The Veils – Total Depravity

28 Oct 16 The Veils – Total Depravity

Ce cinquième disque de The Veils est rempli à ras bord car ses douze titres exposent des mondes variés et donnent un effet de tournis. Total Depravity est un disque kaléidoscope qui permet aux Néo-Zélandais basés à Londres de se réinventer et de surprendre positivement.

Aussi à l’aise dans des démarrages simples et basiques que dans des envolées symphoniques (ce que le groupe a compris depuis Nux Vomica, en 2006), la bande de Finn Andrews (stabilisée depuis 2008) dévoile de la matière. C’est riche comme un Depeche Mode grâce au travail opéré à Brooklyn par El P (aka Jaime Meline). On retrouve cette idée d’un blues-gospel urbain et moderne (« A Bit on the Side », « King of Chrome ») dans les parties les plus sobres du disque ; puis les épanchements de pistes placent des couleurs plus vives, évoquant les manières de The Arcade Fire du temps du premier album ; ou bien plus noires à l’image de ces synthés qui gèlent les flammes de « Here come the Dead » et qui, de deux notes, rendent la première partie de l’éponyme « Total Depravity » si fantastiquement dark.

La force des compositions et de la voix, la beauté brute des mélodies principales (l’évidence immédiate de « House of Spirits »), renvoient à Nick Cave ou au tout premier Noir Désir (« In the Blood »). Il est vrai que le ton de prêcheur qu’adopte ici Flinn favorise le rapprochement, de même que les parties vocales de « King of Chrome » sur fond électro-bargeldienne. C’est ce même Finn Andrews dont la participation a été annoncé par Lynch sur les prochains épisodes de Twin Peaks.

L’atmosphère est globalement sombre ; elle vient obscurcir bon nombre des titres, à l’image de ce vomi noirâtre qui dégouline sur le torse du personnage de la pochette peint par Nicola Samori. De rares chœurs, très Leonard Cohen apportent leur lumière (« Do your Bones glow at Night ? ») et lorsque le calme « in the Nightfall » arrive, on reste quelque peu déboussolés par tant de grâce minimale. L’élégance du chant permet des promenades quasi élégiaques (« Swimming with the Crocodiles », « Iodine & Iron »).

Avec sa densité, Total Depravity fait un énorme pas de côté dans la direction Obskü[R]e, bien plus que le Time stays, we go que j’avais déjà chroniqué positivement dans notre #15.

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Tracklisting :



01. Axolotl

02. A bit on the Side

03. Low lays the Devil

04. King of Chrome

05. Swimming with the Crocodiles

06. Here come the Dead

07. In the Blood

08. Iodine & Iron

09. House of Spirits

10. Do your Bones glow at Night ?

11. In the Nightfall

12. Total Depravity

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Note : 84%

Site du groupe / MySpace :

http://www.theveils.com/

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