9 Chambers – 9 Chambers

12 Avr 12 9 Chambers – 9 Chambers

C’est sous un patronyme des plus anodins et un artwork plutôt facile et désuet (qui prend simplement une dimension plus piquante quand on le regarde à l’envers)  que débarque un nouveau combo  répondant  au doux nom de 9 Chambers. La lourde rythmique ronflante associée à de jolies descentes de manche de guitare  sur le titre d’ouverture « Life moves on » donnent envie d’en savoir plus sur ce groupe  venu de nulle part mais  qui de toutes évidences maitrise son sujet à la perfection.  Et effectivement, on est en présence de lourd, du très lourd même  en la personne d’Ed Mundell , guitariste et mentor de Monster Magnet, qui vient de lâcher l’éponge après une vingtaine d’années  de bon et loyaux services à la cause du stoner rock, du chanteur guitariste Greg Hampton nettement plus connu encore pour son travail de producteur au côté d’Alice Cooper ou encore Lita Ford et du légendaire compagnon de Ronnie James Dio, aussi bien en solo qu’avec  Black Sabbath, Vinny Appice. D’un seul coup, le regard porté sur le travail de 9 Chambers n’est plus aussi innocent.  On pardonne beaucoup de chose à des débutants pas à de vieux briscards. De toutes évidences, si Ed Mundell avait quitté Monster Magnet pour passer à autre chose et bien c’est  raté. En effet,  s’il y a bien une influence qui ressort ici parmi tant d’autres, c’est bien celle de son ancien combo.  Les guitares sont accordées très bas, la production est claire, précise sans être trop métallique et les compositions très rock seventies, cela ne vous rappelle rien ? Monster Magnet bien sur  auquel on pourrait rajouter çà et là  des brides de blues rock gras à la Mountain ou encore façon Cactus, le groupe du frère de Vinnie, Carmine Appice. 

Difficile toutefois de faire suite à l’excellent « Life moves on », qui ouvrait les hostilités laissant planer les espoirs les plus fous.  Les titres s’enchainent ensuite avec  un arrière-goût  de « peu mieux faire », restant même parfois carrément en travers de la gorge.  A en mettre d’entrée  plein les oreilles, on  attend forcément une suite du même calibre. Quand cette suite est un cran en dessous alors  on est forcément déçu.  « One thing missing » mixant influence blues et Sabbathienne s’avère tout de même intéressant, tout comme un « All but done » où les deux guitaristes se livrent à de belles passes d’arme, mais ils manquent toujours le petit plus qui rendrait les compositions de 9 Chambers indispensables.  Le principal écueil étant à mon sens le chant de Greg Hampton. Bien trop monocorde, il n’apporte pas la dose de vie et d’émotion nécessaire.  Pire, il finit  franchement par  lasser  au fur et à mesure que l’on avance dans  l’écoute, longue, très longue des quatorze morceaux de ce premier opus.  Musicalement très efficace, 9 Chambers aurait mérité un autre traitement vocal, plus expressif, sincère. Un solide album malgré tout.  

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Tracklisting :
1 Life Moves On 

2 Majick Number 

3 One Thing Missing 

4 Know Your Enemy 

5 What’s It Gonna Get U 

6 All But Done 

7 Bury Yourself 

 8 Can’t Turn Your Back 

9 Other Side Of Time 

10 Indeed The Sun 

11 Use U Up 

12 Cut-n-Runn 

13 No Escape 

14 Darker Side Of Sunshine 

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Note : 74%

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