Rocket From The Tombs – Barfly

25 Déc 11 Rocket From The Tombs – Barfly

Voilà un groupe qui porte son nom on ne peut mieux ! Rocket From The Tombs revient d’entre les morts puisque ce groupe a été actif en 1974-1975, portant en germe les prémisses d’un son punk dont il ne profitera que très indirectement. Rares en effet sont ceux qui citaient les Américains et il fallait chercher chez les die-hard fans de Pere Ubu et des Dead Boys des discophiles qui connaissaient les Rocket…

En 2002, le label Smog Veil avait sorti une anthologie de leurs titres, le groupe n’ayant publié aucun album de son vivant. Et, forcément, les membres évaporés dans de multiples projets ont décidé de se reformer pour une tournée un an plus tard et un album a suivi, « Rocket Redux ».

Que dire de Barfly ? Il sonne de nouveau comme un départ, le groupe ne donnant pas grand signe de vie depuis 2003. Cette fois, on retrouve Richard Lloyd (ex-Television) pour remplacer le guitariste Peter Laughner, mort en 1977. Un peu plus fatigués, les papis (et un plus jeune, né en 1971, nouveau à la batterie, Steve Mehlman, qui joue avec Pere Ubu) s’amusent encore à nous refaire le disque atemporel : « I sell Soul » ou « Good Times never roll » sonnent Stooges, le son plus propre n’entamant en rien la beauté des riffs garage et le petit passage mélodique de Cheetah Chrome. « Sister Love Train / Love Train Express » donne un aperçu de la filiation évidente avec The Fall. En revanche, « Anna », plus facile, tient surtout grâce à la voix traînante. « Birthday » est plus langoureux, résurgence bluesy-psyché, surtout dans son solo. La voix de Dave Thomas traîne, lascive et mongoloïde, sur cette comptine sournoise. « Six and Two » se positionne comme le titre testament de l’album, ode à la vie, ses réussites et ses échecs mués en chansons, porté par la basse de Craig Bell, magnifique dans sa neurasthénique deuxième partie. La pièce maîtresse est certainement ce « Romeo & Juliet », slow éclopé, parodie tout autant que pièce de choix, à l’instar de ce qu’avaient réalisé Nick Cave et Shane MacGowan avec « What a wonderful World ».

« Butcherhouse 4 » charme avec sa deuxième piste vocale en fond, témoignage et confessional sur lequel le groupe place sa mélodique berceuse…

Un album qui capitalise sur le mythe, avec des prouesses vocales et un charme rétro (des compositions qui sonnent comme des classiques de Fête de la Musique), parfois vaguement moisi (le dispensable « Pretty ») : pas sûr que ça plaise véritablement au-delà du groupe de fans, qui choisiront la version LP avec le visuel choisi par le groupe.

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Tracklisting :
01. I sell Soul

02. Birthday

03. Anna

04. Butcherhouse 4

05. Romeo & Juliet

06. Sister Love Train

07. Love Train Express

08. Good Times never roll

09. Six and Two

10. Maelstrom

11. Pretty

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Note : 70%