Veil Veil Vanish – Change in the neon Light

30 Nov 10 Veil Veil Vanish – Change in the neon Light

J’apprécie fortement ces groupes qui ne doutent de rien et Veil Veil Vanish est l’exemple de ces jeunes gens épris d’un genre et qui récitent leur leçon sans arrière-pensées. Avec un titre aussi cinglant que « Anthem for a doomed Youth », on va droit au but !

Références poussées au cold rock des aînés, quelque part entre The Cure (auquel ils ont rendu hommage en reprenant le titre « The Upstairs Room »…..) et le shoe-gaze remis à la mode (entre autres par A Place To Bury Strangers, copains de VVV), ces gars de San Francisco font surgir un spectre qui plaît bien par ici. Le son est propre tout en étant travaillé. La basse d’Amy Rosenoff tient sa place, rugueuse et accrocheuse sans être trop dansante ou trop répétitive (« This is Violet »). L’optique choisie est celle qui a fait les récents succès des Bloc Party et consorts : pas trop noir, plutôt gris et avec le souci évident de plaire à un grand nombre de fidèles. C’est à ATOM (Yeah Yeah Yeahs ou encore Maximo Park) qui a produit « Change in the neon Light ».

Les morceaux héroïques se succèdent sans oublier de conserver ce qu’il faut de mystérieuse tristesse. A ce compte, la voix de Keven Tecon en fait autant que la pochette rétro pour saisir l’auditeur. Plaintive, mais plantée debout, elle saisit avec élan les errements de l’âme. La musique accompagne ces revirements de breaks judicieux (« Pharmaceutical Party Platform ») ou d’instrumentations discrètes (« Detachment »). Quelques refrains hululés bien placés, des synthés romantiques qui soulignent sans surjouer (« Modern Lust ») : je reconnais ce petit frisson qui accompagne les choses bien faites. La succession de titres qui cherchent le tube (un peu à la façon d’un Franz Ferdinand, l’aspect cliquant en moins) amène toutefois à regretter l’absence d’un ou deux titres plus lents qui aborderaient la musique avec davantage de profondeur. Le groupe semble capable de produire des ambiances où il se mettrait à nu (« Secondhand Daylight » et sa mélodie plus souple, « The Wilderness », à l’intro vaporeuse). C’est sans doute ce qu’on attendra d’éventuelles faces B. A noter que la sortie en Allemagne du disque chez Dependent Records est renforcée de deux titres issus de l’EP précédent, bien plus ancré dans la démarche d’un Robert Smith.

Certes, ce groupe ne révolutionne en rien le genre culte des années 80, pas plus qu’il ne va tailler des croupières à Interpol, Editors ou O. Children, mais avec ce timbre plus délicat que celui de ses consorts, Veil Veil Vanish prend la place de l’outsider qu’il conviendra de suivre.

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Tracklisting :
01. Change in the Neon Light

02. Anthem for a doomed Youth

03. Exile City

04. Modern Lust

05. Pharmaceutical Party Platform

06. Secondhand Daylight

07. This is Violet

08. Detachment

09. The Wilderness

10. What will you say tonight ?

11. Into a new Mausoleum

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Note : 72%

Site du groupe / MySpace :

http://www.myspace.com/veilveilvanish

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