The Spoiled – Parasite

03 Jan 17 The Spoiled – Parasite

Accompagné par le single Ironshell sorti lui aussi chez Manic Depression, voici le premier album de The Spoiled, projet italien monté il y a à peine un an par Giovanni Santolla, fan de Trent Reznor.

C’est pourtant du côté du Cure post années 2000 qu’on songera d’abord : des nappes de synthés planantes, des rythmiques tribales qui ne dépareraient pas sur un « Splintered in her Head » avant que les couches de guitares retravaillées ne viennent densifier les parties mélodiques. Ainsi, le titre « Wish House » (en référence au studio maison qui a servi de lieu d’enregistrement du disque), servi par un très beau clip, sert de moteur à cet album après deux titres plus atmosphériques (une veine qu’on retrouve plus loin dans le disque avec la quasi ambient de « Parasite », sorte de bande-son pour The Thing…). Cure encore sur « Until we fall apart ». On a donc aussi bien les vagues bruitistes du néo techno-rock (The Soft Moon est la référence évidente de ces titres) que le retour en grâce des nappes ouatées et distordues du shoegaze.

La dimension plus gothique (voire darkwave sur plus évident « ES ») se traduit dans les photos de presse de Giovanni, dans les soutiens affichés de la scène italienne via darkitalia et des Polonais de Bat-cave.pl mais aussi dans des tournures froides et méchantes (le magnifique entrain glaciaire de « Empty Stations »). Ainsi « Romantic Nightmare » est la fusion optimale des genres précités. La basse est souvent le point d’appui sensitif de ces titres (« I am Void ») toujours prêts à en offrir plus à la façon du Noisy Pipes lovely Noises de Sin.

Plusieurs compositions se font instrumentales (tant le mixage des parties vocales est débordé par les couches), auscultant des émotions au lieu de décrire des paysages (The Spoiled, c’est l’Embarras). Cela donne au disque un visage déstructuré intéressant, exhibant des esquisses de confessions plutôt que des histoires sagement racontées. La hargne lucide le dispute savamment à l’angoisse comme ce plaisir à triturer les petits bouts de peau de ses lèvres, à titiller la plaie du bout de la langue.

Le trouble apparaît aussi dans le choix des visuels de ce digipack signés Dorotea Rossi et Vito Santoiemma ; cet autre Italien n’a pas trente ans, il est désormais localisé à Brighton où il est illustrateur et peintre (dont travaux à destination du jeune public) en parallèle à son intervention dans Cult Drama. Les titres parlent de fin du monde, d’enfermement, de solitude, de rébellion et de sanction, le tout sous dominante religieuse, affolé par des percussions au résonances métalliques (« Moth »).

Dédicacés à sa grand-mère Anna, ces treize titres composés et enregistrés en un temps restreint captent la primeur esthétique de Giovanni Santolla, musicien doué, à la hauteur de ses références.

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Tracklisting :




01. Eve

02. Closure

03. Wish House

04. Empty Stations

05. Bound in Heaven

06. Romantic Nightmare

07. When Sheep stop dreaming

08. Until we fall apart

09. I am Void

10. Parasite

11. Samael

12. Moth

13. ES2

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Note : 70%

Site du groupe / MySpace :

https://manicdepressionrecords.bandcamp.com/album/md059-the-spoiled-parasite

https://fr-fr.facebook.com/thespoiledmusic/

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