Baaba Kulka – Baaba Kulka

24 Nov 11 Baaba Kulka – Baaba Kulka

Fruit de la rencontre de la chanteuse Gaba Kulka et du combo Polonais Baaba, Baaba Kulka n’a absolument rien de métal et pourtant, l’iconographie relative au nom du groupe sur cette pochette jaune fluo, cela ne vous dit rien ???

Un petit effort, et oui, cela nous fait penser à celle d’Iron Maiden et ce n’est pas du tout une simple coïncidence puisque  Baaba Kulka est un projet qui reprend  à la sauce électro, acoustico, jazzy et j’en passe…les standards de la vierge de fer.

Les guitares sont ici remplacées par des claviers, des flûtes et toute sortes d’instruments acoustiques à cordes ou à vent, Gaba nous comptant quant à elle  les bonnes paroles de Bruce Dickinson et Paul Di Anno, d’une voix chaude et suave…Voilà de quoi apprécier à leur juste valeur la profondeur des textes de la bande à Steve Harris. On est très loin des Coverslave ou autre Iron Maidens, des tribute bands très fidèles à leur modèle.  Ici, la trame des morceaux est conservée tout comme les paroles et c’est à peu près tout. J’avoue que des les premières mesures de « The Number of the Beast » qui ouvre les hostilités, j’ai… pouffé de rire.

Ce clavier Bontempi accompagnant la douce voix pop féminine en guise de découverte c’est le choc,  l’intro passé on s’attend forcément à un bon gros roulement de batterie et à une accélération du tempo, en vain. Tout se fera donc  dans la lenteur, la douceur un peu  comme si la chanson avait été ralentie d’un bon cinquante pour cent  dépourvue en prime  de toute saturation, normal remarquez puisqu’il n’y a pas de guitare, pour mieux en saisir la structure, la trame mélodique. Il faut avouer malgré tout que si ce n’est pas très Metal, ce n’est pas non plus  mal fait  pourtant j’ai stoppé net cette première tentative d’écoute. Trop d’émotion d’un seul coup ça fait mal…aux oreilles.

 

Second essai, je retente l’expérience dans un autre état d’esprit et  je vais ensuite de surprise en surprise. Le tempo de « Wrathchild » est conservé,  une flûte y accompagnant une guitare acoustique pour une version disons Soul. Baaba Kulka est ici  bien plus convainquant surfant sur la vague  de leurs compatriotes d’Acid Drinkers passés maître du genre.  Retour du clavier bling bling sur « Aces high » dont le  tempo est à nouveau tempéré, comme c’est également le cas pour « The Number of the Beast » mais dans une version davantage électro; le résultat est sans appel…décidemment la pilule est difficile à avaler. Il faut dire en plus que le combo  polonais ne s’attaque pas à n’importe quels titres, la plupart font partie pour le fan de Maiden des morceaux cultes, intouchables.  Le prochain à passer à la moulinette n’est autre que le grandissime « To tame a Land »,ici  le tempo est conservé, les guitares remplacées par des claviers aux sonorités arabisantes, une reprise presque fidèle à l’original en somme si on la compare aux autres reprises bien sûr. Cet album est  très déroutant.

Passons  la courte intro « The ideas of March », chantée à Cappella par des choeurs monastiques et ouvrant pour  une version funky, groovy et franchement débridée de la ballade « Prodigal Son », quasi méconnaissable  mais paradoxalement plutôt réussie.

Il en est tout autre pour la reprise intimiste de « Flight of the icarus », entraînée par un synthé et une boîte à rythme insipide.  La reprise  plus enjouée et jazzy de « Children of the damned » passe nettement mieux même si toute la profondeur et la sensibilité de l’original a totalement disparu.

Arrive ensuite l’impensable mais si je reconnais  bien : une batterie, une basse et même  une guitare…le tout sur un tempo  respecté à la lettre tout du moins lors de l’ intro pour un « the Clairvoyant » sympathique  alternant différentes ambiances (jazzy, latino, electro) sans choquer plus que de raison. Le  voyage s’achève  avec une douce version salsa de « Still life » qui ne passe pas trop mal comparée à certains autres titres.

Vous l’aurez compris, Baaba Kulka s’adresse avant tout aux personnes ouvertes d’esprits, aux amateurs d’Iron Maiden non exclusivement métalleux qui peuvent s’enchaîner un petit album de musique latino, de jazz et d’électro ambiant sans sourciller ou s’ennuyer. Pas sur que cela soit le cas de la majorité des fans de la Vierge de Fer mais le résultat est intéressant à défaut d’être toujours convainquant. A noter que l’album est distribué avec un DVD bonus sur lequel vous pourrez également découvrir « Genghis Khan » ou « Rime of the Ancient Mariner ».

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Tracklisting :
01. The Number of the Beast

02. Wrathchild

03. Aces High

04. To Tame a Land

05. The Ides of March

06. Prodigal Son

07. Flight of the Icarus

08. Children of the Damned

09. The Clairvoyant

10. Still Life

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Note : 59%

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