Pseudo Code – Remains to be heard vol. 1 & 2

13 Mai 16 Pseudo Code – Remains to be heard vol. 1 & 2

Le trio belge formé par Xavier S., Guy Marc Hinant (du label Sub Rosa) et Alain Neffe (du label Insane) a eu une durée d’existence très brève (de 1980 à 1982), pourtant Pseudo Code s’est montré particulièrement productif pendant ces trois années. Pour preuve, il suffit de voir le nombre d’inédits qui ont refait surface ces dernières années, notamment sur les disques Slaughter in a Tiny Place (2010), With Helpful Hands (2012) ou The Radio’s On (2014). Déjà en 1984 et en 1986 étaient parus sur format cassette les deux volumes de ces Remains to be heard.

Pas juste des chutes de studio ou des enregistrements live, ces morceaux présentaient la dimension plus free du projet, plus bruitiste aussi. Cette facette plus sauvage pouvait être retranscrite dans des pièces électroniques noise intransigeantes qui peuvent rappeler les premières expérimentations industrielles de Throbbing Gristle ou Cabaret Voltaire, avec leur utilisation du cri primal et de tout un tas d’effets reliés à leurs synthés analogiques. Cette énergie peut même se rapprocher d’un expressionnisme punk digne des formations les plus abrasives (« Little Big Man » frise une folie à la Virgin Prunes, « One Night » et son saxo aussi incontrôlable que le chant). Mais l’improvisation chez Pseudo Code pouvait aussi signifier l’envoûtement de longues pièces lancinantes et psychédéliques à leur manière, dominées par le pianet et le string organ, instruments très usités par le groupe. La voix de Xavier guide toujours cette veine mélancolique, souvent proche de la complainte émotionnelle. Dans le fond, on peut parfois distinguer une flûte indienne ou des cuivres écorchés. Ces morceaux, de par leur beauté tragique, justifient à eux seuls l’achat de ce double CD : « The Crook of your Heart », « Slow down to the Hypothalamus » ou encore « Toi et moi (la Peine) » où le spoken word touche à la poésie la plus sensible et évocatrice.

Si ces deux facettes dominent, il ne faut pas limiter Remains to be heard à cela. On trouve aussi ici de la disco malade (« Slaves »), de la synthpop ludique à la BeNe GeSSeRiT ou Subject (« Democracy leads to excess… Fascism too ») et d’autres chansons plus foncièrement dansantes (« Worth of the North », « Fascination »). Il y a donc de quoi s’occuper avec ces plus de deux heures de musique, d’autant plus que trois inédits ont été ajoutés.

PSEUDO CODE ONLINE
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Note : 82%

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