Flippin’Heck – As punk as possible

29 Nov 10 Flippin’Heck – As punk as possible

Fucking Hell ! Voilà le premier album des Toulousains en auto-production comme cela devient la règle. Les labels, même indés, sélectionnent avec soin leurs sorties et se cantonnent aux prochains disques de leurs poulains. Cependant il est regrettable que Flippin’Heck n’ait pu se trouver un support plus solide (People Like You, Born Bad…) malgré une démo honorable. Faisant de cet écueil un appui solide, le groupe construit sa personnalité. « Je suis libre de faire ce que je veux !» Renfort du dessinateur Yann Taillefer pour la couverture (et un peu plus) dans un style Dernier Cri angélique et caca-vomi qui lui sied bien. Livret panique avec des tonnes de photos à éplucher en lien avec chacun des textes : redskins, keupons de 77, actualités, images choc (dictature des faux écolos, prêcheurs de l’apocalypse) : ça sent ses pochettes des Dead Kennedys ou de CRASS zyeutées pendant de longues années. Enfin, prix tout doux et vente artisanale via leur site. Au moins, on sait ce qu’on fait.

Le fond et la forme coïncident. On ne s’embarrasse pas de détails avec Flippin’Heck : que ceux qui veulent un punk-hardcore des familles lèvent la main ! La voix est là, orageuse, éraillée, forte et assurée, elle mène le groupe et on l’attend lors des intros plus longues (« Mayhem »). Elle donne un piquant plus psycho à des compositions qui laissent de côté la dimension crust qu’il est de bon ton de revendiquer quand les moyens sont faibles. C’est que le son de ce disque, justement, il cartonne : basse en avant, percussions qui tabassent, voix en monstre omniprésent. Ça me rappelle l’option prise par DRI sur « Dealing With It » si vous voyez le truc. De son côté, la guitare rythmique gère et libère la place pour une guitare lead qui brûle ses larsens et ses aiguës en renfort à des refrains fédérateurs sans pour autant sonner trop facilement oï (un poil d’horror-punk le temps de « Preachers Of The Apocalypse »). Ni dans la lignée de Discharge, ni dans celle de Rancid, ni dans l’esprit des Guerilla et autres Nina’s School, les Toulousains ressuscitent la veine hard-core’n’roll énervée que l’on pouvait encore saluer ici et là (le temps d’un « Cliché » de Call Us As You Wish par exemple). On chauffe les braises du rock’n’roll du diable avec le très psycho instrumental « Frightmare » que Madsin adopterait sûrement. Les breaks implosent et relancent des morceaux pas trop courts, prévoyant des mosh-parts ultra-précis (« In Between ») et les riffs s’alignent en mélodies qui dépassent les trois accords souvent entendus. Les surprises sont là en fin d’album ; des voix dédoublées (« J.E.F.F. »), et un tube imparable planqué l’air de rien (« Lukewarm »)

As punk as possible : avec un clin d’œil aux Thugs, on ne triche pas sur l’étiquette, ça se vend sur le net et ça joue souvent près de chez vous. Ne passez pas à côté.

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Tracklisting :
01. Cowboy

02. Floating Stone

03. The Egologist

04. 1977

05. In Between

06. Preachers Of The Apocalypse

07. Mayhem

08. Frightmare

09. Shattered

10. J.E.F.F.

11. Lukewarm

12. Time’s On Your Side

13. No Guts No Glory

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Note : 76%

Site du groupe / MySpace :

myspace.com/flippinheck77

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