The Veil – An Electrical Sun

13 Nov 13 The Veil – An Electrical Sun

Hors actualité, il nous arrive aussi de faire de belles découvertes. Preuve est faite avec An Electrical Sun, premier album de The Veil, formation britanno-nantaise qui fait montre d’une réelle passion pour les musiques sombres, qu’elles soient électroniques ou électrifiées. L’existence de trois EP et de CV bien garnis (la chanteuse et le claviériste ont par exemple participé au projet gothique allemand Samsas Traum) nous poussent à croire que les protagonistes maîtrisent leur sujet : et effectivement, le groupe connaît rudement bien ses gammes et chance pour nous, celles-ci s’avèrent mineures et porteuses d’amertume.

An Electrical Sun ne se distingue pas par son originalité mais qu’importe, les énergies déployées convergent vers le côté obsküre de la force et servent un propos mature : les traits sont bien tirés, on ne discerne aucune rature et le souci du détail allié à un songwriting assuré nous renvoient aux plus belles heures du gothic metal («Call of the Trobador »). Teintée de dark wave et de metal indus, la musique de The Veil possède une esthétique qui selon les titres nous rappelle Tristania, Lacuna Coil (avant leurs envies de conquête outre-Atlantique, évidemment), le Theatre Of Tragedy post Aégis et d’autres grandes figures de la synthpop (on trouve de sérieux relents de « Smalltown Boy » et de « Fade to grey » à l’intérieur de « 1908 » et de « Electrogrammaton ». Élégante révérence). Les synthétiseurs occupent l’espace et conversent avec des guitares rythmiques certes parfois en arrière-plan, mais toujours là afin de dynamiser et épaissir le son. On ne boude pas notre plaisir puisque l’équilibre est parfait, les machines n’envahissent que rarement la saturation des guitares et le rendu final prend vite l’apparence d’une belle démonstration de puissance («Beautiffuly Broken »). Produit par le maître du Drudenhaus Studio, Neb Xort, An Electrical Sun ne donne jamais une impression d’amateurisme et les éléments s’harmonisent souvent dans un tourbillon de puissance, révélant à l’occasion leur force de caractère (« Nikolas and the Magnetic Storm» et cette fougue machinique qui emporte). Fragment décisif, le chant féminin représente le dessus du panier : varié, à l’aise dans divers registres, juste et grave, il amplifie pour sûr la valeur des chansons. La dame s’appelle Jensara Swann et ses prouesses ne passent pas inaperçues.

Si le « metal à chanteuse » avec ses milliers d’avatars symphoniques ou pop gothic s’est époumoné jusqu’à n’avoir plus grand chose à dire, nous gageons que ce genre de sortie peut réconcilier avec un genre qui aura porté en son sein les plus beaux chants de sirènes.

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Tracklisting :
1. Ghostship / Intro

2. Beautifully Broken

3. 1908

4. Electrogrammaton

5. Khaoswaltz

6. Clockwork Flowers

7. Swallow the Black Ink

8. Viva Nokturna

9. Call of the Trobador

10. Nikolas and the Magnetic Storm

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Note : 72%

Site du groupe / MySpace :

www.saintvoodoom.com

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