Eternal Flight : Diminished Reality, Elegies And Mysteries (D.R.E.A.M.S)

11 Fév 12 Eternal Flight : Diminished Reality, Elegies And Mysteries (D.R.E.A.M.S)

Successeur de Positive Rage et de Under the Sign of Will, Diminished Reality Elegies and Mysteries (D.R.E.A.M.S) est le prolongement logique du tournant amorcé en 2007 par le groupe français vers les sphères progressives. Le concept bellement abouti de ce nouvel opus (dédicacé à tous les idéalistes dont Ronnie James Dio, Bon Scott, Criss Oliva, Jimi Hendrix etc.) est œuvre de l’esprit du leader, chanteur, multi instrumentaliste, compositeur et producteur Gérard Fois, tous les autres membres du groupe ayant une nouvel fois changé.
Petit « plus » pas négligeable, la participation au projet de guests telles Ricardo Confessori (Angra / Shaman) , Mark Mc Gee (Luvplanet, Vicious Rumors), Chris Caffery (Trans Siberian Orchestra, Savatage) et Rob Love Magnusson ( Dynazty) apportant un certain feeling aux compositions de Gérard Fois.

Le tableau est planté, l’ensemble composé de onze morceaux dont la reprise de « Night People » de Dio peut faire son œuvre.
Ce qui frappe de prime abord est l’importante diversité des ambiances proposées, allant du heavy au progressif en passant par des teintes épiques ou romantiques. Les stimuli sonores sont nombreux, plaisants. L’album se dévoile petit à petit, sa richesse musicale et la diversité de ses architectures sonores ne le rendant pas accessible dès la première écoute, ce qui en soi est plutôt un bon signe.
Autre plus, non négligeable : l’évolution de Gérard Fois, le chanteur, jadis appréciant uniquement les cimes aiguës. Il parvient désormais à moduler sa tessiture, nous offrant une palette vocale pleine d’émotions, pour un rendu très expressif. Même si, parfois, il se prend trop au jeu de la narration, théâtralisant ses propos avec excès, le résultat est intéressant, rappelant sur certains titres Andy B. Franck ou Zack Stevens.
Vocalement, d’ailleurs, le sombre titre « Good Bye », à l’introduction épurée, est une réussite ; tout comme la ballade « Black Sun », même si mes morceaux favoris restent le puissant « The Power » et l’ethnique « The Meeting ».

Parlons maintenant des choses qui fâchent. La production, par exemple. Bien meilleure que sur les deux précédents opus, elle reste trop sobre à mon goût, ne donnant pas assez de relief à la voix, sans pour autant mettre l’accent sur les instruments, la batterie étant le parent pauvre de l’album avec un son en deçà que ce que l’on aurait pu attendre. Paradoxalement, la puissance est là mais il manque une précaution qui aurait pu mettre davantage en valeur le concept et son ambition narrative. L’album y perd en efficacité, et certains morceaux, souvent les plus longs, sont difficiles à assimiler et à apprécier dans leur intégralité. Certains passages sont plus marquants que d’autres, accrochent l’oreille mais l’impression générale n’est pas aussi bonne qu’elle aurait pu l’être avec un dosage plus fin des fluctuations musicales. Le metal progressif ne pardonne aucune fausse note, c’est une évidence.

Malgré tout, voilà un troisième essai ambitieux qui saura titiller l’oreille des mélomanes avertis tant par la qualité de son chant que ses multiples approches, le concept apportant une part du rêve promis.

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Tracklisting :
1. Introduction To D.r.e.a.m.s

2. Release The Unreal

3. Firedancer

4. Fantasea

5. Freedom Is My Race

6. Nightmare King

7. Black Sun

8. The Meeting

9. The Tower

10. Goodbye

11. Night People

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Note : 73%

Site du groupe / MySpace :

http://www.myspace.com/eternalflight

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