Tim Muddiman And The Strange – Paradise runs deeper

03 Sep 16 Tim Muddiman And The Strange – Paradise runs deeper

Après un EP et quatre singles remarqués, voici le premier album de Tim Muddiman And The Strange. Il s’agit du projet de Tim Muddiman, bassiste/guitariste de Gary Numan et Pop Will Eat Itself, également producteur – il a d’ailleurs produit le dernier PWEI.

Sa démarche est née d’une nécessité vitale, celle de s’exprimer en tant qu’artiste solo et songwriter à part entière. Paradise runs deeper se nourrit des multiples influences artistiques de son auteur ; le titre évoque notamment Jim Jarmusch (le premier EP de TMTS était baptisé Stranger than Paradise). Musicalement, Muddiman a été marqué par Nick Cave, Tom Waits, mais aussi NIN, le rockabilly, le jazz, le hip-hop… Sources d’inspiration qui fusionnent pour créer une œuvre profondément personnelle et difficilement classable.

 

Témoin « Bullet Stroke », morceau d’ouverture qui présente une palette d’effets électro, mais dont la trame centrale est celle d’un rock indie organique, aux racines blues. Ce sera le fil conducteur ; le travail des guitares, complexe et raffiné, constitue le cœur même de l’album. Sur « Rolling Stones », le riff d’entrée est redoutable, ainsi que la batterie et les différentes strates de guitares. Le guitariste néerlandais Mischa den Haring (T99) intervient d’ailleurs en guest ; mais les touches électro sont toujours bien présentes. Le mouvement va crescendo avec l’éclatant « Glass Queen », dernier simple en date. Guitares et rythmique hypnotiques, boucles, basse opulente – la densité des lignes de basse est également une constante. Comme sur la majorité des titres, les percussions sont dues à Jason Bowld (Killing Joke, Bullet For My Valentine…).

 

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Certaines plages se font plus réflectives ; par exemple « Damage is done », où la guitare égrène une mélodie en demi-teinte. Tim Muddiman possède une voix expressive, qui se fait ici poignante. La dualité électronique/acoustique et la mélancolie de « Wildwood Stone » (tout premier single de TMTS) envoûtent. Le refrain est puissant, ourlé de guitares ciselées. « Strangers » crée un intermède fun et plus nettement électro, avec des crépitements synthétiques et un groove funky auquel répondent les arabesques de la guitare. Le rythme peut se faire nonchalant, comme sur « Your Drugs » et ses guitares cool, qui se répondent en créant une atmosphère au ralenti. Il y a des choses ouvertement rockabilly tel « Oversea – Underworld », effréné, grave et positif à la fois. Le voyage se clôt avec « Wake up the Sun », ouverture symbolique sur d’autres possibles. En bonus, une version live et minimaliste de « Wildwood Stone », devenu « Wildwood blue Stone ».

Paradise runs deeper est un disque singulier et intense. Il esquisse un univers sombre, chargé d’émotion mais aussi d’une irrésistible énergie, et non dénué de fantaisie. A suivre…

 

Label : Gunstreet Records/Believe Digital

Date de sortie : 09/09/2016

Tracklisting :

1 – Bullet Stroke

2 – Glass Queen

3 – Rolling Stones

4 – Damage Is Done

5 – Hands And Claws

6 – Wildwood Stone

7 – Strangers

8 – The Hard Way

9 – Slide Away

10 – Your Drugs

11 – Oversea – Underworld

12 – Wake Up The Sun

13 – Wildwood Blue Stone

 

Note : 80%

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