Obelyskkh – White Lightnin’

14 Jan 13 Obelyskkh – White Lightnin’

Un nom colossal, un titre d’album qui sent l’usage des drogues et une pochette mystique et roots rock’n’hard (assurée par Sebastien Feld). Obelyskkh fait dans le lourd et on accroche immédiatement. Longs riffs découplés avec guitare lead, batterie en pulsations pachydermiques (un poil en retrait cependant) et cymbales qui crachent métronomiquement. L’instrumental « The enochian Keys » assomme, ce qui n’étonne pas puisque en studio et derrière la table de mixage on a Billy Anderson, phare des lumières noires depuis plus de vingt ans (Eyehategod, Buzzov’en, Melvins, Swans…). En un sens, ce disque est quasiment le sien.
Les voix arrivent sur « Elegy », en arrière-plan, vocaux hurlés dans la brume, comme si cet obélisque était planqué à l’abri d’une palissade de bois dont les esquilles nous explosent dessus. L’alternance vocaux déclamés en voix claire, presque heavy (il manque néanmoins une prestance à la Magnus Pelander, de Witchcraft) et rugissements donne de la prestance. Les breaks au silence sont suffisamment longs pour permettre au cri intérieur de se faire une place et Steve Paradise en profite à plein pour cogner avec efficacité. Les guitares cristallines se font une place, recouvrant progressivement cette fureur de leur acidité. Voilà qui transforme en partie le propos et permet à cet obélisque d’être moins bêtement anguleux, comme si le groupe se plaisait à suggérer aussi les feuillages ou la plaine qui s’étend devant leur monument. Les morceaux se font alors cavalcades de chevaux lancés en rond autour du symbole phallique, dégageant une sensualité évidente dans cette lourde musique (les très bonnes harmonies de « The white Lightning »). La teneur progressive monte en puissance, et c’est alors que Melte Seidel de Black Shape Of Nexus s’invite au chant sur deux titres. Ce psychédélisme fauve culmine sans doute avec le solo impeccable d’« Amphetamine Animal » qui a quelque chose de l’ode au soleil couchant, bruitages lancinants et cosmogoniques en prime puisque « Invocation to the old Ones », marie pour finir l’orientalisme et le stellaire avec sa dose d’éructations de psaumes.

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Tracklisting :
01. The enochian Keys

02. Elegy

03. The white Lightning

04. Mount Nysa

05. Amphetamine Animal

06. Abysmal desert Carvern

07. Invocation to the old Ones

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Note : 74%

Site du groupe / MySpace :

http://www.mainstreamrecords.de/bands/obelyskkh

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