Accept – Stalingrad

17 Mai 12 Accept – Stalingrad

Dans la glorieuse décennie des eighties, Accept resplendissait de mille feux, nous émerveillant album après album. L’enchaînement entre les cultissimes Restless and Wild, Balls to the Wall, Metal Heart et Russian Roulette s’est fait rapidement et sans laisser le temps de souffler aux fans ; mais surtout, sans que se tarisse la formidable énergie créatrice qui animait le groupe à l’époque.
Les années ont passé, l’ex-Accept Udo Dirckschneider a fait sa vie de son côté – poussif, on ne refera pas l’histoire. Fort heureusement, Accept, de retour depuis 2010 avec le plus qu’encourageant Blood of Nations, semble animé de la même flamme que jadis. Remercions les d’emblée de nous en faire profiter encore. Si Blood of Nations marquait l’arrivée – parfois hésitante – de Mark Tornillo, partagé entre l’envie de  chanter avec sa propre tessiture et celle d’imiter l’emblématique ex-chanteur d’Accept, Stalingrad est la preuve  incontestable de sa prise du pouvoir suprême. Il maîtrise de plus en plus son sujet et tant pis pour ses cordes vocales, l’illusion d’entendre Udo est parfois totale, fait pour lequel les fans de la grande époque le remercient. Le rapide « Hung, Drawn And Quartered » qui ouvre ce nouvel opus est bluffant tant on jurerait y entendre Udo. Ajoutez-y une rythmique millimétrée, des harmoniques et solos de guitare à en faire pâlir tous les apprentis shredders de la planète ne jurant que par la rapidité d’exécution, et nous voici replongés plus de vingt-cinq ans en arrière…  Oui messieurs, une guitare sert aussi à transmettre de la mélodie et de l’émotion, et Accept l’a parfaitement compris. Le titre même « Stalingrad », s’impose en clin d’œil au mythique « Russian Roulette ».  Des gros chœurs façon Armée Rouge, un mid tempo entêtant et une démonstration de finesse de Wolf à vous en coller des frissons. On en aurait presque une larme à l’œil tant cette fichue guitare transpire. Oui, c’est l’évidence même, ce nouvel opus navigue en pleine mer mélodique, dont les embruns rappellent Russian Roulette sans pour autant tomber dans le piège de la redite. Le long « Hellfire » nous remet sur un chemin plus traditionnel, typiquement heavy germanique, genre dont Accept est à l’origine faut-il le rappeler…  Plus primaire et rentre dedans, « Flash to the Bang Time » est typiquement une composition à la U.D.O, la petite touche de génie harmonique de monsieur Hoffmann en plus… Et croyez-moi, cela fait toute la différence avec les morceaux formatés et en demi-teinte de l’ancien chanteur d’Accept.
Petite baisse de régime ou volonté de revisiter plus spécifiquement certains grands moments du passé ? « Shadow Soldiers » fait bigrement songer à « Neon Night » dont il reprend le riff, mais l’efficacité est là, c’est bien l’essentiel. Je vous ferai grâce de passer en revue le reste des morceaux, la seconde moitié de l’album étant dans l’ensemble un peu moins inspirée, laissant à ceux qui auront craqué le plaisir de la découverte. Une redécouverte du groupe qui en vaut réellement la peine, ne serait-ce que pour le génie créatif et harmonique de Wolf Hoffmann, dont chaque intervention nous rapproche un petit peu de la perfection.  En termes de heavy metal, il y a clairement Accept et les autres…

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Tracklisting :
01. Hung, drawn and quartered

02. Stalingrad

03. Hellfire

04. Flash to the Bang Time

05. Shadow Soldiers

06. Revolution

07. Us against the World

08. Twist of Fate

09. The Quick and the Dead

10. The Galley

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Note : 80%