The Jezabels (interview bonus Obsküre Magazine #9)

11 Mai 12 The Jezabels (interview bonus Obsküre Magazine #9)

Après plusieurs formats courts, les Australiens Jezabels sortent le puissant, concentré et évocateur Prisoner. Ce premier vrai album regroupe une série de chansons pop et relativement sombres, produites dans l’idée de puissance. À découvrir dans Obsküre Magazine #9 (en kiosques depuis le 11 mai 2012) et ici même. Voici les extraits de l’interview de Samuel Lockwood (guitare) non parus dans notre n° de mai/juin.

Obsküre Magazine : Le moment où vous préparez les choses, où vous les répétez, anticipe-t-il sur le rôle de la future production ? Avez-vous réalisé des pré-productions avec Lachlan Mitchell et Peter Katis (The National, Interpol) afin de définir quelque chose de ce que serait le résultat, avant d’entrer en studio pour « le son final » ?
Samuel Lockwood :
Sur Prisoner en particulier, nous avons travaillé en étroite collaboration avec Lachlan Mitchell tout au long de la phase de pré-production. C’est quelqu’un qui nous inspire et nous aide à porter nos idées à concrétisation. Peter Katis, dont le rôle a été de mixer, apporte son propre style à la musique, mais il a gardé une relation assez lointaine et n’a pas eu le même niveau d’engagement.

Votre page officielle Facebook s’avère assez dynamique. Vous y allez au-delà de la simple exposition de votre musique ou de son actualité. Il s’y présente vos goûts par exemple, en toutes choses, et il en ressort votre intérêt pour les choses de manière multiple… On n’est pas dans l’habituelle vitrine. Si les fans apprécient votre musique, doivent-ils mieux savoir qui vous êtes ?
C’est une question intéressante, et de temps à autre je trouve que les groupes utilisent ces moyens de communication-là jusqu’à l’overdose, l’exagération tue la portée de leur initiative. Mais je pense que nous avons à faire ce genre de choses ces jours-ci et c’est, de notre part, vraiment intentionnel. Donc, ce que nous essayons de faire est de nous dépeindre comme des gens normaux en lesquels les autres pourront se reconnaître – et c’est la réalité je crois. Nous pourrions peut-être donner encore un peu plus en ligne mais honnêtement nous n’en trouvons pas toujours le temps lorsque nous sommes en tournée.

Votre musique développe sur Prisoner une forte puissance physique et émotionnelle, très directe, et votre spectre musical inclut une dimension spatiale. Un de vos messages sur Facebook parlait de votre admiration face à la découverte de la cathédrale de Cologne… De façon générale vous semblez apprécier les anciennes et imposantes architectures. Or, l’espace, le lieu, peut nourrir une performance. Souhaitez-vous présenter dans les temps à venir votre musique en dehors des lieux habituels que nous connaissons tous : clubs, stades, etc. ?
Je suis totalement en accord avec l’idée de l’importance du lieu – et oui, en effet, nous aimerions commencer à donner des shows en dehors de la « marche normale des lieux » que les groupes connaissent dans toute l’Europe. Il y a beaucoup de cathédrales massives par ici alors qui sait, nous pourrions envisager un Cathedrals Tour ? Ce serait incroyable! Mais sérieusement, en Australie au moins, nous sommes à la recherche d’un ou deux shows en plein air dans de beaux décors naturels. Je pense que cela peut aussi permettre d’offrir une soirée assez spéciale.

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