Nazareth – Big Dogz

27 Sep 11 Nazareth – Big Dogz

Quand on parle des pionniers du metal, on évoque sans cesse Led Zeppelin, Deep Purple et Black Sabbath, rarement Nazareth.  Pourtant les Ecossais oeuvrent sur la scène heavy depuis aussi longtemps que le fameux trio Britannique. La malchance a voulu que leur premier album sorte un an après les albums des trois brontosaures et du coup soit moins incontournable.  Il faut attendre Razamanaz, leur troisième opus sorti en 1973, pour que Nazareth décolle vraiment, mais le retard de notoriété pris sur ces concurrents ne sera jamais rattrapé.

Pourtant, quand plus de quarante ans après, on se penche sur la carrière des divers pionniers des musiques heavy rock, on se dit que s’il y a bien un groupe qui mérite un respect particulier, c’est bien Nazareth. Le combo a  certes connu des hauts et des bas, mais ne s’est jamais séparés. Mieux encore le noyau dur constitué du bassiste Pete Agnew et du redoutable et charismatique frontman Dan Mc Cafferty a toujours la foi  semblant parti pour continuer à combler ses fans jusqu’au dernier souffle… Après un long passage à vide, The Newz était une vraie bonne surprise où Nazareth retrouvait une seconde jeunesse inespérée. Big Dogz était donc attendu au tournant et… ne déçoit pas. Peut être moins pêchu et spontané que son prédécesseur, il est surtout plus varié et travaillé, ce qui déstabilise  un peu forcément lors des premières écoutes ,Nazareth étant de la race des combos misant tout sur l’efficacité directe. La principale erreur est probablement dans le choix de l’ordre des compositions de ce Big Dogz, les très efficaces « The Toast » ou « Watch your Back » apparaissant très loin dans le track listing. Si elles  avaient ouvert l’album, les premières sensations auraient été tout autres.

L’enchaînement avec le monstrueux « No mean Monster » où Dan, malgré le poids des années, donne une vraie leçon aux Axl Rose et autre Brian Johnson. Quel coffre! La voix de Dan n’est plus celle d’ »Hair of the Dog » depuis longtemps, mais les années et des hectolitres de whisky lui ont forgé une puissance dévastatrice tout aussi efficace et surtout impressionnante. Le lent et posé « When Jesus comes to save the World Again » aux faux airs le Led Zeppelin a, sur la durée, un côté quasi mystique, hypnotique, remarquez qu’avec un titre pareil, on n’en attendait pas moins de Nazareth. La guitare aux forts relents bluesy de Sieur Murrison est bien dans la tradition du groupe, Jimmy a définitivement fait oublier Manny Charlton. Son jeu discret et subtil et le parfait complément de la voix rocailleuse de Dan n’en déplaise aux puristes. Certains titres comme « Radio », « Lifeboat » ou « Butterfly » n’ont malheureusement pas le même impact et faisant  redescendre d’un cran la pression. Il n’empêche que pour tous les ingrédients suscité, telle voix de Dan sur « Sleeptalker » ou « Watch your back », ce Big Dogz fait parti des incontournables que dis-je figure   dans mes trois  albums rock favoris  de l’année .

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Tracklisting :
1. Big Dog’s Gonna Howl

2. Claimed

3. No Mean Monster

4. When Jesus Comes To Save The World Again

5. Radio

6. Time and Tide

7. Lifeboat

8. The Toast

9. Watch Your Back

10. Butterfly

11. Sleeptalker

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Note : 87%

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