Anthrax – Workship Music

14 Sep 11 Anthrax – Workship Music

On n’ y croyait plus et pourtant il est enfin là le nouvel album d’Anthrax. L’arlésienne ne nous auras pas tenu en haleine aussi longtemps qu’un certain Chinese Democracy mais quand même, on commençait à trouver le temps long… L’opus devait initialement sortir en mai 2009 et devait être le premier à mettre en avant le vocaliste Dan Nelson. Pour une obscure raison, ce dernier ayant claqué la porte au dernier moment, c’est finalement John Bush ( pas rancunier) qui devait reprendre le micro.

Quelques péripéties plus tard notamment dues à l’agitation d’une lucrative tournée avec le « Big four » et nous voici face à une galette dont le frontman n’est autre que… Joey Belladonna. Vous me suivez ? Worship Music, retravaillé, une première fois pour John Bush, subit donc à nouveau un bon lifting pour coller un peu plus à la voix de Joey. Autant dire qu’il faudra tirer un trait sur la spontanéité de cet album remanié à plusieurs reprises en sachant bien que cet exercice de reformulation ne donne que très rarement de bons résultats.

 

Après une petite intro spatiale, « Earth on Hell » déboule pied au plancher, double grosse caisse en tête de proue. C’est un Anthrax en forme et prêt à en découdre qui ressurgit des platines. Vingt et un ans après Persistance of Time, on découvre à nouveau Joey Belladonna sur des compositions d’Anthrax.

Les années étant passées par là, Workship Music dévoile un groupe techniquement au top. Fine lame et bon compositeur, Rob Caggiano y est sans doute pour une bonne part, son inspiration apportant une bonne dose de fraîcheur. Il puise dans toutes les époques du combo newyorkais: un souffle nouveau pour Anthrax qui arbore une musicalité plutôt inhabituelle. Joey s’en tire haut la main, n’en déplaise à ses détracteurs ! On le sent plus à l’aise sur un « Fight’em ‘Til You Can’t » semblant sortir tout droit de State of Euphoria qui lui sied comme un gant que sur un « Crawl » sur lequel l’ombre de John Bush est omniprésente, mais personnellement je trouve que sa performance est un quasi sans faute. C’est d’ailleurs la vraie bonne surprise de Worship Music. Le chanteur est en grande forme réalisant, ici de toute évidence sa performance la plus complète et technique. Remarquez ,il n’avait pas vraiment le choix car John Bush ne se sera pas simple à faire oublier. Joey est d’ailleurs limite bluffant sur le sombre et martial « In the end », une composition très heavy au riff pachydermique hypnotique, un titre bien dans l’ère du temps qui prouve qu’Anthrax n’est pas mort pouvant encore nous surprendre.

Savant mélange de titres sérieux et de compositions plus fun inspirées de l’ère Belladonna originelle, Worship Music se veut surprenant; plus encore si l’on tient compte du contexte dans lequel il a été composé. Seule faute de goût avec un « Judas Priest » où les américains rendent hommage à Rob Halford and co en empruntant paradoxalement le riff d’intro de « Prisoner » d’Iron Maiden… curieux. Ce titre est un des moins inspiré de Worship Music avec un « Revolution Screams » un peu trop rébarbatif et longuet malgré un excellent groove. En dehors de ces quelques baisses de régime, le retour d’un Anthrax qui continue à aller de l’avant tout en s’appuyant sur son passé est une vraie aubaine pour le fan.

 

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Tracklisting :
1. Worship (Intro)

2. Earth on Hell

3. The Devil You Know

4. Fight’em ‘Til You Can’t

5. I’m Alive

6. Hymn 1

7. In the End

8. The Giant

9. Hymn 2

10. Judas Priest

11. Crawl

12. The Constant

13. Revolution Screams

14. New Noise (Refused cover)

(Hidden track; Begins at 11:10)

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Note : 75%

Site du groupe / MySpace :

http://anthrax.com

 http://www.myspace.com/Anthrax

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1 commentaire

  1. De bonnes choses dans ce nouvel album qui aurait mérité un peu plus d’inspiration sur certains morceaux notamment sur le plan vocal mais dans l’ensemble un album sympa à écouter.

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