The March Violets – Interview bonus Obsküre Magazine #12

28 Déc 12 The March Violets – Interview bonus Obsküre Magazine #12

En complément de l’entrevue parue dans Obsküre Magazine #12 (novembre / décembre 2012), www.obskuremag.net publie les extraits restés inédits de notre entretien avec Simon Denbigh, cofondateur avec Tom Ashton d’un March Violets remis sur pied depuis plusieurs années et dont reste attendu le tout premier album studio. La formation s’était fait connaître du public gothique au fil de quelques formats courts dans les années quatre-vingt (se reporter à la compilation The botanic Verses pour un aperçu global, parue anciennement chez Jungle), mais aussi pour avoir rejoint, à l’époque, une écurie nommée Merciful Release et pilotée par un certain Andrew Eldritch (The Sisters Of Mercy). Un Andrew que Simon continue d’assister techniquement en tournée, en parallèle d’un retour aux activités studio des Violets avec la plupart des membres d’origine. Au mois de décembre 2012, ce premier fameux album était en phase finale de production. 2013 devait enfin répondre à une attente vieille d’une trentaine d’année. Arlésienne ? Qui a dit arlésienne ?

Obsküre Magazine : Avez-vous enregistré et composé d’une manière très différente de celle des enregistrements « de l’époque » et à travers cette expérience, vois-tu globalement The March Violets comme le « même » groupe qu’avant?
Simon Denbigh :
Nous basons évidemment notre démarche sur les mêmes éléments que par le passé et sur le plan matériel, par exemple, j’ai encore mes vieilles boîtes à rythmes. Mais oui, ça a été un processus très différent. Les membres du groupe sont éparpillés dans le monde et à différents moments dans le temps, chacun fait son job. Tom Ashton vit en Géorgie aux Etats-Unis et compose beaucoup de musiques de film. Je vis toujours à Leeds, mais j’ai accompagné un peu The Sisters Of Mercy sur une partie de la tournée XXX pendant la construction de l’album, et puis j’ai fait encore quantité d’autres choses en dehors. Rosie Garland (www.rosiegarland.com) a une vie incroyablement occupée en tant qu’interprète, auteur et Déesse en général, et voyage aussi beaucoup. Et puis Jo Violet ne semble pas dormir, assure environ quatorze emplois en simultané. Cependant, c’est globalement le même groupe qu’avant et même si nous avons mis au point les nouveaux titres dans une multitude de lieux et de temps différents, la vision demeure. Elle est toujours là. Notre attitude n’a pas changé. Certaines des nouvelles chansons ont attendu d’être enregistrées pendant de nombreuses années. C’est mon boulot de tirer le tout vers la concrétisation et de rendre cela possible, et je suis convaincu que ça fonctionne. Bien que la distance ait causé des problèmes évidents, il fallait trouver de nouvelles façons de le faire et dans certains cas, la tension créée par le fait de travailler sur des choses chacun de son côté ajoute à l’intensité. Et puis nous avons eu des moments d’écriture et d’enregistrement ensemble lorsque nous nous sommes retrouvés pour donner des concerts. Cet album sera donc le premier véritable album de Mars Violets.

Vous jouerez plus tard aux côtés de Fields Of The Nephilim lors du Alt-Fest (N.D.L.R. : du 15 au 17 août 2014, un évènement goth, metal et indus alternatif patronné par AC Promotions et qui annonce aussi la présence de Front 242). Pensez-vous que ce maintien en activité de la musique des années quatre-vingt se doit uniquement à la nostalgie ou as-tu l’impression qu’à travers leurs performances actuelles, les anciens groupes renouvellent une partie de leurs publics respectifs ?
Les deux. La nostalgie est une chose puissante, mais certains d’entre nous, parmi les « anciens », sont encore de putains de bons groupes ! Hum, bon… en fait non, je pense que certains d’entre eux n’auraient certainement pas dû se reformer. Toutefois, je remarque un manque flagrant de prestance scénique chez quelques-uns des groupes des jeunes générations… mais là encore, pas tous ! Et pourquoi ne serait-ce pas le cas ? Nombre d’entre eux n’ont pas beaucoup joué en live, après tout. J’ai connu pour ma part l’expérience de la scène sur près de trois décennies ! En outre, le recours à Autotune et l’utilisation de matériel de studio moderne rendent la technique d’enregistrement plus facile… Mais le live, c’est différent. Après, la nostalgie peut jouer contre toi aussi : tu ne peux présenter le même groupe que celui que tel ou tel aimait vraiment en live il y a vingt ans. Aucun des protagonistes de cette affaire, ni public ni groupe, ne se trouve dans le même endroit, le même temps. L’éclat doré de la mémoire est une dure maîtresse. Mais dans l’ensemble, depuis que nous sommes revenus, nous avons reçu un grand nombre d’adorables fans ayant découvert à quel point les Anciens peuvent encore avoir du jus (sourire).

> WEB OFFICIEL
www.marchviolets.co.uk

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