Megadeth – Super Collider

10 Juin 13 Megadeth – Super Collider

A peine plus d’un an après un Th1rt3en composé d’un assemblage de nouvelles compositions ainsi que d’anciennes sorties tout droit des tréfonds des placards mais paradoxalement plutôt réussies, Megadeth déboule déjà avec son quatorzième album studio, Super Collider.
Après le très commercial mais inspiré (et superbement dosé en tubes, il faut l’avouer) Youthanasia, Dave Mustaine a subi une longue traversée du désert, s’essayant à quelques expérimentations mais ratant quasi systématiquement le coche. Soudain, en 2009, alors qu’on ne l’espérait plus, le miracle se produisit avec le puissant Endgame, un opus  marquant un retour aux sources inespéré et pour le moins salvateur. Th1rt3en, plus mélodique, lui avait emboîté le pas sans trop rougir et soudain patatras, rien ne va plus.

Alors que l’on pensait le sieur Mustaine guéri de ses maux, cette rechute soudaine n’est que plus attristante. Les amateurs de Risk ou Cryptic Writings (s’il y en a ?) vont pouvoir rejeter une oreille sur le rejeton Super Collider. Se partageant entre de très rares passages speedés, du heavy mélodique, du hard rock et surtout beaucoup de mièvreries à visée commerciale, ce nouveau Megadeth n’est pas avare en surprises. Les bonnes tout d’abord, car il y en a : « The Blackest Crow » par exemple, une power ballad aux sonorités country metal des plus plaisantes, qui n’est pas sans rappeler « Foreclosure of a dream ». Le suit au rayon + « Don’t turn your back », introduit par une réinterprétation du mythique « Little wing » de Jimmy Hendrix et « Super Collider », le titre éponyme, étonnante composition heavy rock mais qui, une fois la surprise passée, finit par faire son petit effet. Pour le reste c’est le quasi-néant, hormis la reprise du fameux « Cold Sweet » (Thin Lizzy), très fidèle à l’original et qui termine l’album sur une bonne note.
C’est là le grand paradoxe de ce nouveau Megadeth, plutôt convaincant là où on ne l’attend pas et totalement insipide et hors sujet sur ses propres terres thrashy et spedées: les riffs sont convenus, dépourvus de peps, les soli manquent de percussion et semblent composés en mode automatique. Seuls « Dance in the Rain » et à la rigueur « Kingmaker », si l’on n’est pas trop regardant, méritent d’être sauvés du placard à CDs. Bien trop peu pour un groupe au potentiel que l’on sait.

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Tracklisting :



1
Kingmaker


2
Super Collider


3
Burn!


4
Built For War


5
Off The Edge


6
Dance In The Rain






7
Beginning Of Sorrow


8
The Blackest Crow


9
Forget To Remember


10
Don’t Turn Your Back…


11
Cold Swea



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Note : 61%

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