Audrey Horne – Youngblood

02 Fév 13 Audrey Horne – Youngblood

Dubitative, décontenancée : voilà ma réaction après trois écoutes attentives du nouvel opus d’Audrey Horne. Ne connaissant que peu ce combo norvégien avant d’entamer la découverte de Youngblood, j’ai eu le malheureux réflexe de me replonger dans les chroniques réalisées par mes collègues obskuriens concernant les précédents albums, leur propos ne venant que renforcer mon impression première : le groupe a de toute évidence subi une mutation profonde dont Youngblood apparaît comme la première trace.  Finalement, ce n’est que moyennement étonnant pour des musiciens évoluant tous dans des groupes apparentés à la scène extrême et ayant pris un patronyme pour le moins en décalage avec leur musique.

Si certains groupes, comme AC/DC ou Motorhead, pour citer les plus grands, restent fidèles depuis leurs débuts à leur public, ce n’est point le cas d’Audrey Horne. Après avoir rendu hommage à la scène grunge et heavy rock alternative américaine avec une approche fraîche et résolument personnelle, les Scandinaves franchissent un nouveau cap en s’attaquant au heavy rock européen des années soixante-dix / quatre-vingt. Pour l’essentiel, la structure des morceaux puise dans le rock des seventies façon Thin Lizzy ou Rainbow, tout en gardant le son et l’identité globale qui est celle d’Audrey Horne sur les précédents albums, ce qui  en soi est un beau  défi. Les relents grungy ou alternatifs sont vraiment très rares, pour ne pas dire absents ; en contrepartie, l’orgue hammond sied maintenant comme un gant à la musique de la bande à Ice Dale. Les riffs sont toujours aussi efficaces et hypnotiques. Grosse nouveauté et surtout gros plus de cette métamorphose : pour mieux coller à son nouveau style, Audrey Horne nous offre de magnifiques soli de twin guitars que ne renieraient pas la paire Smith/Murray. D’ailleurs puisque l’on en vient à évoquer la Vierge de Fer, on notera que la plupart de ces soli sont plus qu’inspirés par Iron Maiden voire Thin Lizzy. C’est en fait à un véritable hommage  que se livrent Thomas Tofthagen et Arve Isdal (Ice Dale) sur de « This ends here » , « Youngblood » ou « Straight into your Grave », ce qui n’est pas pour me déplaire.
Les amateurs des précédents albums ne pourront être que décontenancés à l’écoute du nouveau-né Youngblood et devront patienter jusqu’au dernier morceau pour retrouver pleinement le style qui caractérisait le groupe jusqu’ici. Une évolution surprenante mais qui ne trahit en rien l’âme du groupe. Un album différent mais tellement puissant et frais que je ne peux m’empêcher de conclure par « Respect, messieurs. »

Be Sociable, Share!

Tracklisting :

Redemption Blues
Straight Into Your Grave
Youngblood
There Goes A Lady
Show And Tell
Cards With The Devil
Pretty Little Sunshine
The Open Sea
This Ends Here
The King Is Dead

Be Sociable, Share!























Tweet

Note : 79%

Site du groupe / MySpace :

http://www.audreyhornemusic.com

Be Sociable, Share!