White Lies – Ritual

12 Fév 11 White Lies – Ritual

Deux ans, presque jour pour jour après la sortie de To Lose my Life (vendu tout de même à plus d’un million d’exemplaires à travers le monde), Ritual semble être destiné à la même appréciation et aux mêmes chiffres. Adulés, acclamés, intronisés nouveaux empereurs du rock par une presse à la crédibilité incertaine car s’embrasant huit fois par semaine, les trois Londoniens excitent l’attention et les foules. En conséquence, nous étions en droit de nous interroger sérieusement sur ce traitement si exceptionnel ! Précédé du single « Bigger than us » avec son coté « le refrain plairait à toute la famille, mamie et petite sœur compris », pour nous, ce disque possède sans conteste une aura, du caractère et un pouvoir fougueux à fédérer les masses (Music for the Masses proposait Depeche Mode). Nous nous rangeons donc du coté de la majorité et concédons avec honnêteté que cette sortie ne trouvera que peu de détracteurs : White Lies, le peuple entier est avec vous !

Et bien oui, Ritual est l’immanquable de ce début d’année. Les dithyrambes pleuvent car les arguments convaincants sont nombreux : des ambiances crépusculaires délectables, un songwriting ensorcelant et sans déchet, des arrangements à la grandiloquence affichée, une voix qui a gagné en maturité et en profondeur, l’ascendant réussi de l’électronique froide sur les guitares (la démarche s’apparente à celle d’Editors avec son contesté In this Light and on this Evening) , un mariage assumé entre new wave et post-punk (on est sur cet album bien plus près de New Order que de Joy Division) et enfin, un calibrage radio qui n’irrite pas (à court terme du moins). Une flopée de références est perceptible : Tears For Fears, Joy Division (« Come down » rappelle étrangement « Atmosphere » des quatre garçons de Manchester), Depeche Mode, Echo And The Bunnymen, Ultravox, The Cure, Talk Talk. Vu leur éclatante jeunesse, ils n’ont aucunement vécu les eighties et sa déferlante new wave mais en tirent pleinement profit (« Peace and Quiet ») ! Les textes pénétrants de Charles Cave parachèvent l’effort : la thématique est sombre (« Turn the Bells »), le bassiste parolier et sa plume désenchantée excellent dans l’art de la narration, le ton est grave et l’élocution d’Harry Mc Veigh demeure glaciale. Les hits en puissance ne peuvent se compter sur les doigts de deux mains et marquent ce deuxième album très « synthétique » du sceau de l’excellence.

Parfois l’enthousiasme de la presse confère à l’emphase, à la surenchère voire à la déraison mais le constat est clair, immuable : White Lies est en passe de devenir plus qu’un phénomène éphémère ; quelque chose s’installe, les marques sont prises et intimement, on sait que cette histoire va aller loin. Cette deuxième vague du revival post-punk s’annonce bonne, très bonne.

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Tracklisting :
1. Is Love

2. Strangers

3. Bigger Than Us

4. Peace & Quiet

5. Streetlights

6. Holy Ghost

7. Turn the Bells

8. The Power & the Glory

9. Bad Love

10. Come Down

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Note : 78%

Site du groupe / MySpace :

http://www.whitelies.com/

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