Aesthesia – Shattered Idols

07 Avr 12 Aesthesia – Shattered Idols

Il existe trois ou quatre albums tout au plus avec lesquels je ne saurais être objective tant ils m’ont fait vibrer, un certain Appetite for Destruction fait parti de ceux là… Il représente, pour moi, la quintessence du rock crée par les Rolling Stones, Led Zeppelin et autre Aerosmith. Une sorte de contrée légendaire inaccessible, d’ailleurs ses géniteurs, des certains Guns n’ Roses n’ont jamais réussi à se rapprocher de cette référence ultime crée de leurs mains y compris avec les excellents Use your illusion…et je ne parle même pas de Chinese democracy.  Si on m’avait dit qu’un jour je tomberais sur un groupe qui réussirait à créer une sorte d’ « Appetite for Destruction 2 » et que ce combo serait français, je ne l’aurais jamais cru et pourtant…
Après un premier album souffrant d’une production trop approximative, Aesthesia débarque avec un Shattered Idols  à la qualité sonore digne des références US. Sans en faire de trop et en gardant une fraîcheur intacte, Aesthesia m’a littéralement laissée sur le cul. Puisant dans le fameux album de Slash and co, pour l’énergie déployée, le style et le son, y compris celui des guitares mais pas directement dans ses compositions légendaires, le groupe frappe un grand coup. Il mixe le hard rock d’Aerosmith et des Guns  au rock plus direct et furieux de Rose Tatoo, se rapprochant ça et là de  toute la scène glam scandinave, d’Hanoi Rock à Crashdiet pour se  l’approprier et lui donner une touche  plus personnelle. Shattered Idols a l’odeur d‘Appetite for Destruction tout en ne ramenant pratiquement jamais directement à ce dernier. On pourrait tout au plus reprocher à la ballade « Gone » d’utiliser des arpèges ressemblant  à ceux de « Don’t Cry »  mais c’est à peu près tout ce qui est mélodiquement emprunté à la bande à Axl. Enfin presque car  la principale attraction d’Aesthesia est  en fait son chanteur Nico Marlyn dont le timbre résonne , oh quel régal, comme celui de sieur Rose. Le mimétisme est tel qu’il en devient parfois troublant… Pour la personnalité propre, il faudra donc rebrousser son chemin mais cette fantastique voix associée à un rock frais et décomplexé, fait plus que son effet. « Greed Machine » et « Lyna Red » n’aurait franchement pas à rougir avec une étiquette GNR, filant d’entrée un sacré coup de pied au derrière d’un Chinese Democracy mal fagoté . « Hoodoo Queen » et son groove incomparable ou le furieux « Tales of Underground » finissant totalement de l’achever. Bien sûr, tout l’album  n’est pas  de ce niveau mais je dois me rendre à l’évidence, malgré des milliers et des milliers d’écoutes et de découvertes en tout genre, ce petit Shattered idols sorti de nulle part est l’album qui se rapproche le plus près du cultissime album de la bande à Axl Rose, probablement plus encore que les Use your Illusion c’est dire…
Un album indispensable pour tous les nostalgiques des débuts de Guns n’ Roses, si seulement quelqu’un pouvait le faire écouter à Axl, cela lui procurerait peut être l’électrochoc nécessaire l’amenant à  faire la paix avec ses anciens comparses et repartir sur le bon chemin.

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Tracklisting :
01. Greed Machine

02. Lyna Red

03. Under 16

04. District of Swine

05. Hometown

06. Hoodoo Queen

07. Gone

08. Tales of Underground

09. Mary Green

10. Rattlesnake Preacher

11. Daydream

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Note : 82%

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