Wendy Bevan – Interview pour la sortie de Falling (single)

04 Juil 18 Wendy Bevan – Interview pour la sortie de Falling (single)

Après le single digital « Love from the Moon » et la sortie de « Sweet Dedication », Wendy Bevan continue de tracer des pistes sur ce que pourrait être son deuxième album. Un disque attendu, guetté. Ce single « Falling » et ses deux remixes sont un tournant dans sa courte carrière. D’abord, en affirmant un titre efficace et en proposant deux relectures très différentes, Wendy Bevan teste des options en confiant ses idées à d’autres. Sur le titre initial, le son de sa voix est chaud et un peu distant, prenant de nouvelles marques par rapport à la tessiture et aux tics de Siouxsie , laquelle figurait dans le top des références au sujet de l’album de Wendy, Rose and Thorn. La tonalité majeure est sombre, sourde ; pourtant, on retrouve une ligne claire, plus aérienne, légèrement dansante qui se superpose. De ce titre riche, Hante. et Vogue.Noir, compagnons de label, ont montré comment pourrait aussi sonner la dame dans l’avenir. Entre rétro-clubby et profondeurs nostalgiques, le choix est large. Gageons aisément que le parcours dessiné pourra alors nous surprendre. Wendy Bevan ouvre ses possibles, refusant le cloisonnement initial.

Bonjour Wendy, comment as-tu décidé que « Falling » sortirait en single ?

J’ai écrit « Falling » en début d’année, ce sont les prémisses d’un nouvel album. Ce titre reflète un moment de ma vie et de mon expérience et j’ai senti que ce serait le bon titre pour faire un single. Il est assez différent de mes autres travaux et j’aime profondément cette nouvelle direction.

Doit-on alors comprendre que ce titre assez doux, comme une ballade au rythme plus lent annonce les pistes de ton prochain album ?

Peut-être… Disons que c’est un avant-goût de ce qui va venir…

Que peux-tu nous dire au sujet de ton travail avec Robert Harder (à la production et au mastering du titre, travail pour The Slits ou Neneh Cherry) ?

Robert et moi nous travaillons ensemble depuis deux ans environ maintenant, mais nous nous connaissons depuis un bon moment par le biais de la scène musicale londonienne. Robert vit le plus souvent en Californie, dans le désert de Joshua Tree et pour ma part, je réside à Los Angeles ; alors on s’est dit que cette fois, ce serait le moment parfait pour collaborer sur du nouveau matériel. On a aussi écrit un titre appelé « Running From Waking » qui est sorti en 2017 sur mon EP Love From The Moon.

Tu abordes le thème des incompréhensions entre deux personnes : est-ce que tes paroles ont le pouvoir de nettoyer les sentiments que tu éprouves lorsque tu les écris ?

Oui, je pense que les paroles ont un grand pouvoir, même si ce sont plus pour moi des prémonitions que des réflexions. Il y a des moments qui viennent de mon passé, de mon présent et des idées du futur que je fusionne. Je ne connais pas au départ leur vrai sens, il faut quelques temps pour que je comprenne ce que ça pouvait annoncer. Mais les paroles ne sont jamais littérales chez moi.

Hante. est l’une de nos Françaises les plus en vue. Sa version de ton titre est profonde, pleine de synthé et d’échos. Quelles furent tes réactions à la première écoute de ce remix ?

J’aime le travail de Hante. et c’était si bien qu’elle fasse un remix de mon titre ! C’est complètement à l’opposé de celui de Vogue.Noir. En fait, en ce moment on réfléchit à des modalités pour développer cette relation de travail pour les prochains mois, du coup, il faudra bien aller sur mon Instagram pour voir de nouvelles collaborations.

Vogue.Noir a transformé ton titre en une chanson très boîte de nuit, avec un bon esprit années 80. Que penses-tu justement de ce retour d’une scène synth-cold-rock ?

J’adore ! Ça me donne tellement envie de danser…

Est-ce que la nostalgie a une grande part dans ta manière de créer ?

Ce n’est pas intentionnel quand je crée, que je travaille, c’est juste que je me mets vraiment à « résonner » avec ces sons du passé. Mais, à vrai dire, j’espère que mon travail est perçu comme intemporel, pas comme une prise de notes ou un reflet.

Sur ce single, l’illustration est aussi une nouvelle façon de présenter ton art. Avais-tu laissé des instructions à Susan Diamond ?

Oui, en temps habituel, je crée l’artwork des disques, mais là, j’ai beaucoup aimé le travail de Susan. Je l’ai découverte via Instagram l’an passé et je me suis souvenue de son imagerie. J’ai pensé que cette peinture serait parfaite pour la pochette du single. Elle a l’air puissante, comme d’un autre monde, forte, étrange et futuriste, ce qui quelque part fonctionne bien comme un ajout à cette nostalgie que tu as perçue dans le morceau.

Plus tu réponds, plus je pense que ce simple single est en fait une carte de visite actualisée, comme si tu t’en servais comme d’un test pour commencer quelque chose de plus étrange… Je me trompe ?

Non, c’est bien ça ! Tu as raison…

Photo de Wendy Bevan par Fiona Garden

Page du label Unknown Pleasures Records consacrée au single

Pour suivre Wendy Bevan :

www.wendy-bevan.com
@wendybevanofficial

https://www.facebook.com/wendybevanartist/

 

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