Tokyo Blade – Thousand Men Strong

29 Juin 11 Tokyo Blade – Thousand Men Strong

Combo à mon grand regret méconnu mais auteur à ses débuts de deux brûlots faisant office de référence en matière de Heavy eighty’s, Tokyo Blade est de retour avec un nouvel album studio, treize ans après le dernier en date « Pumphouse ».

 

Après un come back très décevant dans les années quatre- vingt- dix, où Andy Boulton était le seul membre originel, accompagné du chanteur Alan Marsh sur le très quelconque « Burning down Paradise »; le guitariste remet le couvert à la différence près qu’il réussit ici à rameuter à ses côtés les fines lames qui faisaient la magie de Tokyo Blade à ses débuts. Pour preuve la présence de son frère d’arme John Wiggins, avec lequel il formait jadis un duo aussi redoutable est convainquant que la paire Downing/Tipton chez Judas Priest ou Murray/Smith chez Iron Maiden. Seul Alan Marsh manque à l’appel de cette escapade nippone.

C’est donc un tout nouveau porte parole, Nicolaj Ruhnow du combo Allemand Domain, qui se voit porter la lourde tâche de faire oublier le vocaliste dont la présence marque de façon presque indélébile l’oeuvre de Tokyo Blade.

Nicolas nous gratifie d’entrée d’un crin strident très Halfordien afin de prendre ses marques dès le début de « Black Abyss ». Le ton est donné, cet ex- leader de la NWOBHM est de retour, rythmiques plombées et guitares en avant… C’est toujours un plaisir de se replonger dans l’atmosphère du Heavy des années quatre- vingt et de ses six cordes aux harmoniques majestueuses. Le chanteur monte bien plus dans les aigues qu’Alan ce qui donne un petit côté Judas Priest à la musique de Tokyo Blade qui à la base faisait bien davantage songer aux premiers Iron Maiden, qu’à la bande à Rob Halford.

« Thousand Men Strong », montre pourtant les limites de Nicolas sur des compositions visiblement en décalage avec son image sonore, le refrain des plus bateau ne l’aidant pas non plus, il est vrai dans sa conquête du coeur des anciens fans du combo Britannique.

Le tempo soutenu de « Lunch-Case » maintient quant à lui l’illusion qu’Andy n’a pas égaré les vieilles recettes qui faisait jadis le charme de Tokyo Blade. Malheureusement, les minutes passant, il faut se rendre à l’évidence: la technique est là mais la magie ne prend pas.

L’aura d’un « If heaven is hell » n’est qu’un bien lointain souvenir. Une époque est révolue et même si les musiciens sont toujours là, l’état d’esprit de cette époque bénie où les groupes savaient doser les notes pour créer l’alchimie n’est plus…

Le Tokyo Blade de deux mille onze est certes légèrement plus convaincant que l’ersatz de combo qu’il était dans les nineties, mais il est à des années lumières de la machine de guerre de « Midnight rendez vous » et « Night of the Blade ».

« Black Abyss » pouvait faire penser que ce retour serait une bonne surprise, finalement il n’en est rien, tant le combo semble se complaire dans la redite évitant les prises de risques trop hasardeuses pour se complaire dans des contrées « touristiques ».

« Thousand men strong » se clos par le fameux « Night of the Blade » remis au goût du jour avec une production plus actuelle et le chant de Nicolas…permettant d’asseoir mon impression sur ce come back en demie teinte.

 

 

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Tracklisting :
01. Black Abyss

02. Thousand Men Strong

03. Lunch Case

04. Forged In Hell’s Fire

05. No Conclusion

06. The Ambush

07. Killing Rays

08. Heading Down The Road

09. Condemned To Fire

10. Night Of The Blade

 

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Note : 72%

Site du groupe / MySpace :

http://www.tokyoblade.com

http://www.myspace.com/tokyobladeofficial

 

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