The Chameleons – Interview bonus Obsküre Magazine #13

12 Jan 13 The Chameleons – Interview bonus Obsküre Magazine #13

En complément de l’entrevue parue dans Obsküre Magazine #13 (janvier / février 2013 – en kiosques à partir du 10 janvier), www.obskuremag.net publie les extraits restés inédits de notre entretien réalisé avec Mark Burgess, leader historique de The Chameleons, avant le concert du 26 novembre à La Dynamo de Toulouse à l’initiative du groupe April Fools. A l’heure d’une renaissance programmée et de l’arrivée d’un prochain album studio, nous revenons avec le chanteur/bassiste sur la genèse de certains de leurs titres majeurs dont « Second Skin » et « Don’t Fall ».
(Photos : Fabrice Serein / Maxime Lachaud / DR)

Obsküre Magazine : Mark, c’est un honneur de te voir à Toulouse pour cette date unique en France pendant votre tournée. Cette opportunité s’est-elle présentée parce que tu connaissais des gens ici?
Mark Burgess : C’est le groupe qui va faire la première partie, April Fools, qui nous ont contactés car cette fois-ci il n’y avait pas de concerts prévus en France. Ils m’ont dit qu’ils souhaitaient nous voir ici après notre retour d’Espagne. C’est vraiment bien de leur part car il nous reste quatre jours avant de partir pour continuer la tournée en Allemagne.

Au niveau du line-up, John Lever, le batteur originel des Chameleons, est revenu. Peux-tu nous en dire plus ?
Cela fait partie d’une évolution, qui a commencé avec Bushart, un groupe de John à Manchester. J’ai fait quelques concerts avec eux. Quand John et moi même avons décidé que nous voulions continuer, nous avons un peu changé le line-up. Je ne faisais que chanter à l’époque, je n’assurais pas la basse, donc nous étions cinq. Neil est arrivé il y a un an. J’avais déjà travaillé avec lui en 1994 avec Sons Of God. Il était intéressé pour faire partie de l’aventure. Puis finalement avant le début de cette tournée, j’ai décidé que je voulais revenir à la basse. Nous avons donc dû dire au revoir à Ray Bowles, malheureusement. John, Neil et moi avions travaillé ensemble en 1994 pour Sons Of God. L’autre guitariste, Chris, vient du groupe originel de John, Bushart.

C’est bien que tu retournes à la basse…
Je prends vraiment du plaisir. J’avais arrêté depuis un moment puis j’ai joué de la basse récemment pour quelqu’un et j’en ai retrouvé le goût. C’était bien de n’être que chanteur, avec les mains libres. Mais je ne pouvais contrôler la dynamique du groupe alors qu’à présent, je le peux. Je préfère vraiment avoir la basse entre les mains.

Quelle était ton approche des choses dans les années quatre-vingt ? Quand on voit de vieilles vidéos ou des passages TV avec des playbacks que tu plantes royalement, on se dit qu’il y avait beaucoup d’amusement, mais était-ce plus complexe?
Nous adorions la scène et être en studio pour enregistrer les chansons. Deux d’entre nous sentaient une pression quant à l’écriture donc la composition était quelque chose que nous apprécions moins. Mais moi j’aimais ça. En revanche, tout le reste, la promotion, ce n’était pas notre truc. Quand nous avons fait notre première émission télé et c’était du playback, nous ne comprenions pas pourquoi nous ne pouvions pas jouer. J’ai passé des années à apprendre à jouer de mon instrument et on me demande à présent de faire semblant. Nous en riions beaucoup mais c’était embarrassant. Ces choses se sont posées sur notre chemin et nous étions un peu blasés là-dessus, mais jamais sur la musique. Nous étions très sérieux quand nous enregistrions les albums, sur ce à quoi ils allaient ressembler et sur nos concerts. Mais nous nous fichions du reste : le look, les coiffures, etc.

Tu as parlé dans de nombreuses interviews de tes problèmes avec les maisons de disques. Penses-tu que vous aviez fait des mauvais choix ?
Je ne pense pas qu’un « mauvais choix » existe. Si tu me demandes si je regrette quoi que ce soit, je te dirais non. Est-ce que j’aurais fait les choses différemment ? Je n’en suis même pas sûr. Peut-être par rapport à 2001, quand nous nous sommes reformés, il y aurait certaines choses que je ne referais pas. Tout d’un coup, certains membres du groupe ont plus été intéressés par le profit et ont laissé de côté leur intégrité. Ce fut étrange pour moi car si nous avions fait cela pour l’argent, pourquoi ne l’avons-nous pas pris quand nous avions vingt-trois ans, quand nous pouvions le faire ? Pourquoi à quarante ans cette intégrité disparaitrait et foutrait tout cela en l’air ? Donc il y a peut-être deux choses que j’ai faites à cette époque que je ne referai pas. À une époque, certaines personnes avaient des idées sur comment nous vendre. Je me souviens de gens importants dans le business musical qui arrivaient avec des concepts pour les Chameleons et nous leur avons ri au nez. Du coup, ils ont pris un groupe qui s’appelait Seventeen et ils les ont transformés en The Alarm. Ils voulaient que l’on devienne comme cela. Ils ne comprenaient pas. Il faut dire que l’on était toujours comparé à des groupes de stade comme Simple Minds ou U2. Nous avions un gros son mais nous sommes plus proche de The Fall que de U2. The Fall signifiaient beaucoup plus pour nous. Ils voulaient ça aussi car c’est là que se trouvaient les grosses sommes d’argent. Mais nous avons fait les bons choix et cela se ressent dans la qualité de notre musique. Puis nous voilà trente ans plus tard. On revient de Catalogne et d’Espagne, où les concerts étaient complets et où il y avait plein de gens d’une vingtaine ou d’une trentaine d’années. Ils devraient aller voir des groupes de leur âge mais ils viennent nous voir.

Vous êtes de Manchester et la musique semble si importante dans cette ville… Cette énergie qui est née dans la période post-punk avec The Fall, Joy Division, Buzzcocks, The Smiths ou le label Factory est-elle encore présente ou a-t-elle disparu ?
Je pense qu’elle est toujours là, mais les gens ne vont plus autant voir les concerts. À la fin des années soixante-dix et au début des années quatre-vingt, je n’avais pas un sou et pourtant je pouvais aller voir trois à quatre concerts par semaine. C’était très peu cher. Aujourd’hui, pour voir un groupe, cela coûte au minimum dix livres, et quand c’est un groupe qui a un nom, cela va monter dans les quinze ou vingt livres. Dans les grandes salles ou les arènes, cela va être du cinquante, soixante, soixante-dix, quatre-vingt livres. Aujourd’hui pour que quelqu’un se déplace pour voir un groupe dont il n’a jamais entendu parler, c’est plus difficile. J’allais dans des salles de concert car j’aimais ces salles et je ne savais même pas quels étaient les groupes qui jouaient. Les boissons n’étaient pas chères, les tickets non plus. C’est comme ça que j’ai vu des groupes excellents. Une fois, je m’étais trompé de jour pour voir un show, et c’était en fait un groupe local… ça m’avait coûté soixante pences pour entrer et c’était les Buzzcocks ! Cela arrivait souvent. La première fois que j’ai vu Ian Curtis et Joy Division du temps de Warsaw, nous sommes rentrés dans la salle et ils étaient là, ils devaient faire la première partie de Penetration ou un groupe du genre. Aujourd’hui, à Manchester, il y a des gars dans la zone nord, qui se nomment The Evil Poor. Je les ai vus deux fois cette année et j’ai été vraiment impressionné. Ce concert-là n’était pas très cher mais la salle était à moitié vide, un samedi ou un vendredi soir. Manchester est devenu une grande ville étudiante, et ce que je ne comprends pas c’est qu’ils ne vont pas voir ces concerts alors que la raison pour laquelle ils sont venus étudier à Manchester c’est l’héritage musical de cette ville. Cela me met en colère. Mais la ville est toujours là, et son héritage aussi.

Es-tu resté ami avec certains des musiciens de là bas?
Pour être honnête, je ne traine pas trop avec des musiciens de là-bas. Juste quelques uns. Je connais très bien Clint des Inspiral Carpets. Je connais Peter Hook, mais je ne vais pas commencer à citer des noms. J’en connais quelques-uns mais je ne traine pas trop avec eux. Ils sont dans des groupes assez connus et je ne vais pas tellement dans les endroits où l’on pourrait se retrouver.

Il y a eu une personnalité qui a eu une place importante quant à l’émergence des Chameleons, c’était John Peel. Penses-tu qu’il a joué un rôle déterminant pour le groupe?
Absolument, c’est certain. Nous écoutions son émission et ses sessions déjà depuis de nombreuses années, car j’étais un grand fan de T. Rex et il en passait souvent. Nous sommes allés le chercher mais sa réaction, nous ne nous y attendions pas. Il était dithyrambique sur nous. Je crois que la session a été diffusée le jeudi soir et le vendredi matin ma vie a complètement changé et elle n’a jamais été la même à nouveau. Il faisait aussi une émission pour les militaires et pour la radio des Forces anglaises pour les troupes qui étaient en Allemagne. Donc la première fois que nous sommes allés en Allemagne, nous ne nous attendions pas à ce que tout le monde nous connaisse car il jouait nos sessions dans son programme. Et il s’est trouvé que les pays européens étaient plus réceptifs à notre musique que notre propre pays.

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Quand votre premier 45 tours est sorti, les gens ont peut-être eu une image faussée de vous, car « In Shreds » aurait pu vous faire passer pour un groupe post-punk intransigeant à la Killing Joke alors que ce que vous alliez faire après était très différent, Script of the Bridge était bien plus mélancolique et presque rêveur. Y a-t-il eu un sentiment de surprise quand le premier album est sorti?
Je pense que les gens ont été surpris. Il a d’abord fallu que l’on se batte pour que sorte « In Shreds ». Quand nous étions en studio, nous voulions vraiment faire des choses nouvelles. Quand nous sommes allés en studio avec Steve Lillywhite, ils avaient entendu nos morceaux mais ils se disaient celui là pourrait être un bon single ou celui là. Je crois que c’était « The Fan and the Bellows » et « Nostalgia », deux titres qui leur semblaient accessibles. Mais nous voulions faire un nouveau morceau. Nous avions juste trouvé un riff de guitare avec Reg en répétition. Ils ont dit OK, vous faites les deux morceaux que l’on a sélectionnés, puis vous ferez celui là comme une face B ou un morceau bonus. Nous avons arrangé ce squelette d’idée, avec le texte et tout, en une après-midi. Ce qui en est sorti était juste épique. Même Steve Lillywhite a été scotché quand il l’a entendu, il a dit : « il faut à tout pris mettre ça sur bande ». À la fin de la journée, nous avons fait un mix rapide en quinze minutes puis nous sommes partis pour Noël. Nous avons réécouté. Les  walkmans Sony qui venaient de sortir à l’époque. Tu te souviens de ces walkmans ?

J’en avais un !
Je venais de signer avec CBS donc j’avais de l’argent à la banque. Je m’en suis donc acheté un, c’était très cher à l’époque. Dave me l’avait emprunté aussi pour écouter le morceau et nous savions que ce devait être le single. Steve Lillywhite n’en était pas très heureux car il fallait le mixer proprement. Mais nous nous en fichions, nous étions des punks. Et nous avons finalement obtenu ce que nous voulions… mais c’est vrai que nous n’avions que cette chanson dans ce genre et les personnes s’attendaient à des titres dans la même veine. Et quand nous sommes arrivés avec « As high as you can go », les gens étaient interloqués. L’approche était tellement différente… Mais nous prenions tellement de drogues ! On mélangeait tout : l’acide, les champignons, la cocaïne, le speed… Donc tout dépendait de ce que nous avions pris, et dans quel état d’esprit on se trouvait.

Les ambiances sont très variées sur Script of the Bridge
C’est un album qui ressemble à un trip. Même si les thèmes en sont très sombres et lourds, il a aussi ce côté éthéré.

Et la couverture est super.
Cet album était presque comme un collage d’émotions.

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Revenons sur le morceau « Second Skin », qui reste un de vos titres les plus célèbres avec « Don’t Fall »… Tu te souviens de ce qui avait inspiré ce morceau?
Je pensais à l’immortalité, à ce que c’était. Pour moi, le cinéma était comme l’immortalité. Car même si les personnages prétendent être ce qu’ils ne sont pas, ils font une performance, le médium attrape néanmoins quelque chose et cela reste. C’est comme Le Portrait de Dorian Gray, ça vieillit mais l’image ne change jamais. Puis j’avais lu un livre qui se nommait Life after Life, une étude scientifique faite par des docteurs sur des personnes qui avaient fait l’expérience de la mort sur des périodes très courtes et ils s’en souvenaient quand ils étaient revenus à la vie. Cela me fascinait car, même si tu prends des gens de cultures très variées, comme l’Inde, l’Afrique, l’Asie ou l’Europe Occidentale, les expériences rapportées sont les mêmes. Puis ces thèmes sont arrivés et cela a donné « Second Skin », enlever une peau pour en mettre une autre. Le sujet en est la mort.

Tout comme « Second Skin », « A Person isn’t safe anywhere these Days » a deux parties très contrastées, des structures assez étonnantes pour des morceaux qui sont aujourd’hui des classiques…
Pour nous, c’était très naturel. Nous ne savions pas comment les morceaux allaient finir, donc nous improvisions. Une fois, nous l’avons fait sur scène. Nous avions un morceau qui n’était qu’à moitié fini mais nous voulions le jouer, même si nous n’avions pas de fin. C’était au Loft à Berlin, la salle était pleine. Il fallait que nous fassions quelque chose et nous avons fait cette improvisation géniale pendant deux minutes. Nous avons demandé à l’ingé son et il l’avait enregistré. Il nous a alors donné la cassette, et cela a donné le titre « One Flesh » que nous allons jouer ce soir. On peut ressentir aussi ce sentiment dans « Second Skin », « A Person isn’t safe anywhere these Days » ou « View from a Hill » aussi.

Rejouer ces morceaux presque trente ans après, quels sentiments cela provoque en toi?
Ce n’est pas si étrange que ça , car je suis tellement à l’intérieur des morceaux… J’aime m’enfoncer profondément dans cette musique. C’est pourquoi le fait de ne plus jouer la basse et de seulement chanter a été une très bonne expérience pour moi car je n’avais qu’à délivrer les paroles. C’est un privilège de jouer cette musique, je suis toujours très excité de le faire. C’est vrai qu’il y a eu une période où je ne voulais plus jouer ces titres mais c’est parce que je n’étais pas avec les bonnes personnes. La grande différence aujourd’hui c’est d’avoir John qui est revenu car personne ne peut vraiment le remplacer, même si j’ai eu de très bons batteurs, Glenn Maryansky de Blacklist est très bon par exemple, je ne veux pas leur manquer de respect mais John était très méticuleux quand il mettait en place les rythmiques des morceaux. Il plaçait chaque cymbale et chaque beat au bon endroit et pourtant ce n’était pas des endroits habituels pour les placer. Quand ce n’est plus là, le sentiment disparait.

On peut sentir une évolution dans les trois albums classiques de la première période des Chameleons car le dernier Strange Times était plus technique et complexe.
C’est vrai que nous n’avions jamais fait quelque chose comme « Caution » ou « Tears » ou « Seriocity » auparavant. Nous étions en plein développement, en évolution et c’est dommage que les choses se soient arrêtées juste après car l’album qui aurait suivi celui ci aurait été notre meilleur album, je pense.

On peut trouver ces titres quelque part?
La plupart de ces idées se retrouvent sur l’album des Reegs, le projet de Dave et Reg et j’ai utilisé des idées vocales quand j’ai rejoint The Sun And The Moon. Mais les seuls titres enregistrés étaient des démos que j’ai sorties sur le maxi Tony Fletcher Walked on Water, c’était fait sur un quatre pistes.

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Et l’introduction de « Don’t Fall », d’où vient ce sample?
Pendant des années, je n’en ai eu aucune idée et récemment quelqu’un a posté un film sur Facebook et cela vient de ce film des années cinquante, apparemment. Les fans savent d’où cela vient parce que personnellement, j’ai déjà oublié.

Vous l’aviez enregistré à la télévision peut-être?
Oui, car nous n’avions pas de sampler. Nous avons mis le micro devant le poste de télé. Et il y avait quelqu’un qui changeait les chaines. Nous enregistrions les dialogues au hasard. Nous avions collecté tous ces fragments de dialogues pour initialement un morceau qui se nommait « Prisoners of the Sun » pour le maxi Up the Down escalator. Le morceau n’était pas encore composé. Nous avons commencé avec la boîte à rythmes puis avec le synthé Casio que je possédais. Les choses ont pris forme. Il y a une guitare sur ce titre mais c’est Tony, notre manager, qui la jouait. Il y avait des morceaux de dialogue. Mais il y en avait un que nous aimions en particulier et c’est avec ce sample que nous avons commencé Script of the Bridge.

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Tu as connu Adrian Borland de The Sound avant son suicide tragique, et on peut voir des similitudes entre les deux groupes…
Nous ne pensions pas cela du tout!

En tout cas, vous auriez pu être des groupes plus importants encore que vous l’avez été, mais votre attitude vis à vis du business ou du look a fait que vous êtes plutôt restés des groupes au statut « culte ».
C’est vrai. Adrian était convaincu que Bono l’avait copié. Je pense qu’ils étaient plus rock’n’roll que nous. Adrian était plus dans Iggy Pop et ce genre de personnes alors que nous avions des influences plus diverses. John aimait Peter Gabriel, Dave appréciait Mike Oldfield et Crosby, Stills & Nash, le groupe préféré de Reg c’était les Who. Moi j’étais plus dans T. Rex et Bowie. Adrian était plus dans les blousons cuir noir. Et je dois avouer que je n’aimais pas The Sound en tant que groupe, il pensait la même chose des Chameleons. On s’est apprécié en dehors de cela. Je préfère son travail solo et il disait la même chose. Nous étions sur le même label mais nous ne nous sommes pas rencontrés dans les années quatre-vingt, nous nous sommes rencontrés à la fin des années quatre-vingt-dix par le biais de Carlo Van Putten de The Convent, qui joue à présent dans Dead Guitars. Il avait monté White Rose Transmission avec Adrian Borland. Ils travaillaient sur le second album de ce projet, 700 Miles of Desert. Adrian est alors venu à un concert et m’a demandé de jouer sur ce disque et de chanter, ce que j’ai fait. Ensuite il m’a demandé de rejoindre le groupe et j’étais ravi, j’attendais avec impatience les répétitions à Brême, puis j’ai eu la nouvelle de son décès. Mais je savais, comme si c’était son destin, les choses qu’il disait, Carlo m’avait dit qu’il avait déjà essayé de se suicider deux fois… Mais il était quand même installé avec sa compagne, qui s’appelle Diane si je me souviens bien, elle avait eu un enfant d’une relation précédente. Ils formaient une famille. Ils étaient très proches, il était très heureux, mais quand ils se sont séparés, il avait arrêté de prendre des médicaments car cela interférait avec son travail. C’était impossible de rester autour de lui. Ce fut comme une spirale.

Que peut-on souhaiter pour le futur des Chameleons?
J’aimerais découvrir de nouveaux pays et j’espère que le prochain album sera très bon, qu’il plaise et que nous puissions jouer là où nous ne sommes jamais allés. j’aimerais aller en Anstralie, j’aimerais retourner au Canada, en Amérique du sud, à Lima, à Mexico City, les Philippines.

Chameleons UK – La Dynamo – Toulouse (lundi 26 novembre 2012)
SETLIST :

Swamp thing
A person isn’t safe anywhere these days
Looking inwardly
Monkeyland
Up the down escalator
Perfume Garden
One flesh
In answer
I’ll remember
Soul in isolation
Singing Rule Britannia
Caution
Second Skin

 

Rappel :
In Shreds
Don’t fall

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