Les Modules Étranges – Dusk + Dark Age

20 Oct 15 Les Modules Étranges – Dusk + Dark Age

Retour du groupe electro-batcave-goth français le plus motivé de la décade. Les Modules Étranges poursuit dans sa voie expérimentale avec des grésillements dignes du meilleur album de Crass (Penis Envy) tout en gardant intacte sa force mélodique (« Bitter Moon » avec Thalie Némésis). Et pourtant, ce n’était pas gagné puisque le groupe a fait le pari involontaire sur cet album (son cinquième et pléthore de singles et EPs) de réunir six chanteurs-euses différents. Un album vécu comme une pause pour les membres d’origine, permettant de faire entendre ce qui avait été préalablement posé en termes d’identité.
Alors, ces titres sortis en juin 2015 s’amusent avec les possibles, transformant LME en groupe synthétique pop (« Free Mind », expérience unissant Charlize Ann Myers et Nix Crow, non concluante à notre sens), faisant tinter les baguettes (final de « Mangata ») ou rendant hommage à Ian Curtis (« More than Words », remarquable écrin pour Frozen in Monochrome). C’est Jenn qui a pris les commandes, acceptant les collaborations pour finaliser des titres et en proposer d’autres, au gré des inspirations. C’est avec la voix de CountessM (« Cosmic »), masculine, que la surprise est la plus forte. Fond électronique, choeurs démoniaques de Banshee Xuân, mélodie ancrée dans les années 80, on a là un titre new wave de toute beauté, digne des efforts en solo de Gitane Demone. « Blind Mirrors » se fait plus ludique, jouant la partition batcave lo-fi.
Album concept malgré lui, Dusk a permis au groupe de se retrouver, une fois brûlées les envies d’autre chose. Le précipité garde intactes ses couleurs et volutes noires : l’évidence gothique de « Human », les rythmiques à la Dr Avalanche sur « She goes », la marque de fabrique évidente de LME depuis 2009 sert d’ouverture avec « A venusian Song ». L’expérience alchimique des mélanges a en fin de compte sublimé l’envie de se faire entendre et de travailler ensemble, de nouveau. Disque à part, mais pas seulement, disque de la renaissance.

lesmodulesétranges-darkage

Quelques mois après, en fin d’été, c’est un EP qui est diffusé : Dark Age. On retrouve les quatre membres habituels, Azia, Jenn, Damien et Olivier. Cette fois, il s’agit de se ressourcer vite et bien. « The great Imitator » se fait mid-tempo, pendant ses trois premières minutes, ambiance candélabre avant une explosion goth-rock sur laquelle la batterie se met à exister, de pair avec un synthé bénéfique. La basse malmène de sa constance monomaniaque le tragique « Oppression » et « Biliary Obstruction » propose un démarrage acoustique et folk intéressant. On sent ce qu’on gagne à les avoir ensemble ces quatre-là. Les paroles arpentent de nombreux domaines : la femme fatale en chasse après avoir promis un nouveau monde, les enfants enfermés, la solitude et la souffrance (« Dark Age », classique d’obédience early-gothique), les fausses assurances qui finissent par craquer… Les bénéfices tirés de cette vente serviront à financer une partie de l’enregistrement du prochain album prévu pour le début 2016.

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Tracklisting :
Dusk

01. A venusain Song

02. Anahis

03. Bitter Moon

04. Mangata

05. A Song to Lunacy

06. Cosmic

07. Free Mind

08. Human

09. She goes

10. More than Words

11. Blind Mirrors

Dark Age EP

01. The great Imitator

02. Dark Age

03. Oppression

04. Biliary Obstruction

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Note : 75%

Site du groupe / MySpace :

https://lesmodulesetranges.bandcamp.com/

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