The House Of Love – Interview bonus Obsküre Magazine #14

17 Mar 13 The House Of Love – Interview bonus Obsküre Magazine #14

En complément de l’entrevue parue dans Obsküre Magazine #14 (mars / avril 2013, en kiosques depuis le 8 mars), www.obskuremag.net publie les propos restés inédits du leader Guy Chadwick. Ce dernier offre un devenir à The House Of Love avec le très beau nouvel album studio, She paints Words in Red, en compagnie d’un line-up correspondant aux trois-quarts de la configuration originelle du groupe. Retour sur un retour pas forcément attendu il y a encore quelques années.

Obsküre Magazine : She paints Words in Red sonne de façon très spontanée et cohésive. L’avez-vous enregistré en conditions live ?
Guy Chadwick :
Non. Nous avons enregistré la section rythmique en premier pour chaque titre, une fois que nous avons ressenti la vibration en studio. Puis c’est une série de prises complémentaires qui s’est faite, pour construire chaque morceau.

Ce nouvel album occasionne la recréation du titre, « Purple Killer Rose », sous le titre « PKR »…
J’ai toujours voulu refaire cette chanson, je n’aimais pas la version originelle. Je ne dis pas qu’elle est mauvaise, mais elle avait été enregistrée rapidement, comme face B. J’ai toujours senti qu’il nous aurait fallu passer plus de temps sur ce titre, il méritait d’être développé sur le plan de la performance de groupe. Je l’ai donc réenregistré de mon côté sous forme de démo, avec une boîte à rythmes, et je l’ai envoyée à Terry. Il ne connaissait pas la version originale. Il a beaucoup aimé ce titre et pour moi, ça a été comme si nous avions travaillé sur un tout nouveau morceau.

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Pourquoi n’as-tu pas tenté de refaire ce morceau plus tôt, si le besoin s’en était fait sentir ?
J’ai essayé plusieurs fois, à diverses périodes, mais ça ne sonnait jamais comme je le voulais. Peut-être aussi que je faisais une fixette et que ça compliquait encore les choses. Cette fois-ci, ça s’inscrivait avec logique dans notre démarche et dans l’ensemble du nouvel album.

Ta voix reste très expressive et typée, tout spécialement sur les titres les plus élancés comme « Money Man ». Ce morceau, d’ailleurs, avait un réel potentiel rock mais il reste dans une dynamique assez légère. On peut supposer que l’écriture implique des phases, alors ce titre a-t-il connu des versions plus lourdes ou êtes-vous toujours restés dans cette approche aérée et pop ?
Il a toujours sonné de cette manière-là. En effet, il aurait pu offrir un titre rock très direct si le groupe avait été armé d’un chant plus charpenté. Mais il est juste sorti comme ça et je n’ai pas cherché à adopter une autre attitude vocale. De manière générale, d’ailleurs, je ne pousse pas trop ma voix, cette optique tient davantage aux chanteurs rock ayant une gamme étendue, ce qui n’est pas mon cas. Personnellement je reste dans quelque chose de médium, je ne déborde pas d’un cadre assez posé. En tournée c’est différent, tu délivres plus car il y a un environnement de puissance plus direct, et tu donnes davantage. D’où les problèmes que j’ai rencontrés certaines années en tournée.

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En même temps, c’est un House Of Love fidèle à ce qu’il a été qui se présente sur She paints Words in Red. Sur « Low black Clouds », par exemple, l’introduction rappelle fortement la couleur d’un « Beatles & the Stones », un épiphénomène qu’on peut assimiler à une réminiscence de style (N.D.L.R. : petite surprise dans la voix de Guy à cette remarque). Le « réflexe », le « gimmick », en as-tu conscience en faisant les choses ?
Non. Évidemment je crois aussi en le devoir de style et en effet, à bien y réfléchir, il est possible que le style du jeu de guitare, dans le picking, évoque « Beatles & the Stones ». Il est bien possible que j’emploie certaines ruses avec récurrence, en effet…

Un seul membre originel manque à l’appel de ce revival : le bassiste Chris Groothuizen. Après l’enregistrement de Days run away, Matt Jury est devenu le bassiste permanent. N’a-t-il jamais été donné de chance à la reformation du line-up complet ?
Non. L’intégration de Matt a fait de lui un musicien permanent, dès qu’il est arrivé… Mais Chris va bien ! Il a simplement changé de vie et je ne le crois plus trop concerné par ce que nous faisons. D’ailleurs, nous ne lui avons pas fait écouter les nouveaux morceaux. Nous ne nous voyons pas très souvent, je lui parle juste de temps à autre au téléphone mais je n’ai pas eu d’échanges avec lui depuis le travail commun que nous avons réalisé pour la réédition triple-CD du premier album. Il est devenu architecte et enseigne. Sa vie a complètement changé.

> SORTIE
– THE HOUSE OF LOVE – She paints Words in Red (Cherry Red) (2013)
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