Pagan’s Mind – Heavenly Ecstasy

16 Déc 11 Pagan’s Mind – Heavenly Ecstasy

Il aura fallu trois grosses années pour que les norvégiens de Pagan’s Mind donne suite au très bon mais légèrement décevant God’s Equation. Il faut dire qu’avec leurs trois premiers opus, la bande à Jorn Viggo Lofstad avait frappé très fort, créant une petite révolution  dans le petit monde du métal sophistiqué popularisé par les américains de Queensryche.

Bien qu’ils portent en eux, la sacro sainte étiquette de “Métal Progressif”, je préfère pourtant éluder ce terme pour éviter tout amalgame avec les Symphony X ou autre Dream Theater. Les nordiques, ont certes des points communs avec la bande à James Labrie, à commencer par la voix de Nils K Rue et  la construction de morceaux à la fois tout en atmosphère et cinglant , mais cela s’arrête là. En digne successeur des quatre premiers albums, Heavenly Ecstasy nous dévoile un univers à part, intrigant, divers et varié passant d’ambiances orientales avec le percutant « Eyes of Fire » à des atmosphères plus futuristes ou atmosphérique tout en gardant, en permanence, une trame principale très heavy et mélodique.

Les arrangements sont ici nombreux mais paraissent toujours justifiés parfaitement digérés. On ne déplore aucune cassure de rythme inutile ou farfelue, ni aucune démonstration technique inutile, même si les membres de Pagan’s Mind sont de très bons techniciens. Vous l’aurez donc compris pour les néophytes, Pagan’s Mind évolue plus ou moins dans les sphères d’un Queensryche d’autant que Nils ne se prive pas pour pousser de nombreuses vocalise à faire pâlir Geoff Tate.

Moins typé futuriste que son prédécesseur God’s Equation, Heavenly Ecstacy renoue davantage avec les glorieux débuts du groupe. De l’Osbournien « Into the Aftermath » au plus léger, presque AOR et facile d’accès « Walk away in silence », on navigue vers l’inconnu allant de surprises en surprises. La perle étant incontestablement le long et malsain « Revelation to the End » au riff de base faisant songer au « Symptom of the universe » de Black Sabbath tourné ensuite en une étrange recette futuro horrifique où Nils nous poussent quelques cris à la sauce black métal. Remarquez que les habitués l’attendaient au tournant car il nous fait le coup pratiquement sur chaque album. Un rituel ma foi plaisant. Le puissant « The master’s Voice » vaut à ce titre également le détour avec son refrain quasi thrash. Les amateurs de Dream Theater se reconnaîtront davantage dans le très travaillé « Never walk Alone ». Un bien bon retour, qui, s’il ne surpasse pas les débuts tonitruant de Pagan’s Mind ne déçoit pas non plus, ce qui est déjà, en soit, un petit exploit.

 

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Tracklisting :
1)Contact

2)Eyes of Fire

3)Intermission

4)Into the Aftermath

5)Walk Away in Silence

6)Revelation to the End

7)Follow Your Way

8)Live Your Life Like a Dream

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Note : 76%

1 commentaire

  1. Je suis d’accord avec ta chronique Dëlphine, cet album a été plutôt bien travaillé notamment au niveau des solos qui ne sont pas ennuyeux du tout. La rythmique n’est pas en reste. Je n’irai pas beaucoup plus loin car ça fait un bon moment que je l’ai écouté et entre temps un paquet d’albums sont passés par là. Un album à se procurer en tout cas pour ceux qui aiment le genre et qui n’auraient pas encore franchit le pas.

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