Metal Dau Lemosin : une compilation Metal Blast

26 Déc 17 Metal Dau Lemosin : une compilation Metal Blast

Le metal est un mouvement d’ensemble, et comprend par nature, en son sein, tout un tas de microscènes elles-mêmes extrêmement hétérogènes.
L’exemple présent se rapporte au local – et le disque physique est un moyen de l’exposer. Le caractère pluriel de la scène limousine – car oui, il y en a une, ce qui dit en filigrane un visuel de pochette non dénué d’humour – s’exprime sur l’entièreté de la nouvelle compilation sortie par l’association Metal Blast. Où l’on retrouve des références à la fois récentes ou plus anciennes. Le temps passe, et les scènes ont une histoire.

Pourvu de plusieurs inédits, cet ensemble expose des choses aussi héréroclites que le metal thrashy, mélodique et dynamique de Divine Side, réussi, mais aussi le phrasé carcassien des velléitaires Cipher (« Exquis Supplice ») ou encore le heavy symphonique d’Elixis.
Incontournable, pour sa part : le son aride et mystique des dinosaures Execution, initiateurs par ailleurs de moult évènementiels live via Execution Mgt (« Ocean – Unleashed Version 2017 » : une austère dynamique de sept minutes). Au même titre : les historiques Unsafe (l’inédit « Escape the Fate »), mais encore la prometteuse furie thrash/black de Warheat, dont le premier EP a dit toute la furie et les désirs organiques.

Autres présences, non moins recommandables : Lord Shades, groupe qui a pris une sérieuse épaisseur et une envergure professionnelle ces dernières années (death black symphonique scénarisé, illustré par le violent « The dark Host » – de grosses scènes à leur actif déjà, preuve en images live ci-dessous), mais aussi les persistants et pertinents Syrinx avec « Anthill » (méfiez-vous, ces types sont capables de se présenter aux élections !), Mind Whispers (melodic death metal expressif avec le coloré « Cosmic Obedience »), Stillborn Slave (« Fallen Empire (7 Ways to die) » : prends ton metalcore dans ta face), Unanswered RIP (« Think on your Sins ») ou encore le son old school et extrême d’Exorcizer. Eux, ils ne plaisantent pas des masses (« Artificial Life »).

Une compilation dont la surface donne une idée appréciable de l’état d’une scène locale vivace et volontaire (nombre d’autres formations existent), fourmillant d’activistes et de laquelle émergea un grand nombre de projets, en tous genres et pour certains reconnus à un stade dépassant largement le local. Il faut partir de quelque part, travailler toujours et espérer rien qu’un peu.
En avant guerriers, et bonne chance.

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