Silent Opera – Act One

12 Déc 10 Silent Opera – Act One

Silent Opera, groupe hexagonal oeuvrant dans un style symphonique progressif a été créé en 2007 par le bassiste Olivier Sentenac, le guitariste Romain Larregain, et la chanteuse Laure Laborde.

Le groupe délivre une dose de nouveauté grâce à une approche sombre et l’alternance de la tessiture cristalline et lyrique de Laure avec le chant guttural de Steven, autre vocaliste à prendre place dans le premier essai du groupe intitulé « Act One » même si d’emblée l’on ne peut s’empêcher de penser aux finlandais de Nightwish ou plus encore de Miseria en découvrant l’album.

Dès lors les univers s’entremêlent tantôt teintés d’une ambiance gothique, tantôt mettant en avant les orchestrations ou un aspect Death rentre dedans mais toujours avec beaucoup de richesse et une complexité proche des envolées purement progressives de certains combos. Cette complexité d’ailleurs, sorte de marque de fabrique de Silent Opera rend à la fois les compositions intéressants et difficiles d’accès.

Si en fin de compte, le chant féminin, avec lequel j’ai bien du mal habituellement, apporte un visage angélique aux titres sous couvert de variations fort plaisantes répondant pertinemment au diabolique Steven dont l’impact extrême nous entraîne, lui, vers les abysses. J’ai eu d’emblée, je l’avoue, plus de mal à entrer dans l’univers musical du groupe. Les idées fusent, esquissant souvent trop rapidement à mon goût des tableaux à la noirceur pourtant attrayante.

Pourtant, l’on sent le potentiel créatif du groupe, la technicité des ses musiciens aussi à l’aise dans les moments véloces que dans des breaks se rapprochant plus du Power ou du Black Metal. La production est honorable permettant une écoute confortable même si quelques failles se dessinent ça et là avec des instruments volant la vedette à d’autres sans raison apparente.

Malgré ses petites notes négatives, au fil des écoutes, on se retrouve finalement enveloppé dans le macrocosme gothico-progressif du groupe, noyé dans un flot symphonique vaporeux, fin prêt à se laisser envoûter par les dialogues vocaux et les six cordes cinglantes.

« Black of Despair » sublime morceau dévoilant les différentes facettes et la richesse du combo se pose en maître sur un « Act One » titillant l’imaginaire de l’auditeur sous couvert de ses tableaux narratifs…tout est pensé par le compositeur à la manière d’un Opéra mélancolique.

Autre point fort « Lost Soul » est son intro filmique, le titre flirtant avec par moment avec le Power speedé à la mode épique.

La voix féminine tout au long de l’oeuvre nous propose différentes tessitures, différents effets de narration mise en valeur par le chant noir de Steven, les orchestrations et les ritournelles. Ici pas de refrain, pas de schéma pré-établi, ce qui pourrait dérouter si la ligne directrice n’était pas donnée par la cohérence des ambiances tantôt tourbillonnantes et véloces tantôt dramatiques, déchirantes mais toujours obscures. Et si l’on a du mal à se posé emporté par la magie de la chose, si ce n’est qu’après plusieurs écoutes que l’on peut pleinement profiter de la beauté de l’ensemble, tant pis, le plaisir n’en est que plus grand.

Voilà un premier essai très convainquant, même s’il n’est pas parfait, qui viendra charmer sans mal les amateurs de Metal progressif pour peu qu’ils ne soient pas effrayés par le chant lyrique et les voix Death mais pourra également trouver un public chez les fans de Power Metal ou de Metal symphonique. A suivre très attentivement…pour le « second acte ».

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Tracklisting :
01. Intro

02. Black Of Despair

03. Time Of Mechanical Horses

04. The Fall

05. Lost Souls

06. Laspe Of Memory

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Note : 81%

Site du groupe / MySpace :
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