Geneva Jacuzzi – Technophelia

02 Juin 16 Geneva Jacuzzi – Technophelia

Les vidéos déjantées de Geneva Jacuzzi circulent beaucoup sur le net, mais sa production discographique, elle, s’est faite beaucoup plus rare. Son précédent et premier album officiel, Lamaze (Vinyl International), date déjà de 2010, bien qu’il ait été précédé de nombreuses autoproductions sur cassette ou CDR.

Très occupée par toutes ses activités, Geneva Garvin de son vrai nom est avant tout une artiste multimédia, et il est difficile de séparer la musique de l’environnement visuel qui l’accompagne. Pourtant, elle s’affirme plus que jamais comme non seulement une compositrice inventive mais aussi comme une chanteuse de premier ordre. Sa voix se situerait dans une tradition qui va de Ronny à Sally Dige, grave, sensuelle et définitivement new wave. La musique elle même renvoie à la synth-pop des années 80 et aux sonorités minimal disco de l’époque, mais avec un esprit de délire et de franche déconnade qui n’appartient qu’à elle. Elle invoque ainsi un imaginaire de films de cannibales et de zombies, réinvente l’electro aérobic (voir le clip de « Cannibal Babies ») et assume la dimension totalement vintage de son travail, qui peut aussi intégrer des bruitages animaliers (les barrissements, hennissements et bêlements mêlés aux soupirs féminins sur le jouissif « God Maker ») et tout un tas de sonorités surréalistes (« Biogasms in Babyland »).

On entre dans le vif du sujet avec le titre « Technophelia », tout d’abord dans une version parsemée d’échos étranges et ralentis, avant de se révéler dans son implacable efficacité dancefloor. Les tubes vont ensuite s’enchaîner, « Casket » et ses sonneries de téléphone et de répondeurs, « One Colored Rooms » et sa basse déhanchée, « Ark of the Zombies » et sa samba exotique, « I’m a TV » et son hommage assumé à Kraftwerk, etc. Tout ici n’est que la preuve qu’on peut rester créatif tout en s’inspirant de styles musicaux anciens (seul « Macho Island » se révèle un peu en dessous avec sa mièvrerie estivale bien que décalée). Un album qui met définitivement de bonne humeur et qui ne pouvait que séduire Medical Records, label habitué aux groupes eighties minimal electro et undergound (Lou Champagne System, IKO, Die Gesunden, Post Industrial Noise, etc.).

Image de prévisualisation YouTube Image de prévisualisation YouTube

http://www.genevajacuzzi.com/

Be Sociable, Share!

Tracklisting :
Be Sociable, Share!























Tweet

Note : 82%

Site du groupe / MySpace :

http://www.genevajacuzzi.com/

Be Sociable, Share!

Laisser une réponse