Vastator – Machine hell

08 Déc 10 Vastator – Machine hell

Envie d’un retour aux sources, d’une musique sincère et sans fioriture navigant entre un Heavy traditionnel et un Thrash ébouriffant ? Je crois avoir trouvé ce qu’il vous faut. Une galette tout droit venue des lointaines terres chiliennes, une contrée retirée du globe où une bande de fous furieux a dû tomber sous le charme de quelques vynils de Metal datant du début des années quatre vingt traînant dans les parages.

Particulièrement daté et typé eighties, « Machine Hell » est une cure de jouvence dans le monde du Heavy contemporain où soit la technologie numérique a rendu la musique beaucoup plus puissante qu’elle ne l’était auparavant mais au final, où tout fini par s’homogénéiser; se ressembler.

Le manque de puissance sonore est donc la première chose qui frappe à l’écoute du quatrième album de Vastator, tant on est habitué aujourd’hui au gros son de basse et de batterie. Mais finalement c’est un de ses points forts et on s’y fait très vite tant on est pris aux tripes par la cavalcade rythmique de l’album et le chant extrêmement agressif, suraigu de Rob Diaz.

A la manière de Cage et des vieux Exciter, « Machine Hell » met tout le monde à genoux et ce dès le premier morceau. Plus mature et posé que l’ébouriffant mais brouillon « Hell Only Knows », leur précédent scud, « Machine Hell » se veut structuré jouant même la carte de la diversité. Après « 8.8 » un long intermède épique, Rob se livre à un duel vocal particulièrement acéré avec Veronica Freeman, la chanteuse de Benedictum sur le non moins enlevé « The Gods give no reply ».

Le lent « Fiend » est l’occasion ensuite pour le chanteur de montrer une autre facette de sa personnalité vocale, très proche de Bruce Dickinson. Il faut dire que le morceau s’inspire d’Iron Maiden et que la tessiture qui se calque sur les cavalcades de notes ne surprend pas le moins de monde…mieux même on n’attendait que cela.

L’ouragan s’abat de nouveau ensuite sur nos tympans via le furieux « X Terminate » thrashy à souhait où Rob hurle tel un damné sur les couplets pour laisser la place à des intonations Dickinsonienne sur le refrain… Difficile d’en sortir indemne, la tempête laisse des traces indélébiles.

Metal Mike Chlasciak y ira de son petit solo sur le non moins dévastateur « Hawker Hunter », avant qu’un inattendu piano vienne calmer le jeu sur « Reminiscence », une ballade où M. Diaz en fait vocalement des tonnes, peut être un peu trop d’ailleurs, afin d’insuffler un aspect faussement théâtral au morceau. Sortes d’illusion inopportune de dialogues voulant singer l’aspect narratif d’ Opera Rock , il retombera dans ce travers sur le long et sombre « Caleuche » aux allures d’Horror Metal, marqué par un solo de batterie de fin aussi longuet qu’inutile.

C’est ici la fin de la partie anglophone de « Machine Hell », les quatre derniers morceau étant interprété en Espagnol, ce qui ne change rien à la force de frappe d’un « Combustible en la Sangre », petite touche plus latine en bonus sur le refrain. La rythmique endiablé d’”El Ultimo Grito En Le Infierno” ne laissant plus aucun doute sur les racines Thrash du combo sud américain.

Dommage que « Caleuche » s’étale inutilement et que l’aspect horrifique que voulait y rendre Vastator ne passe pas, car on aurait pu se retrouver devant un final d’anthologie. Au lieu de cela, on ne fait qu’attendre que la tourmente finisse.

Un bien bon album malgré tout, sorte de séisme musical semblant sorti d’un autre âge, qui brille par son côté sincère et rentre dedans.

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Tracklisting :


Machine Hell
8.8
The Gods Give No Reply
Fiend
X-terminate
Hawker Hunter
Reminiscence
Combustible en la Sangre
Un Puñado de Almas
El Ultimo Grito en el Infierno
Caleuche
Machine Hell


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Note : 75%

Site du groupe / MySpace :

http://www.vastator.cl

www.myspace.com/vastatoronline

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