Virgin Steele – The Black Light Bacchanalia

20 Jan 11 Virgin Steele – The Black Light Bacchanalia

L’objet en lui même est beau: double album (ou disons plutôt album et bonus), livret aux images sombres …visuellement ça le fait mais en sera-t-il de même musicalement ? Virgin Steele, à la base groupe de Power Metal n’en finissant pas de se ramollir au fil des ans, le concept orgiaque de « The Black Light Bacchanalia » allait-il changer la donne ? Dès la première écoute, ma réponse sera non, bien au contraire. L’album regorge d’intro, de jolies mélodies, d’arrangements grandiloquents mais à mil lieux de ce qu’a pu nous offrir par le passé David DeFeis, sorte de Manowar soft à la tessiture si particulière. Et si de ci, de là le monsieur s’essaie encore au cri sauvage, ses interventions sonnent faux, mal ajustées presque inopportunes dans l’univers aseptisé de ce nouvel opus. Il n’y a guère que le titre track « The Hammer Of the Zeus » qui fera illusion un temps avec sa double grosse caisse et son approche plus catchy.

A l’instar d’un Kamelot, Virgin Steele se veut désormais narratif, sombre et le résultat n’est pas si mal pour peut qu’on ne s’attende pas à voir débouler de gros riffs Power et des refrains fédérateurs car l’intrigue se veut ici plus progressive, plus riche et de prime abord moins brutale.

Même si dans la plupart des morceaux l’on retrouve des parties de guitares incisives, lourdes parfois comme sur le guerrier et plus traditionnel « The Bread Of Wickedness », si la batterie n’est pas en reste, l’évolution du groupe est plus qu’évidente, déstabilisante. Le fan originel risque donc d’être un peu surpris alors que l’amateur d’approches plus techniques, plus posées va se régaler.

Tantôt modernes (« In A Dream Of Fire »), à mi chemin entre le Heavy et l’ AOR (« Eternal regret ») ou plus épiques, ethniques avec le délicieux « Pagan Heart » qui a incontestablement mes faveurs, les titres jouent la carte de la diversité, s’étalant parfois en longueurs inutiles. Plus de sept titres sur les onze dépassent les six minutes.

Etrangement c’est sur le lent et symphonique « The Torture’s Of The Damned » que je perçois le plus d’émotion; l’atmosphère lugubre, mélancolique du titre transcendant littéralement le vocaliste dont le timbre acerbe vient ponctuer à propos, cette fois ci, la photogénie du morceau qui pourtant se veut le plus court de l’album.

Autre petit moment de jouissance, débusqué au beau milieu d’une mélodie de « Necropolis » où le piano se pose pour créer l’ambiance à la manière de Savatage… sympathique et somme toute très personnel.

Quant au second CD, il se compose en fait de deux ballades, très longues ouvrant sur un très longs discours de David DeFeis contant l’histoire sur un ton monocorde. Un petit plus …peut être dispensable.

Avec ce nouvel opus “différent” Virgin Steele se risque dans des contrées qui ne sont pas les siennes habituellement et ma foi il le fait plutôt bien. Quelques maladresses, un timbre un tantinet trop velouté rebuteront peut être parfois l’amateur de Power perdu dans ce dédale de notes à la limite du progressif, il faudra pourtant accepter de tourner la page car ce Virgin Steele nouveau à incontestablement beaucoup de choses à nous raconter.

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Tracklisting :
CD1

01. By The Hammer Of Zeus (And The Wrecking Ball Of Thor)

02. Pagan Heart

03. The Bread Of Wickedness

04. In A Dream Of Fire

05. Nepenthe (I Live Tomorrow)

06. The Orpheus Taboo

07. To Crown Them With Halos

1 Part 1

2 Part 2

08. The Black Light Bacchanalia (The Age That Is To Come)

09. The Torture’s Of The Damned

10. Necropolis (He Answers Them With Death)

11. Eternal Regret

CD2

12. When I’m Silent (The Wind Of Voices) [Limited edition bonus]

13. Silent Sorrow

14. From A Whisper To A Scream (The Spoken Biography)

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Note : 73%

Site du groupe / MySpace :

http://www.virgin-steele.com/

http://www.myspace.com/virginsteele

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