Cocoon – III

12 Mar 12 Cocoon – III

Pour son troisième album solo, Christophe Demarthe a décidé de mettre l’accent sur le phénomène de vagues. L’élément aquatique y est omniprésent (« Swim », « Drown ») et le flux et reflux des nappes sonores, souvent teintées de mélancolie, encadrent ce périple qui s’appréhende telle une narration. Essentiellement composée de titres réalisés pour la pièce Les Enfants d’Edward Bond adaptée par Bruno Lajara, il s’agit peut-être de l’œuvre la plus sombre de Cocoon, où les rythmiques electro-industrielles (« Paint it black », « Emir », « Drown ») côtoient des boucles enchanteresses évoquant une beauté solennelle et religieuse (« Ninfa » ou le poignant « Bless », lequel pourrait presque rappeler certains passages du Antigone de Clair Obscur, projet principal de Christophe). Le minimalisme reste néanmoins toujours de rigueur sauf peut-être sur le dernier titre, « Meet », bande-son commandée pour un téléfilm de science fiction, qui lorgne définitivement du côté des B.O., et rend aussi hommage au Jean-Luc Godard de Nouvelle Vague. Les enfants de la pièce sont ici évoqués par une ritournelle digne d’un film d’horreur italien (« Ninetto ») ou par des chants étranges et effroyables (« Dietrich ») suggérant sans peine l’atmosphère de terreur, d’errance et de désolation du récit de Bond. D’autres morceaux sont en revanche extraits d’une installation faite pour le festival Ososphère à Strasbourg, mais sont eux aussi portés par les ondes océanes et une mystique noire. Dans ses dernières notes, le disque rappelle même l’onirisme romantique d’un Benjamin Lew en version digitalisée.
Sûrement l’album le plus homogène et cohérent de Cocoon jusqu’à présent.

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Tracklisting :
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Note : 80%

Site du groupe / MySpace :

cocoonmusic.free.fr

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