In The Woods – Pure

01 Sep 16 In The Woods – Pure

In The Woods et le metal avant-gardiste sont intimement liés. Les Norvégiens ont donné de la hauteur, une profondeur superbe à un sous-genre audacieux et si loin des codes, un sous-genre d’ailleurs trop souvent et injustement considéré comme désaxé et inaccessible. In The Woods est un groupe influent, culte et qui a marqué une époque au fer rouge (1995 / 2000). Sans aucun doute, les bouleversants Omnio (1997) et Strange in Stereo (1999) traverseront les âges et conserveront leur statut de chef d’oeuvre. 2003, la disparition du projet des frères Botteri sera perçu par beaucoup comme une perte immense, comme si la beauté sensible des Nordiques n’avait été qu’un rêve, un rêve troublant et merveilleux. Après un ultime concert, « familial» (un grand nombre d’invités proches du groupe étaient présents ce soir-là), immortalisé sur le Live at the Caledonien Hall (2003), In The Woods allait rejoindre les livres dans lesquels se content les plus belles histoires.

On n’y croyait plus et l’annonce de la reformation, puis la signature chez la grande maison française Debemur Morti auront ravivé les souvenirs, suscité joie et espoirs. Le principal changement de line-up concerne le départ du membre fondateur et chanteur Jan Kenneth Transeth (l’homme se consacre désormais à son label, Karmakosmetix), qui laisse sa place à James Fogarty, personnage inspiré, aux multiples projets (Ewigkeit étant le plus « populaire »), multi-instrumentiste et bien connu des fans de musiques extrêmes.

Il aura fallu donc attendre dix-sept ans pour profiter de nouveaux titres, dix au total pour une durée d’une heure et sept minutes. Autant de temps de plaisir… car Pure est du pur bonheur. L’implication de Fogarty se fait immédiatement sentir : son chant (moins émotionnel et singulier que celui de Jan) donne des couleurs différentes à la musique d’In The Woods et ses lignes de clavier au son parfois cérémonial modifient en profondeur l’esthétique du groupe (l’intro de « Blue Oceans Rise »). En toute logique, In The Woods a changé (la violence surprenante de « Devil’s at the Door »), mais parvient tout de même à imprégner de magie ses envolées mélodiques et ses structures alambiqués, ambient et riches en atmosphères sombres. Les connexions avec le passé apparaissent ici et là, mais certains élans rythmiques (« Pure ») nous prouvent qu’In The Woods est un groupe du présent (on note d’ailleurs l’absence totale de chant féminin). Explosion d’idées originales (l’instrumental « Transmission KRS » et sa progression mélodique impressionnante), accélérations et intensifications du rythme, compositions vibrantes, ambiances obscures et impénétrables, le charme et la touche magique des frères Botteri demeurent, inexorablement.

Un tantinet moins mystérieuse, mystique et plus accessible que par le passé, la musique des Norvégiens demeure une étoile éblouissante dans le ciel des musiques ténébreuses. Pure est définitivement un très grand album, un incontournable. Un de plus. Aujourd’hui comme hier, In The Woods est hors du temps, incomparable car inimitable.

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Tracklisting :
1. Pure

2. Blue Oceans Rise (Like A War)

3. Devil’s At The Door

4. The Recalcitrant Protagonist

5. The Cave Of Dreams

6. Cult Of Shining Stars

7. Towards The Black Surreal

8. Transmission KRS

9. This Dark Dream

10. Mystery Of The Constellations

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Note : 88%

Site du groupe / MySpace :
  • https://dmp666.bandcamp.com/album/pure
  • https://www.facebook.com/inthewoodsomnio
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