Trepalium – Interview bonus Obsküre Magazine #10

27 Juil 12 Trepalium – Interview bonus Obsküre Magazine #10

En complément de l’entrevue de Trepalium publiée dans Obsküre Magazine #10 (juillet / août 2012, en kiosques depuis le 18 juillet), www.obskuremag.net publie les extraits restés inédits de notre entretien avec les charismatiques KK (chant, textes) et Harun (guitare).

Obsküre Magazine : Selon vous, quelles sont les ressemblances et les dissemblances entre vos deux derniers albums ?
Harun : On peut dire que H.N.P est encore un peu plus vicieux que XIII car les riffs ont beau être parfois étonnamment longs ou partir sur des décalages surprenants et variés, le groove est toujours là. Ces deux albums sont très liés mais ne résonnent pas de la même façon. Ils ont chacun leur propre identité et leur lot de surprises !

Quelle est la personnalité du personnage central dans le concept de H.N.P ?
KK: XIII est un homme commun à la base mais qui a fini par glisser vers la folie. Les raisons pour lesquelles son esprit est à présent malade sont diverses et variées : le décalage avec le contexte auquel il appartient, le manque d’intérêt pour les choses, la condition insatiable à désirer etc… Après sa mort, ce sont tous ces petits fragments de vie que les gens vont vampiriser, et collectivement intégrer. Ainsi émerge une nouvelle sous-culture, son culte naît.

Les compositions de H.N.P sont moins colorées que vos incartades jazzy, ou vos plans acoustiques et blasts… cette volonté de changement s’inscrit-elle dans une évolution naturelle ou dans une envie consciente de distordre l’identité Trepalium ? Difficile par exemple de reconnaître le groupe à l’écoute de l’excellent instrumental « Raining Past »…
Harun : Disons un peu des deux. J’avais envie de sortir un peu du carcan imposé par les albums précédents mais évidemment, il fallait garder un lien avec notre passé. Il a donc fallu conserver certains outils de composition et les faire évoluer. Il a aussi fallu distiller de nouveaux éléments qui s’inscrivent dans le concept Trepalium. Cette démarche a donné naissance à des titres comme « Raining Past » ou encore « (A)I was(S) »…nécessaires à un bon album de Trepalium !

Votre son me semble plus écrasant et mid-tempo que par le passé, les accélérations beaucoup plus discrètes et insidieuses ; cette direction a-t-elle été présente dès les premières ébauches de H.N.P ?
Harun : Oui, car la vision de ce que devait être cet album  est née avant même de s’y atteler.

Bien que démoniquement groovy, votre musique reste death’n’roll / post thrash. De quelle école du death vous réclamez-vous ? Quelles sont vos références ultimes en la matière ? Continuez-vous à écouter de la musique extrême ?
KK : Mes références ultimes… je dirais les classiques : Cannibal Corpse, Obituary, Brutal Truth, Carcass, Entombed. Aujourd’hui, j’écoute beaucoup de choses différentes mais j’avoue ne pas trop m’écarter du rock n’ roll. En ce moment j’écoute beaucoup Demented Are Go qui viens de sortir un très bon album et je me plonge souvent dans la discographie des Cramps. J’écoute également Age of Perversion, le nouvel album des potes d’Offending, que je salue au passage. C’est un album que je conseille à tous les amateurs de bon gros death metal.
Harun : Je n’écoute plus vraiment grand chose en metal extrême depuis quelques temps mais j’ai été bercé par des groupes comme Meshuggah, Pantera, Morbid Angel, Napalm Death, Cannibal Corpse ou encore King Crimson, Magma, Mat Morgan’s Band…

On souhaiterait vous connaître un peu plus, humainement. Hormis la musique, qu’est-ce qui vous passionne ? Une passion inavouée comme le curling, le jardinage, collectionner les nains de jardin, la philatélie ou la gymnastique rythmique ?
Harun : J’ai une passion pour l’histoire, l’exploration spatiale et l’univers mais aussi pour les tornades… ça me fascine totalement !
KK : J’aime beaucoup les vieilles pierres et le mystère qu’elles dégagent, je visite souvent ce genre d’endroits en imaginant tout ce qui y a pu s’y passer.

 

 

 

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