The Fallen Divine – The binding Cycle

23 Mai 12 The Fallen Divine – The binding Cycle

Groupe issu d’Oslo (2009 : année de naissance officielle), The Fallen Divine extrait de son portefeuille une sérieuse carte de visite avec The binding Cycle.
Enregistré et produit par Andy LaRocque (King Diamond, aux fameux studios Sonic Train de Göteborg – évidemment) puis mixé et masterisé par Dan Swanö (celui qui « fait du gros » – cf. Bloodbath, Edge Of Sanity, Katatonia, la liste est encyclopédique), ce disque développe une plastique méritante : sérieux dans l’approche du son (vu les lascars impliqués, le contraire eût été sacrilège), écriture mature, bonne musicalité, son soigneusement produit (les claviers se disséminent avec générosité et imprègnent l’album), ce metal à tendance death prog, mélodique et direct, se déguste sans déplaisir. Le groupe varie les atmosphères, reste dans un flux épique (si vous avez un cheval, c’est le moment) et qui oscille entre spleen et hargne. Une hargne qui se ressent dans les voix généralement agressives de Magnus Kvist. Leurs phases criardes tirent ce dark metal vers un feeling BM (« Shades of Oppresion »), sans que l’amour dudit genre ne soit avoué clairement. Jamais.
L’intérêt principal de cette musique reste dans ses variations et la largesse de ses options musicales, qui vont de la recherche d’un souffle acoustique à un jeu franc de saturations. Les tendances orchestrales et « opératiques » sont elles aussi clairement affichées, et si pareilles démonstrations frôlent le kitsch chez beaucoup d’autres, The Fallen Divine y va avec suffisamment de mesure et de prudence pour qu’on reste, dirons-nous, dans les « limites du bon goût ». Et puis le sens du détail et de l’arrangement soigne les atours de ce premier album : les trames de piano sur l’introduction de « Fire lights the Night », par ailleurs riche en dynamiques et ambiances, nous rappellent un je ne sais quoi de l’élégance baroque d’un bon vieil Arcturus. Sur The binding Cycle, The Fallen Divine, non content de bien s’entourer, fait le pari d’une musique riche et imagée, certes démonstrative mais qui reste crédible et agréable à écouter. Le nouveau groupe de l’année ? Non, peut-être pas quand même, mais une belle et bonne sensation, certainement.

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Note : 68%

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