NFD – Waking the Dead

05 Jan 15 NFD – Waking the Dead

Il y a des fois où les amis vous manquent.
Surtout lorsqu’ils sont musicalement talentueux.

C’est probablement le constat qu’a du établir Peter « Bob » White, leader de NFD et ex-Sensorium, au moment de boucler cet album, dans la douleur on le pressent. Lorsque Tony Pettit retournant au bercail des Fields Of The Nephilim (tout en restant actif dans The Eden House) a laissé le navire NFD sans véritable co-pilote, on s’est un peu inquiété pour son avenir. Avec élégance, Peter confiait à Obsküre Magazine (# 17) que la prise de recul de Tony était logique, que sa place était dans les Nephilim, qu’il y était légitime plus qu’ailleurs. Peter a cependant tout fait pour que ce manque d’implication ne soit pas trop patent. Avec abnégation, il est allé au bout du projet , aux côtés du guitariste James McIlroy (Cradle Of Filth) et surtout du batteur Lucas Manzzuconi (remplaçant de l’ex-Nefilim et membre de The Eden House Simon Rippin). Lucas, il faut le dire, offre avec panache un certain tranchant à ces nouveaux titres.
Waking the Dead, on ne peut le nier, est un classique du (sous-)genre nommé rock gothique. Le temps paraît comme figé il y a deux décennies, cette production se jouant de toute temporalité. De modernité, il n’est point question ici ; les amateurs en attendent-ils seulement à propos d’un tel groupe ? Il suffit simplement de dépasser ce côté « déjà-entendu » pour pouvoir apprécier l’album intrinsèquement : un ensemble de titres bien troussés, répondant à une orthodoxie certaine. Le titre inaugural éponyme, quoiqu’un peu long, donne immédiatement la tonalité. Il est suivi de petites perles (« Got Left Behind », « Red Sky burning ») bénéficiant d’un rythme assuré et enlevé. D’autres morceaux (« The great Divide », « The Silence of the Angels »), de bonne facture, réussissent à compenser l’absence de génie par une éloquence indéniable. La voix de Peter Bob White représente cependant un élément fragile dans ce bel ordonnancement, le leader paraissant parfois lui même conscient et embarrassé par ses propres limites, tantôt en manipulant abusivement la source vocale, tantôt en la plaçant loin dans le mixage. Au final, un album marqué par le volontarisme de son leader, avec des compositions fort honorables, ne jouant peut-être pas en première ligue mais qui sera adopté sans réticence par les aficionados de goth rock traditionnel.

NFD – « Without End » :
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Note : 70%

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