1997EV – Love Symposium Alien Spider

31 Mai 16 1997EV – Love Symposium Alien Spider

Actif depuis la fin des années 90, le projet d’Andrea Ev a développé un univers post-industriel ultra personnel que l’on pourrait rapprocher de la vague psychédélique occulte italienne tant l’artiste s’est toujours intéressé à créer des ambiances cosmiques et angoissantes qui ont besoin de temps pour exercer tout leur pouvoir hypnotique. De nombreux enregistrements sont parus mais toujours de façon confidentielle, ce qui est bien dommage quant à l’excellence de la musique qui peut s’adresser à bien plus que des fans d’industriel, de soundtracks horrifiques ou d’atmosphères dark et crépusculaires. Il y a aussi du post-rock, de la folk, de l’avant-garde, du surréalisme, du drone, du free rock, de la transe et de l’électronique abstraite qui participent à ces trips hallucinés qu’Andrea délimite avec un talent d’orfèvre.

Ce Love Symposium Alien Spider au format vinyle conjugue quelques unes des nombreuses facettes de 1997Ev, mettant en avant des morceaux aux rythmiques lourdes et répétitives, de l’inaugural et magistral « drySun Acid », plombé et paralysant, jusqu’au fiévreux et caniculaire « Magnetospleen ». Les guitares y sont utilisées souvent sous forme de boucles créant un sentiment de suspens et d’abattement. À partir de là, chant, percussions, manipulations électroniques se rajoutent alors que les textures de drones se multiplient. Chaque pièce est ainsi comme une avancée dans un territoire oppressant et hostile. La quatrième dimension n’est jamais très loin, comme sur le terrifiant « Black Christine » où les bruitages malsains et industriels perturbent une mélopée de boîte à musique, trop enfantine pour être rassurante, alors que guitare et rythmes s’abattent lentement dans un esprit proche du doom. Certaines sonorités ne sont pas sans rappeler Coil et leur sens des mélopées mystiques, bruitistes et triturées (« Post-Organic Lullaby »). Mais les cauchemars éveillés (« Sleepstone ») sont aussi contrebalancés par le psychédélisme folk et expérimental de « Oceanic » et « Ologramatic » où les espaces dépeints se font moins claustrophobes.

Ce disque est une bonne porte d’entrée dans le monde d’Andrea avant de se plonger dans les précédents et très recommandables Strobos Vann ou Zeta Reticuli.

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Note : 82%

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