Eclairage sociétal sur les données DVF

Coup de tonnerre dans l’immobilier en 2018, lorsque la Direction Générale des Finances Publiques décide de publier en open data l’intégralité des ventes immobilières en France des 5 dernières années. Voici un éclairage sur l’impact attendu par le gouvernement de cet publication, et sur les conséquences sociétales déjà identifiées sur le marché immobilier.

DVF, qu’est-ce que c’est ?

Avant tout, voici un rappel sur ce qui se cache derrière cet acronyme. DVF signifie Demandes de Valeurs Foncières, et représente l’ensemble des ventes immobilières du territoire. On parle ici de plus de 15 millions de ventes qui sont publiées dans tous les départements à l’exception de l’Alsace, la Lorraine et Mayotte pour des raisons juridiques.

Voici les informations que l’on retrouve dans ce fichier :

  • Date de la vente
  • Adresse de la vente
  • Montant de la vente
  • Informations sur le bien : Maison/Appartement, nombre de pièces, surface, etc.

En mettant ces informations dans les mains de tous les français, le gouvernement attendait bien évidemment des impacts sur la manière dont les citoyens achètent leurs biens immobiliers.

Comment les consulter ?

Ces données sont accessibles librement en ligne. Cependant, ce sont des fichiers volumineux qui ne sont pas facilement exploitables. Heureusement, certains sites le font pour nous, et proposent une interface pour pouvoir les consulter directement sur une carte et filtrer les ventes sur les critères de recherche qui vous intéressent.

Il existe également des sites d’informations immobilières pour vous guider si nécessaire.

Pourquoi les consulter ?

Ces données vont pouvoir donner à un acheteur ou un vendeur deux niveaux d’information.

Information granulaire

Tout d’abord, en regardant ces informations détaillées, un particulier va pouvoir consulter les ventes réalisées autour de lui. Cela lui permet de comprendre quels sont les prix pratiqués. In fine, cela permettra d’avoir des prix plus cohérents sur le marché.

Information agrégée

En agrégeant ces informations, les particuliers sont capables de connaître les quartiers plus ou moins demandés selon l’évolution des volumes de transactions dans le temps. Il pourra également constater les évolutions de prix zone par zone.

Quel impact cela va avoir ?

Il n’est pas très compliqué d’anticiper l’impact que cela va avoir car des pays comme les Etats-Unis ou l’Australie ont publié ces données depuis longtemps, et ont accès à des dizaines d’années d’historiques de transactions immobilières.

L’impact principal est que la société devient beaucoup plus experte du marché immobilier. Les annonces immobilières vont probablement s’enrichir avec les prix au m² et les évolutions de prix du quartier.

Globalement, on peut s’attendre à ce que ça fluidifie le marché de l’immobilier, car une transaction immobilière consiste à mettre d’accord un acheteur et un vendeur sur un prix de vente. Si les acheteurs et les vendeurs ont chacun accès à toutes ces informations, il sera beaucoup plus facile qu’ils s’alignent sur un prix commun.

Côté professionnel, la profession va devoir gagner en expertise, et être capable d’accompagner des acheteurs et vendeurs qui seront plus exigeants.

En conclusion, la digitalisation de l’immobilier s’est enclenchée, et il faut s’attendre à ce que cela s’amplifie dans les années à venir.

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Gabrielle

A propos de l'auteur: Gabrielle

Journaliste indépendant, obskuremag.net est mon blog personnel que j'entretiens depuis plusieurs années.

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