Barren Earth – The Devil’s Resolve

19 Mar 12 Barren Earth – The Devil’s Resolve

Curse of the Red River, sorti en 2010 plantait sévèrement l’encadrement, jugez plutôt : le maître Swäno au mix, Travis Smith pour nous en mettre plein les yeux et le déballage ostensible de ce que la Finlande avait à nous offrir de meilleur en matière de death raffiné. Une équipe de joailliers dont les membres ont distillé leur savoir-faire au sein d’Amorphis (pour le claviériste et le bassiste), Swallow The Sun (pour le chanteur), Moonsorrow (pour le batteur) et Kreator (pour un guitariste) et qui décident  de faire un bout de chemin ensemble. Sacrée carte de visite, et c’est ce qu’on appelle montrer patte blanche… Allez-y les gars, rentrez et mettez-vous à l’aise.

Et que fait un super groupe ? De la super musique ? Pas si simple : force est d’admettre que si le savoir-faire apostrophe, qu’il convainc par cette aisance à nourrir l’espace de mélodies imparables et de refrains fort bien sentis (« Vintage Warlords »… ne peut mieux faire !), l’impression d’avoir parfois un ersatz d’Amorphis met un très léger bémol à notre enthousiasme. Confondant… on reste interloqué par cette impression de constructions déjà-entendues, à cette résurgence « amorphienne » de la période Elegy / Tuonela. Pour autant et malgré ce litige identitaire (présent sur les trois premiers titres et infime au regard du caractère réellement accrocheur de la matière), les formes sont impeccables, lissées et magnifiquement ambiancées… en matière de songwriting, les protagonistes ont fait leurs preuves et réaffirment brillamment sur The Devil’s Resolve leur volonté épique, progressive et orientée 70’s. D’ailleurs, lorsque Barren Earth s’éloigne quelque peu de sa zone de confort, c’est pour nous proposer des merveilles de groove, de rock prog  pas piquées des vers (le swinguant et irrésistible « Oriental Pyre », Opeth dans le viseur). Chez Barren Earth, l’écriture enluminée par ses mélodies empoignantes n’est jamais pataude, vide de sens… autant dire que rehaussée par les growls puissants et le chant suave du très talentueux Mikko Kotamäki, celle-ci se montre plutôt déconcertante (« The Rains begin »).

Sans ne jamais faire dans la surenchère démonstrative des talents qui sont les leurs, les musiciens de Barren Earth surclassent la concurrence et signent là une pièce maîtresse à classer aux côtés des disques les plus classieux d’Amorphis et Swallow The Sun. Curieux non ? Dans toute sa délicatesse et sa splendeur, le metal scandinave n’a pas fini de nous éblouir : démesurément persuasif et agaçant de facilité.

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Tracklisting :
01. Passing Of The Crimson Shadows

02. The Rains Begin

03. Vintage Warlords

04. As It Is Written

05. The Dead Exiles

06. Oriental Pyre

07. White Field

08. Where All Stories End

Bonus de l’édition limitée :

09. Martyrs of Devotion

10. World in Haze

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Note : 80%

Site du groupe / MySpace :

http://www.barrenearth.com/

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