Ralf Scheepers

21 Fév 11 Ralf Scheepers

Notes cent pour cent Heavy, voix puissante en avant, « Scheepers » premier album solo du chanteur de Primal Fear, Ralf Scheepers arrive dans les bacs apportant sa pierre à l’édifice d’un style rarement synonyme de renouveau. Pourtant, sans déroger à la règle  c’est un album transpirant la passion  que le fan de Metal découvrira avec le plus grand  plaisir, un album digne de ce  grand chanteur qui a bien voulu nous en dire un peu plus sur son « œuvre »…


Obskuremag : Pourquoi, après tant d’années passées en tant que chanteur de « groupe » de Heavy Metal, as-tu ressentis le besoin de débuter une aventure en solo ?

Ralf : En fait, je ne débute pas d’aventure en solo, au sens propre du terme, je sors juste un album. J’ai composé pas mal de trucs intéréssants au cours des dernières  années et me suis dit qu’il serait peut être judicieux de les présenter au public. Cela s’est concrétisé sans que cela soit un but recherché au départ… Mat (Sinner) m’a soutenu dans cette idée et je suis très content que le projet est abouti et que l’album soit maintenant dans les bacs !

Les chansons ont été écrites spécifiquement pour cet album solo ou certaines étaient destinées au départ à Primal Fear ?

Certaines ont étaient composées pour l’album mais d’autres auraient en effet tout aussi bien se retrouver sur un album de Primal Fear. On met toujours quelques idées de côté à chaque album quand on se réuni pour composer… Mais on a complété, en effet, avec quelques titres spécialement écrits pour cet album.  Mat Sinner, Magnus Karlsson, Sander Gommans, Alex Beyrodt et Stefan Leibing m’ont tous aidé a composé de nouveaux titres. D’ailleurs beaucoup apparaissent en invités sur l’album: Mat Sinner (basse), Snowy Shaw(batterie), Magnus Karlsson(guitares), Sander Gommans(guitares), Alex Beyrodt(guitares), Tim Ripper Owens(chant sur Remission of Sin (en duo avec moi)), Mike Chlasciak(guitares), Kai Hansen(guitares) et Victor Smolski(guitares)

Cet album est  très varié, rempli de bonne surprises tout en restant très Heavy, une sorte de Primal Fear avec plus d’émotions où l’on ressent ta passion pour le Heavy Metal à travers chaque titre… Es tu avant tout un fan de Heavy Metal avant d’être un chanteur ?

Bien sûr que je suis un fan de Heavy mais au sens large sans idolâtrer un groupe en particulier… surtout après toutes ces années. J’adore chanter – rien de plus. J’aime autant expérimenter de nouvelles choses que de chanter de façon très traditionnelle … C’est toujours constructif !

Quel état d’esprit as tu voulu donner à cet album ?

Aucun en particulier… C’est plus un état d’esprit que tu as à un moment donné quand tu composes ou interprètes une chanson.  Je plonge dans l’histoire et essaie de faire vivre la chanson. C’est très important pour moi de toujours donner le meilleur.

Les membres de Primal Fear sont pratiquement tous présent sur l’album, t’ont il conseillé durant la création ou l’enregistrement de l’album et surtout, as tu tenu compte de leurs remarques  ?

On est une équipe à la base où chacun s’entraide et se soutient. Il n’y a pas eu de remarques particulières de leur part, juste des suggestions. Tout n’est pas tout noir ou tout blanc et la perception de chacun est toujours différente…

L’album a été enregistré et mixé par Achim Koehler et produit par Mat Sinner et le résultat est quasi parfait, comment c’est passé l’enregistrement, dans le travail ou la bonne humeur, peut être les deux ?

Merci, je suis très content qu’il te plaise ! C’est un peu des deux, beaucoup de travail et du plaisir et de l’amusement, telle est notre passion et telle elle doit restée. On est tous dans le bain depuis des années maintenant avec une longue expérience du métier et des enregistrements, faire sonner un album n’est plus un problème.

Des invités de choix apparaissent sur l’album comme Victor Smolski, Alex Beyrodt ou Kai Hansen pour en citer quelques uns, comment se sont ils retrouvés là ?

J’ai croisé un tas de musiciens géniaux au cours de ma carrière, je ne peux qu’en être heureux. Tous ont quelque chose à voir avec mon passé, a commencé par Snowy Shaw que j’ai rencontré quand j’ai chanté il y a vingt ans sur un album de Therion. Kai, bien sûr mon ex partenaire et ami du temps de Gamma Ray. Matt, bien sûr qui joue les parties de basse et a produit l’album avec moi. Des personnes en qui j’ai entière confiance, aussi sur le plan musical d’ailleurs et on peut dire que malgré mon nom sur l’album, c’est un vrai travail d’équipe. Même chose bien sûr en ce qui concerne Magnus Karlsson et Alex Beyrodt.  Mike Chlasciak (Halford) avait joué un solo pour un album de Primal Fear, quelques années en arrière, on est resté en contact et de bons amis. Sander Gommans était venu nous voir lors d’un concert de Primal Fear en Hollande et nous étions restés en contact également.

Mat avait commencé à travailler et échanger des idées avec lui, il m’a suggéré sa présence sur l’album… et nous a pondu deux titres fantastiques !

Primal Fear et Rage ont souvent tourné ensemble, c’est comme cela que j’ai rencontré Victor Smolski. J’ai toujours été fan de son jeu de guitare! On l’appelle le docteur- guitare J. J’ai rencontré Tim Owens il y a quelques années lors d’un festival en Espagne, on avait pas mal discuté du métier et bien sûr de son aventure avec Judas Priest. On a gardé le contact et  nous sommes devenus de bons potes au final. Il était très partant pour chanter quelque chose avec moi… on l’a donc fait. Malheureusement pas ensemble dans le même studio, mais le résultat est quand même là ! On retravaillera forcément ensemble dans le futur.

Le monde du métal Allemand semble vraiment unis, n’est-ce pas ? Toi qui voyage énormément, penses tu que les scènes des autres pays le soient autant?

L’Allemagne produit énormément de groupes. Je ne pense pas qu’il y aie de grosses différences d’un pays à l’autre en terme de fraternité. Il y a tout autant de chics types et d’amis que d’idiots et de trou du cul ici qu’ailleurs sur le globe !

Tu joues de la guitare et des claviers sur certains titre, voulais tu jouer d’un instrument avant de devenir avant de devenir l’un des meilleur chanteur de Heavy Metal ?

Bien, je me considère comme un musicien même sans jouer d’instrument !

J’ai commencé à apprendre la guitare à l’âge de seize ans, je m’en suis donc déjà servi pour composer où me l’a jouer un peu autour d’un feu  de camp ou d’ un barbecue entre amis J.  Malgré tout, je n’ai jamais eu le niveau nécessaire pour en jouer dans un groupe. Je préfère me concentrer pour chanter le plus juste et le plus puissamment possible que de jouer de la guitare… pour cela je ne manque pas de fines lames à mes côtés.

Pourquoi avoir choisi de reprendre un titre de ton premier combo Tyran Pace et un autre de Judas Priest, ceux sont deux titres particuliers pour toi ?

« Saints of Rock » n’est pas une reprise ! J’ai écrit cette chanson et l’ai jouée au milieu des années 80 avec Tyran Pace. J’ai juste voulu la remettre au goût du jour en lui donnant plus d’émotion et un rendu plus moderne. J’ai réinterprété les chœurs tout seul cette fois, à l’époque, dans les années 80, Charlie Huhn (ex Victory) m’aidait à les faire.

J’ai toujours accroché à l’émotion de « Before the Dawn ». Comme je te l’ai dit auparavant, je joue de la guitare, l’idée m’est donc venu de jouer tous les instruments sur cette reprise. La seule chose que je n’ai pas faite, c’est le fantastique solo que l’on peut entendre sur cette version… Du beau travail Victor ! J. J’ai toujours adoré cette chanson !


Quel est la meilleur hymne du heavy metal de tous les temps pour toi ?

Il y a en a plein, pas une seule. Pourquoi pas « Meta lis forever » par exemple ?


Tu chantes ici en duo avec Tim Ripper Owen, qui a chanté avec Judas Priest, un clin d’œil a ton amour du groupe ou juste une histoire d’amitié avec cette autre grande voix ?

Juste l’amitié de Tim et le désir de faire ce type de musique ! C’est formidable de pouvoir joindre les forces parfois !

Préfères tu le Judas Priest du temps de l’ère de Tim ou de celle de Rob Halford ?

La période de Rob, mais ce n’est pas la faute de Tim. C’est un grand chanteur également, c’est juste une histoire d’écriture, j’aime davantage les morceaux de l’époque de Rob.


Que penses tu de l’annonce des tournées d’adieu de monstres comme Scorpions ou Judas Priest ? Penses tu qu’il soit bien d’arrêter quand on sent que c’est le moment… t’imagines tu prendre une telle décision un jour ?

C’est une décision très personnelle, je pense. Je comprends et respecte totalement leur décision, quoi de plus normal après tant d’années  passées autour du monde et de travail non stop ! Ils nous  ont donné de superbes musiques et contribué à rendre le monde meilleur…

Bien sûr, tout le monde est amené à s’arrêter un jour ou l’autre. Ce sera peut être la mort qui m’ôtera de la scène, où simplement la santé qui ne me permettra plus de donner le meilleur de moi même sur scène. On vieillit tous et il faut en tenir compte et le respecter !


Pour finir, avant de terminer l’aventure musicale (le plus tard possible bien sûr
J) Quel rêve aimerais tu réaliser ?

Je suis très bien dans mes baskets, ravi de ce j’ai déjà accompli et de ce qui me reste à faire… C’est un rêve constant de pouvoir faire ce que je fais… et je suis ravi que cela continu.   

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