Mylène Farmer + One Direction : le remake de Reign in Blood !

01 Avr 15 Mylène Farmer + One Direction : le remake de Reign in Blood !

L’annonce vient d’en être faite par Le Gougnafier, organe de presse dissident du Gourafion… dont le premier conteste à l’autre, au passage et vertement, la pleine éthique journalistique (mais bien entendu, cela ne nous… regarde pas).

Les journalistes « de l’alternative au verbe dominant » – ainsi qu’ils se décrivent et semble-t-il avec un peu d’aplomb – viennent en tout cas, et c’est à mettre à leur crédit, de lever un pot aux roses qui fauchera bien des prés.

L’icône gothique française Mylène F. aurait en effet croisé l’un des garçons restants de One Direction (prononcez One Die) quelques minutes en amont d’une séance de soutien psychologique précautionneusement organisée par l’entourage des stars. Cette dernière se serait déroulée « loin des grands pôles d’urbanité », au sein d’un institut spécialisé VIP (very incredible personalities), connu seulement des sachants et situé à flanc de colline dans le Vercors.
Une séance que Mylène suivait pour sa part en spectatrice pour la production d’un mémoire intitulé Sensoriel et psychisme, qu’elle prépare dans le cadre d’un Mastère 2 en faculté de psychologie et dont elle ébauchera en exclusivité les lignes directrices lors d’un colloque sur l’acquiescement des savoirs sur le comportement humain. Ce colloque se déroulera à huis-clos sur l’île de Shutter, à l’automne.

Mais revenons aux garçons. One Die, increvables ? A vérifier sur pièce. Cette séance de travail sur soi-même aurait d’autant plus été conseillée par leur management (374 personnes, recensement 2015, auxquelles se serait récemment ajouté un staff de conseillers spécialisés en communication, sur la recommandation expresse de Mathieu Gallet) à chacun des membres survivants du groupe : des musiciens restés heureusement actifs depuis le traumatisant départ de Zayn Malik, parti fuir le « rythme infernal » des quatre dernières années et vivre enfin l’existence du quidam moyen. Une aspiration de jeunesse, semble-t-il.

Un soutien est nécessaire aux boys : les survivants, en effet, paieraient un lourd tribut moral à la défection de Zayn, circonstances pesantes et aggravées par le récent différend public entre le membre pilier Louis Tomlinson (poids semi-léger, à ma gauche) et le producteur Naughty Boy (poids plus lourd, à ma droite), autoproclamé sauveteur de Zayn. Une histoire qui, et on le comprend aisément, a chaviré son monde, bien au-delà du cercle des intimes du groupe. Contentieux orageux dont Twitter a fait grand bruit (bizarre – car d’habitude, One Direction se fait plutôt discret) ; et relayé, comme si ce n’était déjà pas assez grave, par la presse spécialisée.
Devant l’urgence de la situation (fragilité « assentionnelle » – non, pas « sensationnelle »… mais arrêtez donc, bande de vautours ! – de l’état des musiciens exposés au trouble et à une exposition médiatique assassine), et selon le staff dépêché auprès du Combo des Grandes Voix, il ne restait que la médecine.

Le temps de l'innocence

Le temps de l’innocence

Ces quelques minutes de vies croisées dans une même pièce entre la mimi adulée Mymy et le sacré loulou Loulou seront cruciales, noueuses d’un lien dont la transpiration fera peut-être suinter le futur de toutes ses pores.
table-formica

Assis à une distance respectable – mais à taille humaine – de Mylène dans la salle d’attente, Louis se lève de son fauteuil et se penche en avant, aux alentours de 13h53, aux fins d’un brin d’exercice : il s’agit de poser son verre de camomille en carton, vide, sur la table centrale formica orange vers laquelle convergent les regards des convives, happés par son esthétique victorienne. Orange : couleur de l’espoir et de ces lendemains qui chantent. Sur ce luisant vélin au sujet duquel François de Pau dit qu’il est le plus beau, trônent, négligemment ordonnés, moult dépliants informatifs mais de natures diverses : Mise En Pli Magazine côtoie ici Pêche En Nature Quoique Nature T’en Empêche, empilés sur d’anciens exemplaires de Politis et Esprit restés sous cellophane. Le jeune homme pose regard sur les écritures, maugrée ne pas y entendre grand-chose et repart vers l’arrière, comme défait. L’ambiance est crépusculaire.

Louis courbé face à elle, Mylène – dont l’ombrageuse discrétion ne nous aurait pas laissé imaginer pareil égarement de l’iris – a vu le pendentif en forme de pentagramme du beau jeune homme, subrepticement surgi de sa chemise à fleurs en skaï. Louis l’a négligemment déboutonnée aux fins de laisser à disposition de tout regard disponible l’intemporel logo CK ornant le haut de son fin t-shirt blanc. Sous lui saillent par transparence les reliefs bleu nuit et professionnels des tatouages fraîchement incrustés, en préparation de l’été, à l’imberbe granulation d’une peau de bébé.
L’icône gothique française, troublée peut-être par cette ingénue mixture d’androgynie et de bestialité, s’aventure à un timide « bonjour ? » auquel dans un premier temps, Louis aurait réagi, selon les témoins (méfiance doit ici être gardée quant à la fiabilité de leurs restitutions, tant certains semblent connus dans l’autarcique show business pour suivre une prescription permanente de Prozac, quand ils n’y mélangent pas d’autres substances autrement médicamenteuses) par un gargouillis vaguement désabusé.

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Les Forces du Destin se liguent alors contre ce qui aurait pu ne rester qu’un acte manqué.
Semblant au premier abord mal cerner la Dame aux Camélias, qu’il nomme Gloria Gaynor, Louis sent une petite musique naître du fin fond de l’abysse. Elle grandit en lui, « comme quand il fait un disque » (une parole qu’il prononcera lors d’un entretien avec une chaîne de télévision belge spécialisée en cartomancie). Une petite lumière surgit, là, dans les ténèbres de son cœur, et qui lui dit : « demain est un autre jour ». Il se ravise alors et replie sur son nez le lourd équipement triple-foyer qu’il a juste auparavant rabattu derrière sa casquette Ribouk, utilitaire dont une toute première version – préhistorique – lui a été offerte par sa maman pour ses trois ans. Cette dernière, à l’époque, s’inquiétait d’entendre son fils hurler en boucle, dans un porte-voix et du petit-déjeuner au coucher : « MAIS PUISQUE JE TE DIS que les gens ne me REGARDENT PAAAAS » !!!… Elle, Maman, a eu tôt fait de comprendre, heureusement pour Louis, que c’était peut-être bien le contraire, ou presque, qui était en train de se produire : que c’était lui qui ne voyait pas bien les autres. (N.D.L.R. : L’équipement de Louis auquel nous faisons allusion ici, et vous l’aurez peut-être remarqué, est désormais tenu par lui éloigné de la sphère publique. Depuis 2010, période à laquelle les gens le supplient de bien vouloir croire qu’il est EEEENFIN regardé, Louis préfère, pour obscure raison, s’offrir aux fans muni de lentilles naturelles et sans conservateurs).

Louis, dans la lumière

Louis, dans la lumière

Le dégel a vite lieu. Mylène décline son identité complète, suite à quoi Louis semble réaliser et grommelle un plus franc : « Oui, je me rappelle… les années 70 ? », enclenchant une conversation à bâtons rompus avec la frêle et touchante dame aux cheveux colorés. Louis tombe sous le charme : bienfaits du gel, importance à relativiser de l’image et âpreté du chemin vers les souffrances de la popularité, tout y passe.
Mylène se remémorant le passage du pendentif, elle cite une référence lointaine (Je suis une Catin, pamphlet signé d’une ancienne disciple d’Anton Centaure LaVey et traduit en français pour une édition restée hors commerce en 1986). Tous deux se découvrent alors une dévotion commune pour un album culte de Slayer sorti cette même année.
Les beautés de l’échange, la magie des mots.

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Ni une, ni deux : rendez-vous est pris par cellphone avec Quincy Jones et Marilyn Manson, qui produiront l’essai commun : un remake néobaroque de Reign in Blood, dont la sortie est annoncée pour le 6 juin 2666 et au sujet duquel Kerry King formule aujourd’hui « les espoirs les plus fous ». L’idée du binôme, en tout cas selon ses spin doctors : « maintenir en vie l’héritage », tout en « réinventant l’essence de l’original » mais sans pour autant faire de l’ombre à la sortie du prochain – et vrai – album de la bande des Enrayés.
Il fallait y penser, peut-être. Il fallait oser, sûrement : l’amour du risque porte au-delà du réel et alors, alors seulement, tout devient ré-a-li-sa-ble.

EPILOGUE

Aux dernières nouvelles, et après avoir découvert le pot fleuri, Zayn Malik serait en train de digérer quelques chapeaux. Il raserait aussi la moquette, feignant de vouloir jouer le guest en proposant de réintégrer One Die, juste pour quelques chœurs. « Dans le besoin de renouer », il en a marre de « mener une vie normale ». Démarrée depuis quelques jours, cette dernière lui laisserait un goût bien amer.

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