The Beauty Of Gemina – Interview bonus Obsküre Magazine #14

24 Avr 13 The Beauty Of Gemina – Interview bonus Obsküre Magazine #14

Myrrh Sessions est un projet à la mesure de la grâce de Beauty Of Gemina. L’album acoustique des néo-goths suisses met en avant l’essence de chansons raffinées, des influences folk et americana qui transfigurent et offrent des couleurs totalement nouvelles à des titres qu’on va continuer d’adorer, mais pour de nouvelles raisons. En complément à l’article paru dans Obsküre Magazine #14 (mars / avril 2013), voici de quoi prolonger l’expérience en compagnie de Michael Sele.

Comment avez-vous choisi les titres à réinterpréter ? On dirait que vous n’avez pas opté pour la facilité, je pense notamment à « Lonesome Death of a Goth DJ », très electro…
Michael Sele : En général, les titres déjà marqués par un feeling minimaliste ou acoustique n’étaient pas les plus intéressants pour cela, pour moi. Des titres comme celui que tu évoques, ou encore « Suicide Landscape » et « Dark Rain », à l’origine intrinsèquement électroniques et aux beats très appuyés, nous ont mis au défi de les repenser entièrement.

Comment était la collaboration avec Phillip Hirsiger (violon), Rachel M. Wieser (violon) et Andrea Sutter (violoncelle) ?
Je suis ravi d’avoir travaillé avec un trio d’un tel talent pour les enregistrements. Nous avions collaboré à deux reprises, et avec succès, avec Phillip Hersiger dans le passé. Il m’a présenté à Andrea qui joue notamment dans l’Orchestre de l’Opéra de Zurich. En ce qui concerne Rachel, je la connaissais depuis un moment, mais je n’avais pas eu l’occasion de collaborer avec elle jusqu’à maintenant. Elle vient tout juste de finir ses études de musique à Londres, et c’est une chance d’avoir pu la faire participer au moment opportun. Ce sont trois musiciens d’un admirable professionnalisme, et leur manière de jouer sensible ajoute une élégance particulière à l’ensemble de la production.

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J’aimerais en savoir plus sur votre reprise de « Listening Wind » des Talking Heads. Pourquoi ce choix ? Ce titre a-t-il une signification particulière pour le groupe ?
C’est tout simplement l’un de mes morceaux préférés de tous les temps, et j’envisageais d’en faire une reprise avec The Beauty Of Germina depuis un bon moment. Mais la direction à prendre ne m’était jamais apparue. Ce n’est qu’en automne dernier, au fil des répétitions, que j’ai finalement su comment je voulais que la chanson sonne, et je l’ai enregistrée en une seule prise. Un moment merveilleux. Et cette première prise est celle de l’album.

Comment décrirais-tu la différence entre votre processus de travail pour un album classique, et celui des Myrrh Sessions ?
L’approche est très différente. Lorsque nous travaillons sur un album studio composé de nouveaux morceaux, je reste tout seul en studio pendant de longues périodes, alors que pour The Myrrh Sessions, il s’agissait de réinterpréter : l’ensemble du groupe jouait un rôle fondamental, et nous devions vraiment penser le projet comme un ensemble.

Quand as-tu écrit « Last Words » ? A-t-elle été écrite spécialement pour The Myrrh Sessions ? Et qu’exprime cette chanson très dépouillée, en fin d’album ?
Oui, le titre a été écrit spécialement pour l’album : c’était très important pour moi d’intégrer une chanson complètement nouvelle. Mais en ce qui me concerne, il était clair qu’elle serait très minimaliste. C’est une première d’ailleurs, car nous n’avions jamais conçu un morceau juste pour piano et voix. Les paroles pourraient donner l’impression que c’est la fin… mais ce n’est pas le cas. Bien au contraire !

> SORTIE
– THE BEAUTY OF GEMINA – The Myrrh Sessions (NoCut/SPV, 2013)

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