Andrew King – Deus Ignotus

12 Juil 11 Andrew King – Deus Ignotus

Neuf années ont été nécessaires pour compléter ce disque d’Andrew King qui s’impose d’emblée comme son magnus opus. Après une introduction à l’harmonium (clin d’œil au précédent The Amfortas Wound, sur lequel il s’agissait de l’instrument principal), l’album enchaîne sur l’épique et obsédant « The Three Ravens », où les samplings et les percussions martiales de John Murphy (SPK, Death in June, Knifeladder, Shining Vril) sont mises en avant. Les impressionnants « Judas » et « Sir Hugh » se situent dans une même veine, particulièrement puissante, comme des marches presque martelantes. Le registre de King se fait ici très large. « Sic Mea Fata Canendo Solor » est un bon exemple de l’aspect médiéval et enlevé de l’album alors que « The Wife of Usher’s Well », sûrement une des plus belles interprétations de toute sa carrière, se fait plus mélancolique, basée sur les nappes synthétiques glaçantes et inquiétantes de Hunter Barr, sur lesquelles résonne le bruit des pas de la violoniste Maria Vellanz (Sol Invictus, Leisur ::Hive). Comme il le fait souvent sur scène, les versions d’ « Edward » et « Lord Lovel » sont totalement a capella, alors que sur deux pièces sonores, il invite carrément un chœur d’église. Fidèle à lui-même, King nous offre un grand nombre d’annotations pour chacun des titres, tous inspirés de chants traditionnels, qui nous font voyager à travers les siècles. Dans son approche de chercheur, rien ne lui fait peur, que ce soit le vieil anglais du XIIIe siècle, le Latin ou l’allemand du XIVe, en essayant toujours de rester fidèle aux intentions et intonations originelles. A tous les points de vue, il s’agit de son œuvre la plus ambitieuse et impressionnante.

 

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Note : 86%

Site du groupe / MySpace :

http://www.andrewstewartking.com/

 

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