Death Of A Dryad – Death of a Dryad

01 Mar 14 Death Of A Dryad – Death of a Dryad

Excellente surprise que le premier album éponyme de Death Of A Dryad. Originaire de Lyon, ce duo constitué de Nogh (Obnoxious, My Imperium) et Carol (Psychrone, My Imperium, ex-Necroblaspheme) propose une vision exigeante d’un metal ténébreux mâtiné de néo-folk et aux inflexions martiales. La complémentarité de ces deux âmes sombres est  évidente, une alchimie qui ouvre les portes d’un songwriting mystérieux et pénétrant : lui prend en charge la programmation de boîte à rythmes, joue de la guitare et du luth, elle, joue de la flûte et de la basse, de la harpe et de l’orgue. Tous deux se partagent le chant, même si l’homme occupe principalement l’espace.

En onze titres inspirés, Death of a Dryad affirme une identité forte et libère un souffle mélancolique face auquel on ne peut guère être indifférent (« Oblivion Thorns », délicatement orchestré et obscur). Rien n’est laissé au hasard, le duo avance avec une assurance de vieux briscards, étend son voile sépulcral sur des constructions matures, certes simples, mais émotionnellement  irrésistibles (« Minnesang »). Les Lyonnais réussissent le pari de faire coexister dans un même ensemble Ordo Rosarius Equilibrio (les réflexes vocaux de Nogh ne nous trompent pas sur l’analogie) et Summoning (flagrant sur «Ys »et «Lacrimosa»), sans maladresse et sans que cela n’offusque finalement quiconque. L’affaire est rondement bien menée, l’exécution est sans faille et les ambiances, bercées par le médiéval et la nostalgie, transpercent l’armure et pénètrent la chair. D’après nous, Death Of A Dryad a tant écouté les formations marquantes de l’histoire des musiques sombres (Rome, Triarii, DCD, etc.) que leurs pièces tragiques, toujours personnelles et jamais aseptisées, renvoient fatalement à ceux qui montrent le chemin. Les guitares sont tantôt lourdes, tantôt portées par une grisaille mélodique prenante, tandis que les parties d’orgue,  sublimes bien que familières, enveloppent la mort dans un linceul de spleen. Toutes les compositions échappent à l’écueil de la mauvaise imitation, pendant que « Dark fairy » et sa flûte triste nous rappellent à quel point le premier album de Yearning est précieux.

Réussite incontestable, Death of a Dryad est un album sensible, à la croisée de sous-genres musicaux qui ne laissent filtrer aucune lumière, un album qui renferme tant de qualités que les défauts s’en trouvent invisibles. Un duo naturellement à suivre.

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Tracklisting :
01. Intro

02. Oblivion épines

03. Ys 

04. Cendres sur un Cimetière 

05. Quand tout Is Gone 

06. Minnesang 

07. Lacrimosa 

08. Ombres de la Forêt 

09. Dark Fairy 

10. Décès d’un Dryade 

11. Outro

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Note : 74%

Site du groupe / MySpace :

– www.deathofadryad.com

 

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