The Membranes – Interview Bonus Obsküre # 25

07 Oct 15 The Membranes – Interview Bonus Obsküre # 25

2015 marquera le retour discographique éblouissant des Membranes, formation post-punk qui avait arrêté ses activités il y a vingt-six ans. Dark Matter / Dark Energy est non seulement un disque conceptuel maîtrisé de bout en bout mais c’est aussi leur meilleur album à ce jour. Riche, sombre et puissant. Voici le bonus de notre entretien avec John Robb, le chanteur-bassiste du groupe.

ObsküreMag : Bonjour John. D’abord, je dois t’avouer que je n’avais pas écouté les Membranes depuis fort longtemps. Bien sûr, je me souvenais des chansons des albums Giant et Kiss Ass… Godhead! Mais en écoutant ce nouvel album, c’était pour moi comme redécouvrir complètement le groupe.

John Robb : Merci pour ces mots, la réception a été incroyable. On a passé une année à faire cet album. Nous n’étions pas tous les jours au studio mais nous y pensions tout le temps. Ce fut un tel soulagement de pouvoir le sortir et les réactions de par le monde sont formidables. Faire cet album a aussi été une redécouverte des Membranes pour moi aussi. Je n’y avais pas pensé depuis longtemps. Mais quand My Bloody Valentine nous ont demandé de jouer à All Tomorrows Parties, une flamme s’est allumée. L’important c’était la liberté, ne pas avoir de limites et de faire une musique qui soit totalement pure et naturelle et au diable les conséquences.
L’esprit des Membranes était la chose importante et une fois qu’il avait été invoqué, il n’y avait pas de chemin en arrière possible, et nous pouvions faire une musique aussi sombre et variée que nous souhaitions. Quand l’album a été enregistré, tout ce dont j’avais besoin c’était un artwork qui puisse retranscrire parfaitement les cauchemars et l’énergie émotionnellement sombre que l’on retrouvait partout. C’est ainsi que Füssli s’est retrouvé sur la couverture de façon posthume.

L’album lui même commence avec un morceau très épique et assez gothique, « The Universe explodes… » mais qui inclut aussi des éléments de post-rock, de psychédélisme et des souvenirs du Swans du début des années 90. Avez-vous complètement redéfini le son du groupe ?

En partie, mais la plupart des chansons sont connectées d’une façon ou d’une autre au passé des Membranes, même si c’est léger. « The Universe Explodes… » est une version pleinement réalisée de la mélancolie bourdonnante et post-rock de « Myths and Legends » en 1982 mais avec une capacité à garder la beauté dans le bruit et en ajoutant un sens des dynamiques dans la musique. Je pense qu’en vieillissant tu comprends comment obtenir la musique que tu as dans la tête et comment la rendre épique et énorme sans en perdre le centre d’intérêt.
Quand nous avons commencé, nous n’avions tout simplement pas la capacité de créer la musique que nous avions dans la tête bien que nous nous en soyons approchés quelques fois. Nous étions aussi entravés en partie par le do-it-yourself – qui est génial en tant que concept mais à l’intérieur duquel il est difficile d’exister ! Le manque d’argent et de connaissance, notamment en grandissant à Blackpool, a rendu nos idées difficiles à réaliser mais parfois cet échec glorieux ajoutait du charme. En 2015, Nous aspirons à quelque chose de plus puissant et épique, et à présent nous avons la capacité de réussir notre coup mais nous comprenons toujours l’esprit derrière cette musique. Donc ce fut quelque part une redéfinition de ce que sont les Membranes. Nous nous sommes mis au défi et cela a donné quelque chose de différent et de saisissant, mais avec le même esprit – un peu comme les Swans, que tu mentionnes, l’ont fait avec leur reprise d’activité. Ils ont été nos compagnons de route quand nous avons commencé, tout comme Birthday Party, The Fall et Einstürzende Neubauten – des groupes issus du punk mais qui sont partis dans d’autres directions.

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Y a-t-il eu beaucoup de genres que vous avez souhaité explorer sur cet album ? On ne pourrait tous les lister, mais cela part du noise à l’ambient, en passant par le psychédélisme, les environnements sonores électroniques, la no wave, la musique classique ou encore de aspects plus groovy. Est-ce que cela reflète le diversité de vos goûts musicaux et quels sont les styles ou les artistes qui vous interpellent en ce moment?

Une des choses que l’on peut dire quand on a grandi dans la période punk c’est comme les goûts des gens étaient divers. La légende veut que 1977 soit l’ « année zéro » mais en vérité toutes les personnes que nous connaissions ont utilisé le punk comme un tremplin pour aller vers des styles de musique différents. Certaines personnes écoutaient du punk et du prog en même temps et nous partagions nos disques avec les amis hippies et prog tout en aimant les Ramones autant que Captain Beefheart et le reggae dub.
Notre guide a été John Peel dont le programme radiophonique était super éclectique – on écoutait son émission car c’était la seule qui jouait des disques punk mais l’émission pouvait se finir avec de la musique africaine ou électronique – c’était une vraie aventure radiophonique.
Au final le punk a été une attitude plus qu’un style musical et même quand le genre était à son apogée, nous écoutions les disques des hippies de Can, Faust et Magma ou le psychédélisme de la dernière période des Beatles jusqu’à Captain Beefheart et la culture freak – c’était toute une aventure. Quand je réécoute les disques des Membranes du milieu des années 80, ils sonnent autant comme un rock gothique progressif que le post-punk disloqué auquel on nous a rattachés joué dans un style très lourd et saturé avec l’énergie du punk.
Cette aventure continue et, comme beaucoup de gens qui ont grandi avec la musique noisy, j’ai été aussi fasciné par la musique calme ambient, ce que l’on ressent sur le disque aussi. J’aime l’approche mentale du psychédélisme. J’aime le freak funk de Parliament/Funkadelic et l’aventure du post-punk à laquelle nous avons participée, et tout cela se retrouve dans l’album, tout comme la théâtralité de la musique classique et les rythmes libres des Gnawa ou de ce qu’on appelle les musiques du monde, ainsi que l’espace couvert par le dub. La seule façon honnête de faire de la musique c’est de refléter tout cela et essayer d’y donner un sens. Ce n’est pas comme si nous disions, écrivons un blues free jazz – la musique n’est jamais préméditée, elle s’écoule. Nous avons aussi été très divers sur cet album – nous pouvions faire des morceaux basés sur un gros son de basse bien lourd ou des morceaux néoclassiques avec des arrangements de cordes et d’autres qui n’étaient que des drones ambient ou du pur groove.

La musique était-elle influencée par les thèmes que vous souhaitiez aborder : le cosmos, l’univers… ?

Dans un sens oui. L’idée d’éternité et le caractère infini de l’univers rendent la question des genres musicaux plutôt insignifiantes ! Certains morceaux ont été écrits en imaginant juste le vide comme sur « Dark Matter » – une chanson sombre faite de drones produits avec des e-bows et dans le fond, le drone réel d’un enregistrement de la NASA du son réel produit par l’univers. Ce son profond m’a fasciné, c’est mystique, puissant, et c’est ce qui m’a fait penser à la musicalité de l’univers – l’idée que peut-être toutes les musiques essaient de s’accorder à l’univers qui est apparemment en si mineur.
Quand j’ai découvert cela, j’ai décidé d’écrire une chanson en si mineur et c’est devenu « The Hum of the Universe » – une chanson qui reflète la beauté du vide de l’univers et la violence extrême et permanente de sa création et de sa destruction infinies – cette chanson incorpore aussi l’idée de méditation et essayer de s’accorder à l’infini quant à ce qui concerne la vie et la mort également. Mon père est lié fortement à ce morceau – on y trouve même un extrait d’une conversation avec mon père sur l’univers au début, un enregistrement qui a été fait deux mois avant sa mort. C’est sur l’idée que quand nous mourons, nos corps se décomposent jusqu’à devenir la poussière cosmique qui flotte dans l’univers pour toujours – j’aimais toutes ces idées et elles se retrouvent dans ce titre.

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Pourquoi le choix de vous focaliser sur le travail du physicien Joe Incandela pour l’album ? En quoi ses recherches vous ont-elles interpellés?

C’est venu d’une rencontre lors de conférences que nous faisions dans le cadre du programme TEDx. Je parlais du punk et du DIY et lui de la physique des particules. Nous avons diné ensemble après, il avait adoré ma présentation sur le punk rock mais j’avais été encore plus inspiré par son discours sur l’univers, et il m’a donné plein d’informations – des choses que le public ne sait pas. Nous sommes restés en contact et il apparaît sur un des morceaux de l’album, « The Multiverse Suite » où il est question de toutes les théories ésotériques d’avant-garde qui entrent en jeu en ce moment.

Après cette discussion, j’ai pensé que ce serait excellent de faire un concert avec des scientifiques conversant avec moi et à la fin les Membranes auraient joué. C’est ce que nous avons fait à Manchester et nous l’avons appelé « The Universe Explained ». C’était un événement hallucinant. De là, c’est devenu le thème de l’album, mais les chansons ont un double sens – elles sont construites autour de l’espace et de l’univers, mai la vie personnelle y est incluse aussi. En plein milieu de l’enregistrement de l’album, mon père est mort et cela a influé inévitablement sur de nombreuses chansons. « The Hum of the Universe » qui est une chanson basée sur un bruit drone en si mineur, le son de l’univers, parle aussi du fait que tout en revient à la poussière et au bourdonnement de l’éternité. L’album est aussi en ordre chronologique, commence avec le début de l’univers qui se fond dans l’éternité à la fin, ce qui renvoie aussi à la vie et la mort de mon père.

Vu que l’album se nomme Dark Matter/Dark Energy, Y avait-il une envie délibérée de vous focaliser sur les aspects les plus sombres, gothiques et apocalyptiques de votre musique? Etait-ce lié à un contexte personnel ou plus global?

Oui. Les musiques plus sombres et mélancoliques m’ont toujours fasciné. Quand tu viens du Nord Ouest de l’Angleterre, cela fait partie de ton ADN. De Joy Division aux Bunnymen, cela a toujours été là. Peut-être que c’était dû au temps grisâtre ou aux décors post-industriels des années 70 et 80. Il était tellement important pour nous d’aller creuser les recoins les plus sombres avec cet album. La musique alternative ou indépendante est devenue très sage avec les années. À l’inverse, nous voulions aller au cœur des ténèbres. La violence et la beauté de l’univers fut un bon point de départ, puis la mort de mon père a donné à l’ensemble une dimension plus viscérale et personnelle, et les questions sont devenues d’autant plus grandes qu’elles étaient intimes.
La culture dite gothique a été négligée dans la narration musicale. Il y a eu de grands livres sur le post-punk mais beaucoup oublient une partie majeure de l’histoire, des groupes comme Killing Joke et Bauhaus qui ont fait des musiques vraiment révolutionnaires. Je travaille d’ailleurs sur un livre sur ces groupes en ce moment. The Membranes était contemporain de ces groupes, nous ne nous sommes jamais identifiés à une scène mais nous apprécions une grande partie du travail de ces groupes. Il y a toujours des ténèbres personnelles et globales dans lesquelles aller chercher – nous vivons des temps dangereux.

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Il y a aussi le thème d’Eros (« Hail to the Lovers ») et Thanatos (« In the Graveyard ») sur l’album. Est-ce qu’un terme comme « romantisme » serait abusif ou non approprié?

Il y a définitivement un fort axe romantique sur le disque – Thanatos plane sur des morceaux comme « The Hum of the Universe », « Dark Energy » et « In the Graveyard » dont les paroles traitent du fait d’être assis dans la maison de retraite en regardant mon père peu à peu décliner et mourir devant mes yeux – un géant qui diminue mais avec la même fierté obstinée qui était la sienne. Les références aux fleurs jaunes de l’effroi dans la chanson évoquent la puanteur de la mort mais aussi les fleurs jaunes qui poussaient dans le jardin de la maison et qui restèrent en fleur tout l’été et l’automne avant qu’il ne décède – ces fleurs sont devenues un motif de sa fin de vie et nous parlions beaucoup de ces fleurs et du fait qu’elles perduraient dans la noirceur de l’automne. Cela ressemblait à ce qu’il vivait aussi. Il y a des références aux deux dernières semaines de sa vie quand il reposait sur le lit d’hôpital et qu’ils ont retiré la perfusion qui le nourrissait. Il était dans un état de stupéfaction béat – endormi, presque comme dans le coma mais pouvait nous entendre parler autour de lui et ses mains se contractaient quand vous les touchiez. L’idée de la chanson, c’est que l’on meurt et que la vie continue. Elle décrit quelqu’un qui attend sa mort. Mais il y a d’autres grands thèmes comme tu le dis. « Hail to the Lovers » est une chanson sur la vie et les espiègleries sexuelles d’Eros – l’album suit simplement l’ordre de la vie : naissance – vie – sexe – mort.
La chanson « Hum Of The Universe » traite de l’idée que même l’univers possède une vie et est rattaché à la nature, alors que « Hail To The Lovers » est une chanson juvénile sur un désir de vivre qui se joue sur un fond d’étoiles dans le ciel et la réinvention permanente de la vie dans l’univers.

En même temps votre post-punk est aussi bruyant et rageur qu’il l’était dans les années 80 (« 21st Century Man », « Do the Supernova », « Space Junk »). L’éthique punk est-elle toujours en vous? Et que veut-elle dire aujourd’hui en 2015?

Cela reste dans ma psyche. L’éthique punk est très mal comprise et c’est une très bonne chose ! Tout le monde a sa propre interprétation et personne n’a tort. c’est lié à la responsabilisation, l’énergie et la liberté.
C’est curieux car quand nous étions jeunes et captivés par le punk, les gens disaient que c’était une phase et que nous allions finir par grandir, mais la musique et les idées restent aussi puissantes aujourd’hui qu’elles l’étaient à l’époque.
Quand je joue la basse, cela me renvoie en partie à cette période dans cette énergie et cette intensité mais c’est mis à jour avec les années que j’ai passées à écouter des musiques différentes – il y a une partie qui remonte à ce temps là et une autre liée à aujourd’hui mais cela joue toujours avec l’énergie et l’agression qui étaient alors si importantes.
Il y a toujours de la rage au coeur de la musique des Membranes et un désir puissant de se perdre dans le son et un volume féroce qui vous enveloppe. Se tenir au milieu du maelstrom sonique que ce soit pendant les répétitions, les balances ou les concerts est une expérience merveilleuse. Quand le bruit t’engloutit, c’est une allégresse extatique qui te fait échapper à la camisole de force de la vie conventionnelle. Le bruit et la beauté m’intriguent toujours – cela se reflète aussi dans les extrêmes de l’univers. J’aime aussi beaucoup la répétition et continuer à jouer le même riff encore et encore, c’est vraiment hypnotique et cela casse toutes les règles du songwriting normal tout en possédant une puissance enveloppante qui lui est propre – j’adore la façon dont cela s’opère dans la musique Gnawa de l’Afrique du nord – construire et maintenir des états extatiques et religieux qui ont à voir avec le divin.

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Pour ce qui est de la démarche créatrice, tu es plutôt instinctif ou très discipliné?

C’est une combinaison des deux. Certains des morceaux de l’album ont été des premières prises en répétitions… « 21st Century Man » a été enregistré directement sur bande autour de cette idée d’une ligne de basse implacable et les voix ont été ajoutées en une prise – si ce n’était pas tombé si juste, nous aurions été heureux de l’enregistrer à nouveau mais parfois on ne peut améliorer le mini big bang de la créativité ! Il y avait aussi beaucoup de synergie. L’album a été enregistré par des gens qui connaissent la façon de jouer de chacun. Nous avons cet « esprit communautaire » dont les Doors parlaient – cette idée que quand tu commences à jouer, tout le monde sait vers où se diriger de façon instinctive. Beaucoup de groupes possèdent ça, non? Tu sais que quand Shellac ou Swans répètent, cela va toujours super bien sonner. Pour en arriver là, il faut de la discipline et de l’instinct.
Le mixage des morceaux demande de la discipline – je ne souhaite pas que l’album soit une expérience live dans un studio. J’aime jouer en live et les sons peuvent être super mais parfois j’aime aussi tordre un peu les choses, ajouter des détails pour rendre l’écoute toujours mystérieuse, pour entendre des choses que tu n’avais jamais entendues avant, pour que ça bouge autour de ta tête quand tu écoutes – ce qui fait de l’album une vraie expérience psychédélique.

En parlant de discipline, je me souviens que certains vous associaient à la scène américaine hardcore straight edge, ce qui était assez bizarre vu que vous venez de Blackpool en Angleterre ! Personnellement, je vous ai toujours plus associés à la musique de The Ex ou Crass, avec une vision très ouverte du punk et du DIY. Vous sentiez vous proches de ces groupes et quel regard portez-vous sur les albums que vous avez faits dans les années 80?

Parfois les gens disaient ça quand nous jouions en France ou en Belgique – je ne sais pas d’où est venue cette confusion. À l’époque nous buvions, mais cela fait 23 ans que j’ai arrêté de boire quoi que ce soit et je suis vegan depuis très longtemps – donc étrangement je suis devenu ce que les gens appellent un straight edge ! mais je rejette les étiquettes car elles appartiennent à l’idéologie de quelqu’un d’autre. Je connais très bien Ian MacKaye et il est mal à l’aise avec l’appellation « straight edge » et c’est pourtant lui qui a tout commencé ! Sa chanson parlait à l’origine du fait de rejeter les idées de la vieille école du rock, comme quoi tu devais toujours être défoncé ou hors de toi même, et cela a été transformé en un idéal de vie. Personnellement je n’ai rien à faire de ce que font les autres. Ce peut être amusant de jouer devant un public ivre. La musique suffit pour moi pour se sentir transformé. Donc dans un sens, en vieillissant, je suis devenu plus discipliné. J’aime m’entraîner avec des poids et haltères. J’aime courir. J’aime le yoga – pas dans le sens strict mais essayer de contrôler l’énergie infernale qui me dirige. Je suppose que j’avais déjà un esprit psychédélique et que je voyais déjà le monde d’une façon tordue. Je canalise cette énergie infernale et la transforme en créativité. Diriger un groupe cela prend du temps. En 2015, c’est une opération à échelon mondial avec des propositions de concerts qui viennent de partout.
Nous avons toujours senti une certaine parenté avec Minor Threat et Black Flag, mais ces derniers n’étaient sûrement pas straight edge si ce n’est pour Henry Rollins. Nous étions aussi amis avec The Ex en particulier. Nous restions avec eux à leur squat et nous avons tourné avec eux des tas de fois. Je reste en très bon rapports d’amitié avec ces personnes mais nous collions aussi à l’univers Bithday Party/Fall/Neubauten, même si nous venions de Blackpool et pas de Berlin, Manchester ou Melbourne.

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Quels sont les projets pour The Membranes?

Plein de projets. Nous ne nous attendions pas à ce que l’album prenne ainsi. Nous savions qu’il était bon et nous en étions très fiers mais nous pensions l’avoir fait pour nous et un cercle de gens aux mêmes affinités. La musique « alternative » en 2015 n’est pas très alternative – c’est un choix de vie légèrement branché pour certaines personnes et on aurait pu nous dire que nous étions trop bruyants. Mais les chroniques ont été hallucinantes, certains ont dit que c’était un des grands albums de cette année et les radios le jouent partout au Royaume Uni. Nous avons fait quelques festivals et beaucoup de public s’est présenté et les gens étaient à fond alors que l’album n’était pas encore sorti (paru fin juin). Les gens semblent prêts pour ce que nous faisons. Cela fait de notre histoire quelque chose d’assez invraisemblable – un groupe qui revient après une pause de 26 ans et qui produit son album le plus acclamé. Nous avons en projet de tourner pour les deux années qui viennent et il y a quelques shows spéciaux qui s’annoncent – nous allons refaire « Universe Explained » – des gens en Estonie et à Lisbonne sont intéressés et nous préparons un single avec un chœur… tout sera révélé très bientôt !

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