Maska Genetik – Strada

02 Juil 11 Maska Genetik – Strada

Présenté comme le premier et sûrement le dernier album du Russe Amon Radek, Strada s’impose comme une suite à l’excellent EP Quarantine sorti en 2006, la plupart des morceaux furent d’ailleurs composés avant, entre 2002 et 2005. Noir, désespéré et presque étouffant, le disque se base sur des sons obtenus à partir de synthétiseurs analogiques mais évite tout rapport au rétro pour au contraire évoquer un monde clinique, d’une froideur morbide. Rythmiques cardiaques (« Strada »), boucles obsédantes (« Melanoma », « Spring is coming »), voix monocordes et écorchées sous les effets de saturation, la folie s’orchestre autour d’une vision torturée et claustrophobe du monde, qui peut même s’appuyer, le temps d’un titre de neue deutsche welle neurasthénique, sur un texte de Rainer Maria Rilke (« Ernste Stunde »). À mi-chemin entre le son des derniers November Növelet et Haus Arafna (avec parfois des incursions de voix féminines) et un héritage industriel première époque (lignée SPK, Throbbing Gristle ou Konstruktivits), voire power electronics (les cris féroces sur « Die Augen der Finsternis » et « Control »), l’ensemble dégage une certaine mélancolie, un sentiment de désolation dans un environnement clinique et aseptisé (le maladif et tragique « New Perfect World »), là où la vie se vide de son essence, où les utopies se délitent et se fragmentent, là où tout ne converge que vers l’effacement dans le délabrement (« 100 Years of Devastation »), la nostalgie du chez soi (« Home ») et les ténèbres (« Black Spring »). À la fin (forcément brutale), il ne reste rien (le terminal « Bridge to Nowhere »).

 

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Tracklisting :
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Note : 80%

Site du groupe / MySpace :

www.galakthorroe.de

 

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