Front Line Assembly – Wake Up The Coma

25 Fév 19 Front Line Assembly – Wake Up The Coma

Front Line Assembly est une affaire de producteurs. Son patiné, appel aux guests multiples… sur le papier, que du bon. Dans le réel, un disque qui risque de diviser.

Alors que Rhys Fulber vient de sortir un assez remarquable album solo (Your Dystopia, My Utopia), son retour en studio au service de FLA créait forcément quelque espoir après la tragique disparition de Jeremy Inkel, crédité ici sur plusieurs titres. Dans cette histoire, le contexte personnel n’est pas simple et nous le garderons en mémoire. Il a dû peser.

Le groupe délivre avec Wake Up The Coma une nouvelle collection d’originaux, plus une reprise.
Sur cette dernière, nous ne nous appesantirons guère. Le choix de reprendre Falco, en soi, avait un peu de quoi étonner mais ceux qui pensent que la surprise est mauvaise pour la santé doivent avoir une vie bien terne. Cela étant posé, le résultat, honnêtement, nous laisse de marbre. Surgissant assez tôt dans le tracklisting, cette cover de « Rock Me Amadeus » rompt le flow dancefloor/electro-indus gouvernant l’album. Diversifier les angles est un choix en soi respectable mais le titre détonne tellement du reste que la teneur de cette chose sera diversement perçue.

FLA accorde plus de confort à son auditoire sur la majorité des autres titres de l’album, dont la typologie ne surprend pas outre mesure : beats massifs, optique dancefloor clinique, sons travaillés. FLA, pourtant renforcé par la présence de onze personnes en studio, peine malheureusement à enthousiasmer. Tout sonne certes mais rien ne dépasse, ni n’épate vraiment. La patine du son est de rigueur, tout reluit mais il reste tout de même un problème de fond : les mélodies sont loin de toutes marquer et toutes les ambiances ne fascinent pas. FLA, par le passé, a donné dans plus de texturations et d’ouverture, et Wake Up The Coma, au final, laisse impression en demi-teinte. Et ce n’est certainement pas l’accumulation de guests (Robert Görl [DAF], Jimmy Urine [Mindless Self Indulgence], Chris Holmes, Chris Connelly [Revolting Cocks]) qui y changera quelque chose.

Six ans après Echogenetic, Wake Up The Coma douche donc quelque espoir, mais il reste bien quelques saveurs : la musculature cybernétique de « Structures », la robotique dancefloor vitaminée d’un « Living a Lie » (revigorant, à la moitié du parcours) ainsi qu’un titre éponyme correct… quoique Nick Holmes [Paradise Lost] n’y semble pas suremployé, malheureusement – ce qui ne fait qu’augmenter notre surprise face au florilège de louanges tressées au morceau.
Et puis surtout, il y a ce final aux relents bowiesques, « Structures », qui termine l’album dans des infrabasses dont il aurait plu que l’esprit anxiogène domine plus frontalement l’ensemble. Chris Connelly, invité sur ce morceau, joue à fond la carte Bowie. Son chant est inspiré et beau, et l’ensemble termine sur une note plus que bonne. Une sortie rassurante et compensatoire mais pas assez, in fine, pour que nous gardions de ce disque l’image d’un grand. Un son peaufiné, c’est certain, ne fait pas forcément des chansons.

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Note : 55%

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