Foretaste – Space Echoes

21 Sep 16 Foretaste – Space Echoes

Nouvel album pour Foretaste dont le maxi de lancement nous avait mis en orbite. L’album poursuit dans cette voie, mais moins nettement, conservant un lien fort avec les productions précédentes. On découvre alors le même Foretaste, mais avec un maquillage modernisé en fonction des envies. « Lost in Space » séduit sous sa version originale, c’est un tube instantané avec une dualité entre le son synthétique chaud et la sensualité d’une voix traitée en murmures, comme au travers d’un micro des années 50. Le rythme en contre-point mélodique du refrain gagne sa force de l’éclaircie proposée. « First Symptoms » est lui aussi une sucrerie délicieuse, apte à ravir une nouvelle fois les fans de toujours, au sujet duquel XY explique qu’il s’agit d’ « un clin d’œil à « Discordance » notre tout premier titre, non seulement en termes de production mais surtout en ce qui concerne les textes. Dans notre esprit, ce morceau aborde plutôt le thème de la folie et des hallucinations ». Le jeu des paroles évoque un amour qui fait des victimes consentantes alors que la piste des clubs se métamorphose en une sorte de jungle, pour l’un des titres les plus ouvertement dansants du disque quand bien même « Higher » possède aussi ce beat mortel qui fédère immédiatement. Foretaste décline son identité première sur de nouvelles pistes.

L’innovation vient avec la densité de peplum synthétique de « I know where to find you » (cordes, percussions, montée impressionnante !) tandis qu’« Every Shadow » se démarque également avec son intro en cordes. Dans notre discussion (voir l’interview ici), XY réagissait à l’adjectif dans l’expression instrument traditionnel que j’utilisais pour parler de la guitare acoustique de Johnny Cash reprenant le « Personal Jesus » de Depeche Mode, il disait : « J’espère quun jour on pourra dire quun synthétiseur est un instrument traditionnel… ». Derrière la blague, il y a un besoin de reconnaissance du travail fait avec les claviers. Oui, les compositions du duo tiendraient la route, même jouées en acoustique, il reste que cette dimension moderne (quand donc les synthés ne seront-ils plus considérés comme modernes ?) est plus que de l’habillage superfétatoire, mais participe à l’esprit intrinsèque des morceaux. Ainsi, les boucles intrusives et quasi-psychotiques de « P.UL.S.E. » et le vocoder qui égrène les lettres dans le final participent à cette densité.

Space Echoes joue dès lors avec le passé du groupe et son avenir, on leur souhaite évidemment de ne plus toucher terre !

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Tracklisting :
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Note : 76%