 2013.
Parmi ces derniers, Visconti explique que Bowie et lui sont restés en contact sitôt accomplie sa première année de soins au coeur. Bowie lui a alors envoyé de nouveaux messages par mails et Visconti affirme l’avoir trouvé en bonne santé à chacune de leurs entrevues. Le géniteur d’Aladdin Sane et Ziggy Stardust ne lui a jamais formellement dit qu’il se retirait.
Il y a deux ans, Bowie lui a simplement demandé si ça l’intéressait de travailler sur des démos. Visconti semble avoir eu du mal à y croire, sur le coup. Les premières sessions ayant pu s’organiser en commun impliquaient Bowie à la basse et aux claviers, Sterling Campbell à la batterie, Gerry Leonard à la guitare.
Les premières démos se sont faites dans un studio du East Village en novembre 2010. David est reparti en disant que « maintenant, il allait écrire ». En avril 2011, Visconti et Bowie ont investi un autre studio à New York. Ces retrouvailles se multiplièrent, sur des périodes de deux semaines, le tout s’étalant sur un et demi au total. Le total de ces sessions avoisine selon Visconti les trois mois et demi.
Bowie se serait fortement nourri de livres d’histoires sur la période médiévale, dans les propos rapportés par Rolling Stone. Les morceaux les plus « rock » de l’album sont au nombre de cinq et selon le producteur, « The Next Day » ou encore « The Stars (are out Tonight) » feraient partie de ceux-ci. D’autres titres sonneraient plus funky, mid tempo. Le producteur décrit ensuite à Rolling Stone l’album titre par titre (allez voir) et décline la composition du line-up à l’oeuvre pour ces séances studio : le batteur principal a été Zachary Alford, Sterling Campbell (pris par son activité live avec B-52’s) n’ayant joué que sur quelques titres. La majeure partie des basses et certains choeurs ont été assurés par la divine Gail Ann Dorsey, dont le jeu est qualifié de « phénoménal sur l’album » par Viconti. Sur une autre partie des titres, c’est Tony Levin qui a mis son grain de sel. Autant dire que ça plaisante moins que jamais en termes de compétences. Les guitares sont aussi bien loties, a priori, puisque signées Gerry Leonard (présent sur les derniers enregistrements studio de Bowie). Des soli ont été posés par Earl Slick, alors que Robert Fripp (King Crimson, présent sur d’anciens enregistrements cultes) a refusé de participer. Bowie, outre le chant, a enfin assuré des claviers, des parties de guitare acoustique et de la guitare électrique. De quoi mettre en appétit, vous en trouvez pas ?

Beau coup de Rolling Stone, en tout cas, à l’heure où les fans quêtent tout détail et où Bowie semble moins que jamais décidé à s’adresser aux journalistes. Lisez donc l’intégralité de cette interview ici. Un contenu riche d’enseignements.

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